LOGINPOV de Yvette
Je clignai des yeux, reculant instinctivement à pas rapides. La honte s’enroula autour de mes jambes tandis que son sourire s’élargissait. À présent, je n’étais plus seulement en colère à cause de son injustice, mais aussi de la façon dont j’avais réagi à lui sans réfléchir. De la facilité avec laquelle je lui avais donné la satisfaction qu’il voulait et de la manière dont il arrivait à provoquer ce genre de réaction en moi, quand et où il le voulait. « Yvette », prononça-t-il mon nom sans aucune trace d’humour. Mes paumes devinrent moites et je commençai soudain à lutter pour respirer. J’étais agitée. Je détestais la façon dont il me faisait désespérément chercher une issue de secours chaque fois qu’il le voulait. Mon Dieu ! J’en avais marre de toujours fuir et… et… me cacher. Je ne pouvais pas le laisser continuer à gagner, du moins pas après avoir montré quelle personne courageuse et franche je pouvais être. J’expirai profondément et levai les yeux pour rencontrer son regard. « Quoi ? » demandai-je entre mes dents serrées, regrettant déjà ma décision. « Tu vas crier mon nom. » Je ricanai en réponse, gardant encore une attitude nonchalante à l’extérieur. Je serrai mon pouce dans mon dos. Pire encore, tout en moi me suppliait de laisser couler, de m’excuser ou simplement… de faire n’importe quoi d’autre que continuer sur cette voie. « Je t’en défie, Luther », le regardai-je droit dans les yeux malgré mon cœur qui battait la chamade. « Fais-moi. » Ses yeux se plissèrent quand les mots sortirent de ma bouche. « Avec grand plaisir. Morgan. » Trois grandes enjambées. Il ne lui en fallut que trois pour combler la distance entre nous. La seconde d’après, mon dos était contre le mur et il m’embrassait avec ferveur, pressant tout son corps contre moi comme si nous pouvions ne faire plus qu’un. Il nous écarta légèrement du mur, puis nous repoussa contre sans prévenir. Je haletai. Je sentis ses lèvres former un sourire avant que sa langue ne glisse dans ma bouche. Quel arrogant malade ? Je frappai son torse avec agacement, mais chaque coup le rapprochait davantage de moi. Il fit glisser ses doigts le long de ma taille, traçant mes courbes d’une manière hypnotique. Je retins un gémissement, refusant de céder. Mais c’était Knox et c’était embarrassant d’admettre qu’il connaissait mon corps de façons dont je n’avais même pas conscience. Il traça des baisers humides le long de mon cou, sa main gauche au-dessus de ma tête. Je cambrai le dos, désirant soudain la chaleur et la sensation brûlante qu’il me procurait. C’était mal. Je ne devrais pas apprécier ça. Je ne devrais pas faire ça, mais une partie de moi le voulait. Je le voulais. Il revint à ma bouche, saisissant mon cou de sa main droite. Tout mon corps fondit. Pire. Je perdis le contrôle. Je lui rendis son baiser. Reflétant la même vitesse, le même désespoir… Il était en train de me défaire. J’enroulai mes jambes autour de sa taille et juste avant qu’il ne bouge ses mains pour dézipper ma robe, il se pressa fort contre mon intimité. Mon Dieu ! Je pouvais sentir sa bite. Non… j’avais besoin de lui. Tout entier. Dès que ma robe toucha le sol, je tendis la main vers sa cravate et les boutons de sa chemise. Il attrapa mes mains, les plaqua sur le lit d’une main, et de l’autre, il caressa mes seins tout en m’embrassant. Je gémis. Pourquoi fallait-il qu’il soit injuste en tout ? Ses mains descendirent sous mon nombril et mes pensées se turent. Bordel non, je sentais déjà ma chatte palpiter. Ses lèvres quittèrent les miennes. Il libéra mes mains pour dégrafer mon soutien-gorge et très vite, il enfouit sa tête dans mes seins tout en caressant doucement ma région intime. Ses doigts glissèrent délibérément lentement