Le temps ne s’arrêta pas d’un coup, il ne bascula pas brutalement vers quelque chose de simple ou de léger, il continua d’avancer avec la même régularité, la même exigence, mais Caroline n’était plus la même face à lui. Les journées avaient trouvé leur rythme, non pas parce que le monde autour d’elle s’était adouci, mais parce qu’elle avait cessé de lutter contre chaque instant. Elle se levait tôt, souvent avant même que la lumière ne traverse complètement les rideaux, s’installait à la table avec ses dossiers ouverts, ses codes annotés, ses feuilles couvertes de réflexions, et travaillait avec une concentration qui ne ressemblait plus à une fuite ni à une obsession, mais à quelque chose de construit, de choisi, de profondément ancré.
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