LOGINAbattue depuis sa fausse couche, Delhia a décidé de faire un voyage afin de se changer les idées. Cependant, elle était loin de s’imaginer que ce voyage ne se passerait pas comme prévu. Il sera le théâtre d’une issue fatale pour son mariage.
View MoreDelhia :
Je sentais les regards des contrôleurs se poser sur moi, mais je décidais de continuer à avancer. Mon passeport et mon visa étaient en règle et, à présent, je n’attendais plus que le contrôle de ma valise soit fait. C’est à ce moment que deux agents de sécurité s’avancèrent jusqu’à moi, munis de leurs armes et de leurs menottes. — Madame, veuillez nous suivre, dit l’un des agents. — Que se passe-t-il ? demandai-je, complètement interloquée. Devant, derrière moi, j’étais encerclée d’agents. — Veuillez nous suivre sans poser de question, reprit un autre agent d’une voix plus ferme. — Mais... mais..., je balbutiais, mon regard faisant le tour afin d’apercevoir Michael, mon époux... Mais sans pouvoir le trouver. Un agent derrière moi me passa les menottes comme une criminelle et me conduisit jusqu’à une pièce vierge. Lorsque je suis entrée, deux autres agents m’y attendaient, et ma valise était ouverte face à moi. — Nous sommes les agents de la douane. Veuillez nous répondre sans nous faire perdre de temps, m’annoncèrent-ils de leur voix ferme et stricte. — À qui appartient cette valise ? me demanda sa coéquipière. Tous deux me fixaient intensément, au point que j’avais l’impression d’être foudroyée. — C’est... c’est la mienne... Que se passe-t-il ? J’étais troublée par ce chamboulement inattendu. — Passez-nous vos documents. Ils me prirent mes documents. — Qui êtes-vous et où alliez-vous ? — Je suis Delhia Jones, avocate, mariée à Michael Jones, et je me rendais à Sydney pour les vacances. Des minutes plus tard, un autre agent fit son apparition, muni de gants. — Effectivement, le labo confirme qu’il s’agit de drogue, plus précisément de cocaïne dure comme fer. — Madame Delhia Jones, un kilo de cette drogue a été découvert dans votre valise... Je sentis mes jambes perdre de leur force... — Vous êtes en état d’arrestation pour détention de drogue... Je ne sus plus ce qu’il se passa par la suite, car pour moi, tout était devenu sombre. Je me suis réveillée dans une pièce vide, éclairée d’une seule lampe solitaire jaune qui illuminait à peine autour de moi. Elle suffisait juste à éclairer mon visage et mes mains menottées posées sur la table. En face de moi, deux chaises encore vides et une grande vitrine blanche à travers laquelle je ne pouvais absolument rien voir. Des minutes plus tard, c’est à bout que deux inspecteurs rentrèrent dans la pièce. — Madame Delhia Jones. Agent Stacy et, avec moi, mon collègue, l’inspecteur Clovis. Ce que nous attendons de vous, c’est une coopération. — Je... je ne comprends pas ce que je fais ici. Je n’ai jamais pris cette chose de ma vie. — Vous n’avez pas intérêt à nous mentir. Les preuves sont là. Et nous sommes là pour écouter et comprendre comment une brillante avocate de votre rang se retrouve à transporter de la drogue..., signifia l’inspecteur Clovis d’un air suspicieux, peu convaincu de mon innocence. — JE VOUS DIS QUE CETTE DROGUE NE M’APPARTIENT PAS... Allez-y, regardez vos foutues caméras de surveillance... je n’ai rien à faire ici... L’agent Stacy soupira, tira l’une des chaises face à moi et s’assit, les bras croisés. — Écoutez, Mme Jones. Votre situation est délicate et les analyses ont bien révélé qu’il s’agissait de drogue. Et les caméras de surveillance sont sans appel. En aucun moment, votre valise n’a été ouverte ou déplacée par qui que ce soit... Soit vous essayez de vous défiler, soit vous voulez nous faire perdre du temps. Dans tous les cas, vous êtes bien placée pour savoir que le mensonge peut prendre l’ascenseur, mais la vérité, elle, ne sera jamais enfouie pour longtemps. — Dites-nous et la justice verra comment ira votre sentence, conclut l’inspecteur Clovis, qui ne manqua pas, de son regard accusateur, de me rappeler que j’étais après tout dans une mauvaise posture. — Écoutez-moi, je suis disposée à coopérer tout simplement parce que je ne suis coupable de rien... Je répondrai à toutes vos questions sans hésiter et, à la première, je ne sais pas qui a mis cette drogue dans mon sac. — Avec qui étiez-vous à l’aéroport ? Les agents nous ont fait savoir que vous disiez être accompagnée de votre époux ? — Effectivement, mon époux m’accompagnait... Il devait sûrement être dans les parages. — Mais pourquoi n’est-il pas revenu vers vous s’il était