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MEXICO VILLA DES BORELLI
L’odeur de plats savoureux envahissait toute la villa tandis que les domestiques préparaient le dîner dans la vaste salle à manger. La pièce resplendissait. La table, taillée dans un marbre étincelant, était entourée de chaises au style royal, recouvertes d’un tissu rouge rare, bordé de fils dorés.Ils n’étaient que quatre dans la salle : Damien Borelli, Pamela Borelli, Tilda Borelli et Juliana Borelli. Une seule chaise restait vide.
Ils attendaient en silence lorsque la porte s’ouvrit brusquement et que toutes les têtes se tournèrent.Nathaniel entra, le visage impassible, les mains enfoncées dans les poches de son pantalon, son costume noir impeccable soulignant sa silhouette.
Il était peut-être le seul fils, mais pas le seul enfant.Sans prononcer un mot, il s’assit sur la chaise restée libre. Tilda ricana silencieusement et leva les yeux au ciel.
Comme son nom qui ressemble à un sort, elle agissait comme une véritable sorcière, en parfaite harmonie avec celui-ci.— Bienvenue, mon fils, dit Damien, rompant le silence.
Nathaniel hocha simplement la tête.— Quel manque d’éducation ! lança Pamela, l’épouse de Damien, avec un regard amer. Il était évident qu’elle méprisait Nathaniel.
La raison en était simple : il n’avait jamais été leur fils. Damien l’avait recueilli après l’avoir trouvé errant dans les rues de MEXICO, tel un vagabond.Nathaniel la regarda droit dans les yeux.
— Qu’y a-t-il de malpoli ? répondit sa voix grave et froide.
— Tu es insolent ! Tu arrives en retard après nous avoir fait attendre, tu ne regardes personne et tu ne dis rien pour t’excuser ! s’emporta Pamela.
— Mais je te regarde maintenant dans les yeux, fit Nathaniel.
Pamela en resta bouche bée.— Hé ! Parle mieux à ma mère ! hurla Tilda.
— Personne ne t’a demandé ton avis, nullité, lança Nathaniel.
— Quoi ?! Comment oses-tu ?!! cria Tilda, tandis que Juliana restait silencieuse, comme toujours, douce et craintive.
— Silence ! tonna Damien en frappant la table.
Le mutisme revint aussitôt, même si Pamela et Tilda continuaient de lancer des regards meurtriers à Nathaniel.— Au moins, il est venu. On devrait apprécier ça, tu sais qu’il a un emploi du temps chargé, ajouta Damien.
— Peu importe, répondit Tilda en levant les yeux au ciel. Même si Nathaniel avait quatre ans de plus qu’elle, elle trouvait toujours le moyen de le défier, encouragée par Pamela. Juliana, elle, était traitée comme une paria parce qu’elle refusait de suivre leur exemple et se montrait trop fragile.
— Pourquoi dois-je être ici ? demanda Nathaniel, s’adressant à Damien.
— Pas de raison particulière. Je veux que tu passes simplement un peu de temps avec ta famille, répondit Damien avec un sourire faible.
— Vous n’êtes pas ma…
Nathaniel s’interrompit en croisant le regard agité de Juliana. Il décida de ne rien ajouter.Il détestait peut-être les femmes, mais Juliana était l’exception. Il ressentait pour elle une étrange douceur, une incapacité à la haïr. C’était étrange, mais réel. Elle était la seule envers qui il éprouvait une forme d’affection.
— Mangeons, alors, conclut Damien avec son sourire affaibli.
Ils prirent tous leurs couverts et commencèrent à manger… sauf Nathaniel.— T… tu… pourquoi tu ne manges pas ? demanda la petite voix de Juliana.
Le visage de Tilda se transforma, fulminant envers sa sœur comme si elle était une contagion.— Je n’ai pas envie, répondit Nathaniel avec une pointe de douceur. Juliana hocha la tête.
Damien esquissa un sourire, mais soudain son expression se crispa. Une brûlure traversa sa poitrine. Il n’arrivait plus à respirer.
