Après le parc, Jonathan ramena Gabriel chez Violette. Il le déposa devant la porte, lui fit un câlin, et le regarda monter l'escalier en courant. Puis il rentra chez lui, dans son petit appartement de la Croix-Rousse.Il ferma la porte derrière lui, s'adossa au battant, et glissa lentement jusqu'au sol. Et là, assis par terre, dans le silence de son appartement vide, il s'effondra.Toutes les émotions qu'il avait contenues pendant des heures, devant Gabriel, devant Violette, devant le monde entier, jaillirent d'un seul coup. Les larmes qu'il avait retenues au parc se mirent à couler, brûlantes, incontrôlables. Il pleurait comme un enfant, à gros sanglots, le visage enfoui dans ses mains.Gabriel l'avait appelé « Papa ». Pas « monsieur Jonathan ». Pas « le monsieur du platane ». « Papa ». Naturellement. Spontanément. Comme si ce mot avait toujours été le sien.Il avait attendu ce moment pendant trois ans. Il l'avait imaginé des centaines de fois, allongé dans son lit, seul dans sa cham
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