Adieu, M. le PDG : Maintenant c'est MOI qui décide !

Adieu, M. le PDG : Maintenant c'est MOI qui décide !

By:  Jeanne DuclosUpdated just now
Language: French
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Quatre ans après leur mariage, une femme éclatante a fait son retour. Ce n'était qu'à ce moment-là que Joëlle Azaïs a pu discerner clairement le vrai visage de son mari, jusqu'alors dissimulé derrière un masque froid. L'amour de Franck Gaume ne lui avait jamais appartenu : Il était avare avec elle, mais capable de débloquer trois millions pour les recherches d'une autre femme. Il l'avait forcée à démissionner pour être femme au foyer, mais n'hésitait pas à soutenir cette autre dans la poursuite de ses rêves professionnels. Ce qu'il ignorait, c'était que Joëlle n'était pas une employée ordinaire... Durant ces quatre années où elle avait dirigé un projet de recherche confidentiel d'importance nationale, ses compétences exceptionnelles étaient telles que même son premier amour, qu'il n'avait jamais cessé de chérir, n'avait été que son assistante. Il ignorait aussi que le jour où il avait signé à la hâte ce document, il scellait la fin de leur union. Un mois plus tard, au moment où la consécration scientifique de Joëlle était rendue publique, le jugement de leur divorce a atterri entre les mains de Franck. L'homme, d'ordinaire si maître de ses émotions, a déchiré les papiers, les yeux rougis par la rage et l'incrédulité : « Qui voudra d'elle, une femme divorcée, à part moi ? Je refuse ce divorce ! » Lors de leurs retrouvailles, Joëlle s'avançait au bras de Kévin Marchal, l'héritier de la famille la plus puissante du pays. Son regard vers Franck n'a plus trahi la moindre émotion. Kévin a lancé alors sans aucune pitié : « M. Gaume, surveillez votre attitude. Elle sera désormais MON épouse. »

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Chapter 1

Chapitre 1

« Lorraine est de retour, qu'est-ce que tu vas faire pour Joëlle ? »

La porte de l'appartement était entrebâillée, laissant filtrer la conversation entre Franck et son meilleur ami.

Joëlle s'est immobilisée, fronçant les sourcils.

Lorraine ? La nouvelle assistante dans son groupe de projet s'appelait aussi Lorraine.

Franck n'a pas répondu.

« Toutes ces années, tu ne l'as jamais oubliée. Tu te serres la ceinture, mais chaque mois, tu lui verses trois millions d'euros en douce pour ses recherches. Maintenant qu'elle revient auréolée de ses succès, en tant qu'assistante spécialement recrutée pour ce projet confidentiel d'État, il te suffit de la faire parler des appels d'offres, et ta place de PDG de GaumeTech sera définitivement assurée. Personne ne pourra plus la menacer. »

Joëlle a relevé brusquement la tête, croyant avoir mal entendu.

Trois millions d'euros ?

Franck était avare envers elle. Comment aurait-il pu donner trois millions à une autre femme ? Et chaque mois ?

Mais le ton naturel de son ami, et surtout l'absence de démenti de Franck, valaient tous les aveux.

L'espace d'un instant, elle a senti sa respiration lui manquer.

Franck s'est levé et a jeté un coup d'œil à sa montre : « Je ne veux pas la mettre dans l'embarras. Bon, il faut que j'aille la chercher. Laisse ces détritus, Joëlle s'en occupera en rentrant. »

« Il faut dire que Joëlle est une perle rare. Non seulement elle tient ta maison impeccablement, mais en plus, elle prend soin de tes parents et de ta sœur comme personne. Franchement, elle n'a jamais éveillé le moindre sentiment chez toi ? »

Joëlle a tendu l'oreille, retenant son souffle, mais n'a recueilli que cette réponse glaciale : « Je n'ai jamais aimé les femmes au foyer. Ce que j'aime, c'est une femme qui brille, qui a sa propre vie. Comme Lorraine. »

Ces mots l'ont transpercée comme un poignard. Les larmes lui sont montées aux yeux, un tremblement l'a saisie tout entière.

« Alors pourquoi t'es-tu marié avec Joëlle, à l'époque ? »

« Lorraine est partie. Moi, je suis resté. »

« Donc tu l'as fait pour la rendre jalouse ? »

Franck n'a pas répondu, mais ce silence valait une confirmation.

« Tu comptes divorcer ? »

Nouveau silence de Franck, puis, après un long moment : « Tu as raison, Joëlle prend très soin de moi. Ces deux dernières années, mes maux d'estomac ont disparu. Elle entretient aussi des relations harmonieuses avec ma mère et ma sœur, ce qui m'évite bien des tracas. »

Si Franck avait gravi les échelons jusqu'à son poste actuel, ce n'était pas par hasard. Travail acharné au point d'en oublier de manger, réceptions incessantes : tout cela avait fait sa fortune, mais avait aussi laissé des séquelles à son estomac.