sur mes plis et je savais qu’il me punissait simplement. Je ne pouvais pas encore crier, mais je pouvais cambrer pour lui. Son doigt passa lentement sur ma culotte trempée, de l’entrée de ma chatte jusqu’à mon clitoris une seule fois et ce fut tout. Il ne retira pas ma culotte, ni ne remonta pour m’embrasser. Il recula, me laissant brûler de désir. Je serrai les jambes très fort, essayant de dire à ma pauvre chatte d’oublier tout ce jeu. Je respirais lourdement, attendant de voir ce qu’il faisait. « Quoi ? » Ma voix finit par se briser de frustration. « Je te donne une chance de réfléchir. Tu penses toujours que tu ne crieras pas mon nom ? » Je levai les yeux au ciel en laissant échapper un rire amer. J’étais sûre d’avoir déjà perdu. Je le sentais à la façon dont je tremblais et lui aussi. Nous attendions tous les deux la manifestation, mais… une manifestation signifierait que j’allais le laisser gagner. Encore. Je ne pouvais pas laisser ça arriver. « Essaie toujours », le défiai-je à nouveau. Son sourire arrogant disparut immédiatement et une faim que je n’avais jamais vue dans ses yeux prit le dessus. « Très bien alors. Le test a officiellement commencé et je saurai quel genre de femme tu es quand ta chatte sera dévastée. J’espère quand même que tu es du genre à crier. » « Il n’y a qu’une seule façon de le découvrir », murmurai-je sans détacher mon regard de lui. Il fixa ma chatte comme un prédateur visant sa proie. Je ne savais pas ce que je voulais prouver, mais je retirai lentement ma culotte et écartai grand les jambes. Maintenant, voyons comment le lion contenu dévore son repas. Il laissa échapper un grognement sourd avant de porter la main à sa ceinture. Je tendis la main, repoussant la sienne. Après avoir dézippé son pantalon, je tirai son boxer jusqu’au sol. La peur m’envahit en voyant la taille de sa bite. Il remarqua mon hésitation avant que je puisse me reprendre. Trop tard. Il me poussa sur le lit et rampa sur moi, m’embrassant à nouveau sauf que ce n’était plus du tout comme la première fois. J’oubliai facilement sa taille et les règles du jeu. Je laissai mes doigts maladroits déboutonner sa chemise jusqu’à ce qu’il soit torse nu. Je gémis quand nos corps se touchèrent, tirant son cou plus près de moi pour qu’il ne s’arrête pas de m’embrasser. Je sentis sa bite reposer sur mon clitoris tandis que sa main massait mes seins. Il descendit de mes lèvres à mon cou et à mon décolleté. En le faisant, sa bite suivit, reposant maintenant à l’entrée de ma chatte. « Ugh », je cambrai pour lui, tendis la main vers lui mais il n’entra pas jusqu’à ce qu’il descende jusqu’à mon nombril. Avec son index et son majeur, il traça une ligne depuis mon nombril, puis s’arrêta juste au-dessus de mes plis. Il baissa son corps pour avoir une vue rapprochée avant d’écarter mes lèvres avec ces doigts. Sans prévenir, il abattit sa langue contre ma chatte, léchant tout mon jus. Il fit vibrer sa langue sur mon clitoris à un rythme rapide et je serrai les draps très fort pour m’empêcher de crier. Quand il enfonça ses deux doigts dans ma chatte, je ne pus plus me retenir. Je laissai échapper un long gémissement. « S’il te plaît », suppliai-je désespérément. « S’il te plaît quoi ? » « Plus vite », soufflai-je. « Plus vite, plus vite, ouiii… » Je roulai des yeux et cambrai le dos en même temps. « Uh-huhh… putain ! Ouiiii ! » Je sentis un nœud se resserrer dans mon ventre et je recroquevillai mes orteils en réponse. « S’il te plaaaaît… Ne t’arrête paaas… ughh— » Il s’arrêta. Il remplaça ses doigts par sa bite sans prévenir et poussa son corps sur le mien. Je n’arrivais pas à suivre le rythme auquel il s’enfonçait dans mon trou ni à m’habituer à l’odeur enivrante de ses cheveux. J’en