La salle du petit-dĂ©jeuner sentait le cafĂ© et la lumiĂšre froide d'octobre.Je m'assis. Ace Ă©tait dĂ©jĂ lĂ .Tu as dormi , dis-je.Ce n'Ă©tait pas une question. Il avait les yeux trop nets pour quelqu'un qui aurait passĂ© la nuit Ă se retourner.Un peu , dit-il.Moi non. Il leva les yeux de sa tasse. Rien ne bougea sur son visage, mais quelque chose s'ajusta, imperceptiblement, comme une serrure qu'on tourne sans ouvrir la porte. Je sais , dit-il. Comment tu sais ça ? Parce que tu es arrivĂ© avant moi. Je regardai mon cafĂ©. Il avait raison. J'Ă©tais arrivĂ© Ă six heures vingt-deux, ce qui Ă©tait une façon de ne pas rester dans ma chambre Ă fixer le plafond en comptant les minutes. Et alors, dit-il. Ăa compte comme un aveu ? Ăa compte comme une coĂŻncidence , dis-je.Il ne rĂ©pondit pas. Nos genoux se touchĂšrent sous la table. Je ne m'Ă©cartai pas. Lui non plus. La table Ă©tait assez grande pour que ce soit dĂ©libĂ©rĂ© de la part des deux.Tu vas parler du couloir , dis-je.Non. Bien. Pas
Huling Na-update : 2026-09-05 Magbasa pa