Pour apaiser ces douleurs, Joëlle lui préparait des repas légers et adaptés à son estomac, et malgré son propre emploi du temps chargé, elle les lui apportait elle-même en bas de son bureau lorsqu'il faisait des heures supplémentaires.

Depuis quatre ans, ces attentions étaient devenues son quotidien.

Aujourd'hui, après des années de développement dans le plus grand secret, le projet de puce du Noyau-Indigène était enfin couronné de succès, signe que l'institut de recherche allait bientôt lancer son appel d'offres.

Sa commercialisation serait bénéfique pour le pays et pour le peuple, et Joëlle, en tant que responsable principale du projet, non seulement recevrait une prime substantielle, mais se verrait également décerner une distinction honorifique nationale.

Elle avait hâte de rentrer chez elle pour partager cette merveilleuse nouvelle avec Franck, et avait même déjà imaginé quel cadeau acheter avec sa prime pour qu'il soit digne de sa position de PDG de GaumeTech.

Franck a poursuivi : « Une femme aussi brillante et remarquable que Lorraine ne devrait pas être cantonnée aux futilités du mariage, je n'aurais pas le cœur à lui imposer cela. »

Ces mots étaient cruels. Au bruit des pas qui se rapprochaient, Joëlle s'est glissée dans un renfoncement et a attendu que les voix s'éloignent. Ce n'était qu'alors qu'elle est rentrée chez elle, accueillie par un salon en désordre.

Pour Franck, elle n'était pas une épouse, mais une femme de ménage.

Elle n'avait aucune envie de ranger, elle ne voulait qu'une chose : dormir. Mais une fois allongée, le sommeil refusait de venir. Les scènes du passé défilaient devant ses yeux :

La première fois qu'elle avait rencontré Franck, il était sous la pluie et elle avait justement un parapluie.

La deuxième fois, elle était pressée d'attraper son bus et il passait justement en voiture.

Puis, ils n'avaient cessé de se croiser. Quand son directeur de recherche était décédé, Franck l'avait accompagnée. Quand elle était retournée à l'orphelinat, Franck se tenait à ses côtés. Quand elle avait connu des déboires professionnels, Franck l'avait prise dans ses bras et lui avait demandé de l'épouser. Même lorsqu'elle n'avait finalement trouvé qu'un emploi au salaire modeste, Franck lui avait dit que c'était déjà très bien.

...

Il était deux ou trois heures du matin quand elle s'est enfin endormie. Mais à six heures, le devoir de préparer le petit-déjeuner de son mari l'a réveillée promptement.

Elle a ouvert les yeux, épuisée.

Le côté opposé du lit était froid, et la couverture de la chambre d'amis était parfaitement intacte. Un signe évident : Franck n'était pas rentré de la nuit.

C'était alors que le bruit du digicode s'est fait entendre à la porte. Franck est entré, lui a tendu naturellement son manteau, et s'est penché pour l'embrasser. Soudain, il s'est arrêté et a dit en riant : « La réunion d'anciens amis d'hier soir m'a imprégné de fumée et d'alcool, je ferais mieux de ne pas te prendre dans mes bras. »

Avant, quand Franck rentrait d'un dîner professionnel, il la serrait toujours très fort dans ses bras, disant que cela suffisait à dissiper toute la fatigue de la journée.

Et leur dernière étreinte ? C'était il y a quinze jours. Depuis quelque temps, ils dormaient même dans des chambres séparées.

Joëlle avait cru que c'était parce qu'il était trop fatigué par son travail et avait besoin de repos, mais la réalité était tout autre : le cœur de son mari était déjà allé vers une autre femme.

Elle a baissé les yeux, ses longs cils masquant l'amertume de son regard.

Franck s'est affalé sur le canapé, désignant la table basse en désordre : « Pourquoi n'as-tu pas rangé ? »

Une odeur de renfermé commençait à se répandre dans l'air.

« Je ne me sentais pas très bien hier soir », a-t-elle dit. Pourtant, habituellement si méticuleuse, elle s'est penchée pour commencer à ranger, « je n'aurai pas le temps de te préparer le petit-déjeuner. Tu te débrouilleras avec quelque chose ce matin. »

Franck a enfin perçu que quelque chose clochait.

Durant leurs quatre années de mariage, chaque fois qu'il n'était pas en déplacement, Joëlle lui préparait à manger, prenant soin de son estomac avec une attention constante.

