Le matin pénétra dans la chambre non pas comme une caresse, mais comme une lame de lumière crue, révélant le chaos de la nuit sur les draps de lin froissés. Alexandra ouvrit les yeux, le corps lourd, chaque muscle criant encore l'intensité des jeux de Claudine. Elle tourna la tête : la place à côté d’elle était vide. Mais surtout, la mallette noire avait disparu. Un frisson, qui n'avait rien à voir avec le froid de la montagne, remonta le long de sa colonne vertébrale. Elle se leva, enveloppée dans un peignoir de laine trop grand, et descendit l'escalier en titubant. En bas, l'odeur du café frais se mêlait à celle, plus âcre, des cendres froides de la cheminée. Claudine était là, debout devant la grande baie vitrée, observant la forêt embrumée. Elle tenait deux choses : une tasse fumante dans la main gauche, et le téléphone d'Alexandra dans la main droite. — « Tu as bien dormi ? » demanda Claudine sans se retourner. Sa voix était calme, trop calme. C’était le ton qu’elle utili
Terakhir Diperbarui : 2026-01-27 Baca selengkapnya