Une goutte tomba de son nez et ses couverts glissèrent de ses mains dans un bruit sec.Il se mit à haleter et s’effondra.
— Papa ! cria Tilda en se levant si brusquement qu’elle faillit tomber.
Damien se tordait, le sang jaillissant de sa bouche, coulant aussi de son nez et de ses oreilles. Pamela, Tilda et Nathaniel se précipitèrent vers lui.
Juliana, elle, s’enfuit en larmes hors de la salle.Nathaniel l’aperçut et abandonna les autres pour courir après elle.
AVENUE PAULISTA, SÃO PAULO UNE PETITE MAISON
Une jeune femme enjouée s’arrêta devant la porte en tenant un sac plastique. C’était Alexandra Brown, vingt-quatre ans, vivant avec sa grand-mère dans la campagne de São Paulo. Alexandra fredonnait joyeusement en ouvrant la porte… puis se figea.Le petit salon était sens dessus dessous.
Le sac plastique lui échappa des mains, et son contenu se répandit au sol.— Mamie ! Mamie !! Louise !!!
Alexandra se mit à courir partout dans la maison, fouillant chaque recoin. Personne.Alexandra était assise à une place réservée, seule. Nathaniel avait refusé la demande de Damien, mais celui-ci avait insisté pour qu’il amène Alexandra malgré tout.Elle se sentait comme un numéro étrange au milieu de tous ces gens.Soudain, une fille s’approcha avec un sourire.— Salut, lança-t-elle en douceur.— Salut, répondit Alexandra avec un sourire.— Je m’appelle Davina.— Enchantée, Davina. Moi c’est Alexandra, dit-elle, tentant de canaliser sa gestuelle.— Tu es toute seule… tu veux que je te tienne compagnie ? demanda Davina.— Bien sûr, je m’ennuie complètement.— J’adore ta façon de bouger, dit Davina.— Merci, c’est une habitude, répondit Alexandra.Steven arriva près d’elles et haussa les sourcils en voyant Alexandra discuter et sourire avec une autre fille. Il s’approcha.— J’interromps quelque chose ? lança-t-il.— Stevie !— Davina ! dirent Alexandra et Davina en même temps.Alexandra les regarda, surprise.— Vous vous connaissez ?— Oui, évidemment. C’est mon jumeau
MICHAEL PENTHOUSEMichael tenait son téléphone en main, faisant défiler l’écran d’un geste machinal jusqu’à tomber sur quelque chose d’intéressant.#Taniel Wears – 6e anniversaireLieu : Event Center, dans trois joursMichael eut un petit rire.— Parfait timing, murmura-t-il d’une voix glaciale.L’ascenseur sonna et Green entra avec un sourire en coin.— On a une opportunité, annonça-t-elle, et Michael leva les yeux vers elle.— C’est pour l’anniversaire de Taniel Wears ? demanda-t-il, et Green fronça légèrement les sourcils.— Ouais, fit-elle.Michael se leva et s’avança vers elle. Green recula aussitôt, jusqu’à sentir la surface froide de la porte de l’ascenseur dans son dos. Elle retint son souffle.— Ça va être un désastre, souffla-t-il à son oreille.— Ce sera une explosion gigantesque, ma chère Green, alors prépare-toi, ajouta-t-il d’un ton meurtrier.Green en frissonna.LENDEMAIN BORELLI VILLANathaniel entra dans le bureau de Damien et le trouva concentré sur un dossier posé d
— Papa, je veux le parfum chocolat, tira Suniel sur la manche de Ethan en montrant la glace au chocolat.Ils étaient actuellement au parc d'attractions.— D'accord, donnez-moi la saveur chocolat, dit Ethan au vendeur de glaces.— Voilà, monsieur, dit l'homme en tendant le pot de glace à Ethan.— Merci, tenez, paya Ethan avant de repartir avec Suniel dans ses bras.— Je ne savais pas que tu étais aussi folle, dit Jeffrey entre deux éclats de rire.Daniella leva les yeux au ciel et glissa une mèche de cheveux derrière son oreille. Ils étaient également au parc d'attractions.Comme la maison de Jeffrey était à deux pas du parc, ils y étaient allés à pied.— Elle n'a eu que ce qu'elle méritait. De plus, on ne débarque pas de nulle part pour gifler quelqu'un qu'on ne connaît pas, dit Daniella en fronçant les sourcils au souvenir de l'arrogance de Sasha envers elle.— Oui, elle le méritait, d'ailleurs, dit Jeffrey.— Elle est en quelque sorte apparentée à toi ? demanda Daniella.Elle commen