bien présent à vos côtés ? Et là, je ne sus quoi répondre. Michael était bien avec moi... — Si... il y était, répondis-je avec une certaine crainte qui ne s’expliquait pas. Les deux inspecteurs se sont regardés un moment, puis ils sont revenus vers moi. Puis, l’inspectrice Stacy reprit la parole. — Les caméras de surveillance sont formelles : votre époux vous a uniquement laissée à l’entrée de l’aéroport et il est parti. — Non !! Puisque je vous dis qu’il était bien avec moi jusqu’au contrôle... puis... il... — Puis quoi ??? — Arrêtez de nous faire perdre du temps, Madame Delhia Jones !! s’exclama l’autre inspecteur présent. — Vous avez droit à un appel... Si votre époux était bien présent, ce n’est pas par un appel qu’il aurait appris ce qui vous est arrivé, signifia l’inspectrice. Je n’étais pourtant pas folle quand je disais qu’il était avec moi. Michael m’a accompagnée et il était bien avec moi juste au moment où il m’a signifié qu’il devait aller passer un coup de fil important. Un coup de fil qui ne s’est jamais terminé parce qu’il n’est pas revenu, du moins, c’est peut-être ce que je pensais. Je fus conduite à la cabine téléphonique ; j’étais la prochaine de cette longue file d’attente de personnes... Lorsque vint mon tour, l’appel sonna, mais je n’eus aucune réponse. J’ai essayé une nouvelle fois, mais toujours rien. — C’est pour aujourd’hui ou pour demain !! ? J’entendis crier derrière moi... J’ai tenté une nouvelle fois et là, j’entendis en fond des rires. — Michael, c’est moi, Delhia. — Delhia ?!! Sa voix semblait si haute qu’on aurait dit qu’il en était presque surpris. — Oui, chéri... Je suis au commissariat... Je... j’ai été arrêtée à l’aéroport. S’il te plaît, fais quelque chose. — Oui... oui, ne t’en fais pas, j’arrive tout de suite !! Et l’appel coupa. Cette fois-ci, je savais que sa présence confirmerait mes dires. Je fus reconduite dans ma cellule, menottée comme une criminelle. Moi, une avocate, je prenais ce jour un tout autre rôle dont je ne comprenais absolument pas les causes... Le temps s’écoulait, mais je n’avais aucun moyen de savoir depuis combien de temps je me trouvais dans ces locaux... Mais tout ce que je savais, c’était que j’avais très faim et que j’avais besoin d’une bonne douche. Un agent de police revint, muni de sa clé, et me ramena dans cette salle d’interrogatoire. J’attendis de nouveau un bon moment avant de voir la porte enfin s’ouvrir. — Michael, j’ai sursauté à l’idée de le voir pour enfin voir ce cauchemar prendre fin une bonne fois pour toutes. — Mais que t’est-il arrivé ?? Comment as-tu pu te retrouver ici ? Moi qui pensais recevoir un appel venant de toi me signifiant que tu étais déjà bien arrivée. Je me suis effondrée dans ses bras, abasourdie. — Eh, calme-toi, tout ira bien... Ceci n’est qu’un malentendu qui va être vite réglé !! me rassura-t-il. Nous nous sommes assis et je lui ai raconté mon arrivée jusqu’ici. Du contrôle, de la drogue retrouvée et de mon interrogatoire... — Michael, toi qui étais avec moi, tu peux bien leur dire que nous étions ensemble. En aucun moment, je n’ai rangé quoique ce soit de compromettant dans mon sac. — Comment ça, nous étions ensemble à l’aéroport ? Ses sourcils se froncèrent subitement. — Si, nous étions bien à l’intérieur ensemble. — Mais non, chérie. Je t’ai laissée à l’entrée et je suis retourné à la voiture pour passer un coup de fil avant de partir, sous ta demande. Tu m’as dit que tu allais pouvoir tout gérer toute seule, alors je n’ai pas réellement insisté parce que je savais que tu avais besoin de te sentir mobile, libre de tes actions depuis le décès de notre fils... — Attends !! Mes mains se posèrent sur ma tête, étirant mes cheveux. — Michael ! Mon regard soudain plus vif se posa sur lui. — Michael, je ne suis pas folle. Tu étais bien avec moi à l’aéroport. Et c’est bien toi qui m’as demandé de t’éclipser un instant. — Non, Delhia !! Il frappa la table d’un coup bien prononcé. Son regard changea ; la douceur et la compassion disparurent. J’avais désormais droit à une vive colère. — Arrête, Delhia !! Depuis déjà six mois que tu as fait une fausse couche... et tu n’as toujours pas arrêté avec tes illusions. Je n’étais pas avec toi dans l’aéroport... Maintenant, où as-tu trouvé cette drogue ? Est-ce à cause de cela que tu es devenue si étrange depuis un certain temps ?!!— La police ?? sursautèrent-ils tous deux, surpris.— Attends, reste ici, j'irai voir de quoi il s'agit... ne bouge pas ! dit-il avant de se ruer vers l'armoire et d'en retirer un jogging qu'il s'attela à vite enfiler.Les coups retentirent de nouveau. Michael s'y précipita et leur ouvrit.Deux agents se présentèrent au seuil de la porte.