ANAÏS Gabriel sonne à dix-neuf heures, précises. Je regarde l’interphone depuis la cuisine. Il porte un pantalon sombre, une chemise sans cravate et le bracelet blanc de l’hôpital . Aucune voiture ne l’attend dans la rue. Il n’a ni fleurs, ni sac, ni homme chargé de vérifier les fenêtres. Je ne réponds pas. Il reste devant la porte de l’immeuble sans rappeler. Au bout de dix minutes, il consulte sa montre, lève les yeux vers mon étage et s’éloigne. Cette obéissance me laisse plus nerveuse qu’une dispute. Je vérifie la rue, le hall, puis l’interphone. Gabriel est vraiment parti. Je passe la soirée à attendre un second appel qui ne vient pas. Mon corps se souvient encore de l’hôpital : sa main sous ma jupe, son sexe dur dans la mienne, le goût de moi sur ses doigts. Putain. La porte fermée me protège et m’irrite à la fois. J’essaie de travailler, mais le même sous-titre reste ouvert vingt minutes. À vingt-deux heures, je me glisse une main sous la culotte. Le plaisir
Last Updated : 2026-07-27 Read more