À l’époque, elle avait versé des larmes d’émotion. Elle lui avait dit oui.Mais ce soir-là, elle n’y était pas allée. Il l’avait attendue en vain avant d’être emmené par sa mère.Nina ne pouvait pas tout abandonner comme ça. Sa mère, gravement malade, l’attendait à l’hôpital.Plus tard, elle lui avait écrit une très longue lettre. Elle ne savait toujours pas s’il l’avait bien reçue.La jeunesse peut être si fragile, si impuissante.« Tu es ailleurs ? »La voix de Briac l’a tirée de ses pensées. Il lui a mis son parapluie dans les mains.« Tiens. »Nina a pris le parapluie, encore un peu hébétée.Briac avait déjà retiré sa veste et la lui avait posée sur les épaules, prenant même soin de remonter le col pour la protéger du froid.Au bord de la route, une Maybach noire était garée, moteur éteint.Derrière la vitre, Alexandre assistait à toute la scène.« C’est son copain ? Plutôt pas mal, le gars », a lâché Abel au volant.« Monsieur Martin, avec ce déluge, je vais aller chercher N
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