Pourquoi cette exception ce matin ?

« C'est parce que je ne suis pas rentré hier soir que tu es fâchée, mon amour ? »

Cette appellation n'a fait qu'accroître le malaise de Joëlle.

Franck était un homme tendre et savait dire des mots doux. Dès le début de leur relation, il lui avait inventé toute une série de petits noms affectueux, qu'il utilisait inlassablement depuis quatre ans.

« Allons, mon cœur, ne te fâche pas. Je n'ai pas oublié ce que tu m'as dit. Hier soir à la réunion entre amis, je n'ai pas bu une goutte d'alcool », Franck a tendu la main et a caressé doucement la nuque de Joëlle, « je vais prendre une douche. »

Joëlle a acquiescé, sans le regarder.

Franck a froncé les sourcils, n'a pas pu s'empêcher de lui demander, perplexe : « Tu n'es pas contente ? »

« Si. J'ai juste mal dormi. »

Avant d'entrer dans la salle de bain, l'homme a sorti soudainement un foulard de marque de nulle part, comme par magie : « Je suis tombé dessus hier soir, j'ai trouvé qu'il t'irait à ravir, alors je te l'ai pris. »

Joëlle a serré un instant le tissu soyeux dans sa main, perdue dans ses pensées, puis a fini par l'emporter avec elle pour aller travailler.

Le projet du Noyau-Indigène avait été suspendu pendant un certain temps après le décès d'Hendrik, son directeur de recherche. Lorsqu'il avait redémarré, elle en était devenue la responsable principale.

En raison du secret qui l'entourait, l'image qu'elle affichait à l'extérieur était celle d'une simple employée du groupe Marchal. Mais en réalité, un chauffeur mis à sa disposition par l'institut de recherche l'attendait chaque jour à l'entrée du parc technologique à l'est du groupe Marchal.

Joëlle était préoccupée toute la journée. Vers la fin de l'après-midi, François Kübler, professeur à l'institut, n'y a plus tenu et lui a demandé : « C'est à cause de la soirée avec notre nouvelle collègue que tu fais cette tête ? »

« Tu veux parler de Lorraine ? », a demandé Joëlle en levant les yeux.

François, surpris, a dit : « Tu as retenu son nom ? J'aurais cru qu'à part ton mari, personne d'autre ne comptait pour toi. Nous l'avons tous rencontrée, toi seule ne l'as pas encore vue. Si tu continues à traîner, elle va finir par croire que tu es distante. »

Quand Joëlle avait rencontré Franck, elle avait bien deviné qu'il sortait d'une déception amoureuse, mais n'en avait jamais su les détails.

N'ayant pas le cœur de rouvrir ses blessures, elle ne l'avait jamais interrogé. Franck non plus n'en avait jamais parlé, comme si de rien n'était. Elle avait cru qu'il avait vraiment tourné la page, jusqu'à hier, où elle avait compris qu'il l'aimait encore.

Devant le manque de réaction de sa collègue, François a soupiré. Il comprenait parfaitement que Joëlle soit réticente : ce projet était l'œuvre de sa vie et de celle d'Hendrik, elle ne pouvait pas supporter que n'importe qui vienne y mettre son grain de sel.

Il s'est permis néanmoins de lui rappeler : « Cette fois-ci, ne refuse pas, sinon Wilfrid ne sera pas content. »

Wilfrid Chauve était le grand patron de l'institut, et aussi le grand-père de Lorraine.

Lorraine avait des compétences, mais rien d'exceptionnel. Personne dans l'équipe n'avait apprécié son arrivée parachutée. Quatre ans de travail acharné pour ce projet, et à la veille de sa commercialisation, de quel droit débarquait-elle en tant qu'assistante externe pour en réclamer une part ? N'étaient-ils pas en droit de lui refuser l'accès aux technologies clés ?

À travers la vitre sans tain, Joëlle regardait à l'extérieur : Lorraine enlevait sa blouse de travail et enfilait un manteau de cuir marron. Son sac blanc et coûteux était de la même marque que le foulard que Franck lui avait offert ce matin.

Poussée par une impulsion soudaine, Joëlle a sorti le foulard de son sac. Son assistante Lise Dimont est entrée et s'est exclamée, surprise : « Tu as acheté un sac de cette marque avec ta prime ? »

« Euh, non ? », a répondu Joëlle, un peu perplexe. « Quel sac ? »

La jeune fille, incollable sur la mode, lui a dit : « Les foulards de cette marque, ce sont toujours des cadeaux offerts avec un achat. »

« Quoi ? Des cadeaux ? », a répété Joëlle, le cœur serré.
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Lulu EV
Lulu EV
et la suite?
2026-04-04 18:17:25
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