Quand je me réveillai, la première chose dont je pris conscience fut eux — mes trois compagnons enroulés autour de moi, leurs bras superposés dans un enchevêtrement qui semblait dicté par l’instinct plutôt que par la pensée. Le torse de Soren était pressé, chaud, contre mon dos, ses mains posées doucement sur mon ventre, sa respiration lente et régulière, montant et descendant dans un rythme qui m’apaisait sans même qu’il s’en rende compte.Je me blottis plus profondément dans les bras de Vaelin, m’abandonnant à cette sensation de sécurité, et un sourire naquit sur mes lèvres sans le moindre effort. La lumière du matin filtrait déjà à travers les rideaux, douce et dorée, se répandant sur nous et sur le calme de la chambre. Ma poitrine était pleine d’une émotion difficile à décrire.Au moment où je bougeai, le bras de Vaelin se resserra — juste un peu, juste assez — comme s’il voulait retenir l’instant avant qu’il ne s’échappe. Je levai la main et laissai mes doigts suivre la courbe de
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