Ce ne fut pas un baiser immédiat. Il commença par poser son front contre la courbe de son épaule, et elle sentit son souffle chaud sur sa peau, juste sous l’oreille, à cet endroit où le pouls bat si fort qu’il doit forcément se voir. Il resta ainsi quelques secondes, comme s’il écoutait le sang qui courait dans ses veines, comme s’il mémorisait le rythme de son cœur.Puis ses lèvres se posèrent.Un contact à peine perceptible, d’abord. Une pression infime, juste derrière le lobe de l’oreille, qui fit se hérisser tous les poils sur les bras d’Élise. Puis un deuxième baiser, plus appuyé, qui descendit le long de son cou avec une lenteur calculée, millimètre par millimètre, comme s’il voulait cartographier sa peau, en apprendre chaque relief, chaque nuance.Élise ferma les yeux et laissa sa tête basculer en arrière, offrant plus de surface à ses lèvres. Un geste d’abandon total, de confiance absolue. La bouche de Gabriel remonta vers sa mâchoire, redescendit vers sa clavicule, s’attarda
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