agrippai une pleine poignée fermement tandis qu’il accélérait, entrant et sortant de moi comme un dieu des chattes. Je mordis son épaule tout en enroulant mes jambes très fort autour de sa taille. « Ugh », siffla-t-il, accompagné d’un grognement sourd. Les sons qu’il faisait me firent facilement basculer tandis qu’il allait de plus en plus vite. Je ne pouvais pas faire de bruit sinon c’en serait fini pour moi, alors je plantai mes ongles dans son dos de toutes mes forces et mordis son épaule encore plus fort. Au fur et à mesure, le nœud se resserra encore davantage, et je serrai ma chatte aussi fort que possible jusqu’à ce que ma vue devienne floue et que nous explosions tous les deux. Je haletai lourdement tandis qu’il s’effondrait de tout son poids à côté de moi. Même s’il n’était plus en moi, ma chatte palpitait encore rapidement. Tout mon corps était engourdi. Pourtant, je voulais me moquer de lui pour avoir craqué cette fois. Il était déjà assis et ne s’allongeait plus à côté de moi. En me tournant vers son dos qui me faisait face, ce qui attira mon regard me figea. « Qu’est-ce que j’ai fait ? » Mes yeux s’agrandirent tandis que je fixais son dos, la panique me traversant. L’air devint soudain trop lourd et quand il enregistra enfin ma panique, il porta la main à son dos et sa main se retrouva tachée de son propre sang. « Je-je suis désolée », faillis-je sangloter en sautant du lit pour m’agenouiller devant lui. « Je ne voulais pas te faire mal… Je voulais… Je pensais… » Je soupirai devant le million de mots qui défilaient en même temps dans mon esprit. « Je suis désolée. »POV d’YvetteIl y avait certaines questions qui n’exigeaient pas de réponses, pour un tas de raisons. Parfois parce que l’ignorance valait mieux que d’affronter la vérité. C’est pourquoi, quand il a demandé, j’ai fait semblant de ne pas entendre et l’ai laissé m’embrasser à la place.Il m’a laissée continuer à me frotter contre lui avec une pression intense. Cette pression précise qui naissait du désir d’appeler ça de l’amour. Du désir de lui dire à quel point ça me briserait de ne plus le revoir. De ne plus pouvoir l’embrasser bientôt, ou de passer d’un état froid et détaché à celui de désir et de protection.Je voulais pouvoir lui dire tout ça et bien plus. Que j’avais brisé les termes du marché bien avant d’en arriver là et que, aussi horrible que ça puisse paraître, j’étais désespérément amoureuse de lui.Ses doigts ont tracé la ligne de ma taille puis sont remontés jusqu’à la nuque pour me maintenir en place.« Tu ne penses pas que ça l’est ? » a-t-il demandé après s’être écarté,
POV d’YvetteJ’étais montée dans la voiture sans savoir qu’Evelyn avait persisté même après avoir été renvoyée. Elle s’était habillée d’une façon qui disait clairement qu’elle ne voulait pas se faire repérer, alors quand Mira et le chauffeur sont montés avec le cadre terminé, je ne m’attendais pas à ce que l’une ou l’autre me parle d’elle.« Je suis tombée sur elle en sortant du magasin et… »« Et ? »« Je ne sais pas… elle n’a rien dit. Elle s’est juste enfuie », fit-elle en haussant les épaules.Le chauffeur était l’un des hommes de Knox et, bien sûr, dire que je l’avais croisée signifiait aussi que ce n’était qu’une question de temps avant que Knox le découvre lui aussi.« Tu penses qu’elle est venue me chercher, ou Knox ? »« J’en doute », soupirai-je. « On est loin de la maison, et si elle voulait trouver l’un de nous, elle saurait où nous chercher », expliquai-je en lui prenant le tableau des mains. « Vous avez fait du bon travail, les gars », souris-je en caressant la texture d