— M. MICHAEL JONES, vous êtes en état d'arrestation pour parjure, liaisons frauduleuses et...Les agents n'ont pas pu terminer leur propos, car ces derniers furent interrompus par l'arrivée soudaine de...— Delhia ?!! s'exclama Michael lorsqu'il vit le visage découvert après qu'elle eut enlevé ses lunettes de soleil.Il la lorgna de la tête jusqu'aux pieds.— Homicide volontaire... termina-t-elle d'une voix ferme en ajustant au mieux ses longs cheveux crépus sur sa peau d'ébène brillante.Il n'en revenait pas...— Bébé, qu'est-ce qu'il se passe ?! s'exclama Sylvia, qui est finalement sortie.— Tiens donc... ma chère Sylvia, Delhia l'accueillit avec l
Delhia :Je ne sais pas ce qui était le plus dur : les voir ensemble ou entendre leur témoignage conjoint contre moi.Et soudain, me revinrent à l'esprit les propos d'Agathe.« Les témoignages, les preuves peuvent être faussés. »Et ça, j'étais bien placée pour le comprendre à présent.— Calmez-vous !! ordonna le juge, et les policiers me firent m'asseoir, le regard suspendu à ces deux-là, leurs sourires, le regard en coin qui, pour moi, prenait un tournant inattendu.Et les choses se confirmaient.À la question du procureur :— Reconnaissez-vous, oui ou non, l'accusée ici présente ? Et reconnaissez-vous ces messages envoyés ?Un « Oui » froid et sec résonna dans ma poitrine comme un coup de poignard, au point où une larme coula sans prévenir...Cet homme, je ne le connaissais absolument pas...J'ai tourné ma tête vers la direction de ceux qui étaient censés être assis près de moi en guise de soutien, et ils semblaient bien loin d'être préoccupés par mon état.Pire, en entendant la co
— En tant qu'avocate, tu es bien placée pour savoir que des preuves peuvent être fausses, des témoignages achetés et des situations retournées à l'avantage de quelqu'un, surtout s'il en a les moyens ! s'exclama-t-elle en se rapprochant de moi.— Toi et ce foutu système m'avez trouvée inapte à m'occuper de mes enfants, alors que c'est moi qui souffrais dans ma chair, dans mes os, des sévices que mon ex-mari me faisait subir...Et là, mon corps se raidit...— Il me battait quand il le voulait et comme il le voulait... devant les enfants... et aussitôt, il redevenait plus calme et me gâtait de cadeaux à la vue de tous. Et ce sont ces présents qu'il n'a pas hésité à présenter à la cour pour se dédouaner et vous montrer à quel point il a toujours été un mari amoureux et fidèle... et pourtant, je souffrais au plus haut point, camouflant chacune de mes blessures par des fonds de teint, des vêtements longs, des lunettes et mon silence...— REGARDE !! Regarde !! s'exclama-t-elle en me montrant
Delhia :J'ai eu l'impression que mon cœur allait cesser de battre. La sensation de perdre tout ce en quoi tu croyais fermement.Recroquevillée, j'espérais au plus profond de moi que mes sanglots étouffés ne trouvent pas écho auprès d'Agathe et des autres détenues, car il y a une chose que je savais de la prison : ce n'était pas un endroit pour les gens qui paraissaient faibles.Encore plus qu'Agathe porte en elle une rancœur, une rancœur que j'ai gagnée en exerçant mon devoir d'avocate au détriment de ses sentiments à elle.Hélas, mon cœur beaucoup trop fort pour faire comme si de rien n'était... mes sanglots étouffés se transformèrent en un cri court, mais suffisamment audible pour qu'elle puisse m'entendre.— Comme ça, madame, souffre !! lâcha-t-elle en rigolant par la suite.Je ne répondis pas...Il fallait que je me calme... J'ai essuyé mes larmes avant qu'elle n'arrive jusqu'à moi.Chose qu'elle fit. Elle leva ses yeux vers le haut et ce sourire triomphant illuminait son visage.


















Bienvenue dans Goodnovel monde de fiction. Si vous aimez ce roman, ou si vous êtes un idéaliste espérant explorer un monde parfait, et que vous souhaitez également devenir un auteur de roman original en ligne pour augmenter vos revenus, vous pouvez rejoindre notre famille pour lire ou créer différents types de livres, tels que le roman d'amour, la lecture épique, le roman de loup-garou, le roman fantastique, le roman historique et ainsi de suite. Si vous êtes un lecteur, vous pouvez choisir des romans de haute qualité ici. Si vous êtes un auteur, vous pouvez obtenir plus d'inspiration des autres pour créer des œuvres plus brillantes. De plus, vos œuvres sur notre plateforme attireront plus d'attention et gagneront plus d'adimiration des lecteurs.