Chapitre 152 : Le reflet qui ne mentait pas Au moment où la porte se referme derrière Nadia, le son paraît plus lourd qu’il ne devrait l’être, non pas parce qu’il est fort, mais à cause de ce qu’il représente : la fin de sa présence dans la pièce et le début d’un silence qui m’appartient désormais entièrement. Je reste assise quelques secondes de plus, non pas parce que je suis ébranlée comme elle l’aurait voulu, mais parce que je laisse tout ce qu’elle a dit s’installer complètement, non pas dans l’émotion, mais dans la conscience. Parce que j’ai appris qu’ignorer les mots ne fait pas disparaître leur intention, et que les comprendre correctement est la seule manière de décider ce qu’ils signifient réellement. Ma respiration reste stable, contrôlée, régulière, et lorsque je bouge enfin, ce n’est ni brusque ni précipité, mais lent, délibéré, comme si je choisissais chaque mouvement avec soin plutôt que de réagir à ce qui m’entoure. Je pose mes pieds fermement sur le sol et je m
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