Louis courut vers les appartements de Bastien, son rire résonnant faiblement dans le couloir tandis qu’il appelait son grand-père.Aurielle le regarda disparaître, sentant une oppression s’installer dans sa poitrine, avant de rebrousser chemin vers ses propres appartements.Le lendemain matin, elle se rendit seule dans le jardin.L'hiver persistait dans l'air, mais le parc était plein de vie : des haies taillées saupoudrées de givre, des allées de pierre scintillant sous la pâle lumière du soleil. Aurielle avançait lentement, respirant le calme, essayant d'apaiser l'agitation que l'absence de Pierre avait laissée derrière elle.« Tu aimes la solitude. »La voix venait de derrière elle.Aurielle se retourna et vit Bastien debout à quelques pas d’elle, les mains jointes derrière le dos, l’air aimable — trop aimable. Son regard, cependant, était perçant, inquisiteur.« Bonjour, oncle Bastien », dit-elle poliment.Il inclina la tête. « Ma petite, comment te débrouilles-tu dans notre pay
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