— D'accord, une fois, c'est promis, acquiesça Ethan, et Suniel sourit de bonheur.— Merci papa, dit-elle en le serrant à nouveau dans ses bras.— N'oublie jamais que papa t'aime, d'accord ? Ethan enlaça son petit corps.— Suniel t'aime aussi, dit Suniel en se dégageant de l'étreinte. Elle fit la moue et Ethan comprit.Il approcha son visage du sien, l'embrassa sur les lèvres, puis sur les deux joues.— Allons-y papa, dit Suniel en descendant de ses genoux. Elle était si heureuse de sortir avec son père.— Une minute, fit Ethan en faisant un clin d'œil, puis il rangea les dossiers sur lesquels il travaillait. Voilà, souffla-t-il en prenant la main de Suniel tandis qu'ils quittaient la pièce.DEMEURE JEFFREYLa voiture de Jeffrey entra dans la propriété et il la gara dans le vaste garage spacieux.Il sortit de la voiture, tenant deux sacs de courses. Il était allé acheter des robes et des chaussures pour Daniella.Sasha, qui se trouvait dans sa chambre et l'avait vu arriver, se frotta l
RESTAURANT CELLULOSE— Nora ! Nora ! Leslie tapota l'épaule de Nora, qui sursauta.— Qu'est-ce qu'il y a ? demanda-t-elle en s'asseyant à côté de Nora.Depuis qu'elle était arrivée au travail, elle était d'une humeur maussade et restait dans son coin, ce qui ne lui ressemblait pas du tout.Son esprit était rempli de Daniella. Où était-elle maintenant ? Comment allait-elle ? Quelque chose de grave lui était-il arrivé ?— Nora...— Hmm... Nora huma et finit par regarder Leslie.— Qu'est-ce qui ne va pas chez toi ? Pourquoi es-tu soudainement devenue si maussade ? demanda Leslie avec inquiétude.Nora soupira et se frotta le front.— Euh, ce n'est rien... Je... je...— Arrête, ne me dis pas que ce n'est rien. Tu es dans la lune toute la journée, comment peux-tu prétendre que ce n'est rien ? coupa Leslie.— C'est juste que... ma sœur a disparu, soupira Nora.— Tu veux dire Daniella ? demanda Leslie en fronçant les sourcils.Bien que Leslie n'ait jamais vu Daniella, Nora lui avait beaucoup
DEUX JOURS PLUS TARD EVENT CENTERL’événement attirait une succession de voitures luxueuses. L’air embaumait l’argent et les parfums onéreux, ponctué par des rires qui sonnaient comme une musique mondaine.À l’entrée, une hôtesse accueillait les invités avec chaleur : PDG, magnats et autres figures influentes de MEXICO.Alexandra était assise à une place réservée, seule. Nathaniel avait refusé la demande de Damien, mais celui-ci avait insisté pour qu’il amène Alexandra malgré tout.Elle se sentait comme un numéro étrange au milieu de tous ces gens.Soudain, une fille s’approcha avec un sourire.— Salut, lança-t-elle en douceur.— Salut, répondit Alexandra avec un sourire.— Je m’appelle Davina.— Enchantée, Davina. Moi c’est Alexandra, dit-elle, tentant de canaliser sa gestuelle.— Tu es toute seule… tu veux que je te tienne compagnie ? demanda Davina.— Bien sûr, je m’ennuie complètement.— J’adore ta façon de bouger, dit Davina.— Merci, c’est une habitude, répondit Alexandra.Steve