POV de Knox « Tu as lu le mail que je t’ai envoyé ? Tu risques d’avoir un nouveau set de partenaires au boulot maintenant », annonça Dave en montant dans la voiture. « Pourquoi tu dis ça ? » « Tu n’as pas suivi, hein ? Un paquet de partenaires sont en train de rompre leur association avec Christopher. » « Et tu penses qu’ils vont venir chez moi ? » Je ricanai, tournant le volant à gauche en quittant le portail principal. « Qu’ils quittent Christopher prouve seulement qu’ils ont un peu de bon sens, et ça, pour moi, c’est un soulagement. Au moins, quelqu’un a enfin réagi comme il fallait face à lui. Mais qu’ils viennent me voir… » « Qu’est-ce qui cloche là-dedans ? Tu penses qu’il pourrait y avoir des espions parmi eux ? » « Je pense juste qu’il vaut mieux nettoyer un espace à fond après avoir sorti les ordures. » « Hmmm… » Il s’enfonça un peu plus dans le siège en cuir à côté de m
POV d’YvetteUne vérité sur ces derniers jours, c’est que chacun d’eux a fait tomber un mur entre nous. Il l’a changé, lui, tout comme ce que je croyais vrai et ce que je ne croyais pas.Je n’arrivais pas à m’habituer à l’intensité de ses regards parce que, exactement comme il l’avait décrit, il observait même le moindre de mes gestes. Pour ne pas rendre la situation insupportablement gênante, j’ai dit que j’avais sommeil et que je continuerais demain.Je me suis réveillée pour découvrir que le tableau de la cascade sur lequel je travaillais avait déjà été terminé par lui.« Je n’ai pas pu résister à y toucher », a-t-il dit en se grattant la nuque.« C’est tellement beau ! » me suis-je exclamée en m’approchant de la toile pour en étudier les détails. « C’est vraiment beau. »« J’aurais dû attendre que tu le finisses puisque c’est toi qui l’avais commencé… »« Mais tu l’as fait », ai-je souligné. « Et il est magnifique. »« Mais tu voulais peindre. Tu l’avais choisi pour le terminer. »
POV de KnoxJe l’observais de près depuis qu’elle était entrée dans ma chambre. Pour être honnête, sa curiosité m’avait énervé jusqu’à ce que je réalise que je n’avais jamais vraiment tout appris sur elle, sauf le fait qu’elle me rappelait ma mère de façons très terribles.J’ai regardé ses doigts se recroqueviller involontairement pendant que je parlais d’Evelyn. Je n’arrivais toujours pas à croire qu’elle éprouvait de la pitié pour ces idiots alors même qu’elle savait ce qu’ils avaient fait.« D’accord, alors », a-t-elle finalement réussi à dire. « Fais juste attention. »J’ai hoché la tête sans détacher mon regard du sien.« Yvette. »« Oui ? »« Tu ressens vraiment de la pitié pour eux ? »Elle a détourné les yeux, clignant plus rapidement qu’avant. C’était toute la réponse dont j’avais besoin pour savoir ce qui traversait son esprit — la même empathie qui avait ruiné ma mère.« Je suis désolée », a-t-elle murmuré.« Parle-moi de toi », ai-je demandé quand l’envie soudaine de savoi
POV d’YvetteJ’ai attendu qu’il fasse nuit avant d’aller voir Knox. J’espérais qu’il se soit un peu détendu de tout ce qui s’était passé aujourd’hui.« Tu avais l’air pressée quand tu as appelé. Je ne pensais pas que tu mettrais aussi longtemps à arriver », a-t-il dit après que j’aie fermé la porte derrière moi.Sa chambre était faiblement éclairée comme toujours et rangée. Elle ne sentait pas l’alcool et son bureau était propre. Cette vue m’a soulagée.Il n’était ni ivre ni en colère.« J’ai pensé que tu avais eu une longue journée et je voulais m’assurer que tu étais dans le bon état d’esprit pour voir quelqu’un. »« Tu veux sortir un peu ? » a-t-il demandé à brûle-pourpoint, en plongeant son regard dans le mien avec de subtiles traces d’excitation.J’ai hoché la tête, pas sûre de comment sonnerait un non.Il m’a saisie par le poignet et a pris le chemin du garage. Pendant qu’il conduisait, j’ai rangé mes pensées et aligné les questions que je voulais poser pour n’en oublier aucune







