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Chapitre 7 : UNE RENCONTRE INATTENDUE

Author: Littlesweetie
last update publish date: 2026-08-20 18:02:10

Le réveil sonna à cinq heures trente.

Léna ouvrit difficilement les yeux.

Depuis son arrivée dans cette nouvelle ville, elle s’était promis une chose : reprendre le contrôle de sa vie

Et cela commençait par reprendre le sport.

Une heure plus tard,

Elle poussa les portes d’une salle de sport moderne encore presque vide.

Une musique douce résonnait dans les haut-parleurs.

Quelques personnes couraient sur les tapis.

D’autres soulevaient des poids dans un silence presque religieux.

— Parfait…

Elle aimait cette ambiance.

Après quelques étirements, elle monta sur un tapis de course.

Une trentaine de minutes plus tard, elle descendit, essoufflée.

Elle attrapa sa bouteille d’eau et se dirigea vers le coin des haltères

Le regard fixé sur son téléphone, elle tourna brusquement au coin d’une allée.

Bam.

Elle percuta violemment un torse dur comme de la pierre.

Sa bouteille d’eau s’échappa de ses mains , L’eau se répandit sur le parquet

et la bouteille roula sur le sol.

Le silence retomba.

— Génial…

L’homme devant elle ne recula même pas.

Grand.

Une carrure imposante

Torse nu.

Il baissa lentement les yeux vers la bouteille, puis releva son regard sur elle.

Des yeux gris.

Froids.

Inexpressifs.

Comme de la glace.

Aucune excuse.

Aucune réaction.

Seulement un regard qui semblait dire qu’elle venait de commettre une erreur.

Léna souffla d'agacement.

— Vous pourriez dire “pardon”.

Il la regarda quelques secondes.

Puis répondit d’une voix grave, calme…

Presque dénuée d’émotion.

— C’est vous qui m’avez percuté.

Léna serra la mâchoire.

— Vous étiez planté au milieu du passage

L’homme ne répondit pas immédiatement.

Il la fixa quelques secondes.

Comme s’il évaluait chacun de ses mots

— Et vous regardiez votre téléphone.

— Vous me surveilliez ?

— Pas besoin.

Votre manque d’attention est suffisamment évident.

Elle resta un instant sans voix.

Puis ricana.

— Vous êtes toujours aussi désagréable ou c’est uniquement le matin ?

Aucun sourire.

Aucune irritation.

Il répondit avec le même ton glacial.

— Je n’ai pas l’habitude de perdre mon temps avec des gens de votre espèce.

— Je n’ai jamais su que les caniches aussi pouvaient morde.

Autour d’eux, deux sportifs tournèrent discrètement la tête

L’homme poussa un léger soupir.

— Vous avez toujours autant de répondant ?

— Seulement avec les gens désagréables.

Le silence retomba

Léna s’apprêta à partir

— Hé ! Dit l’homme

Elle s’arrêta.

Sans se retourner.

— Vous avez oublié quelque chose.

Il baissa les yeux.

La bouteille.

— Ramassez là.

Léna haussa un sourcil

— Pardon ?

— Ramassez cette bouteille. Ce n’est pas votre déchèterie ici.

Léna resta bouche bée.

— Non mais…

Vous êtes sérieux ?

L’homme s’en alla

Comme si cette conversation n’avait jamais existé.

Léna le regarda s’éloigner.

Elle ramassa sa bouteille en marmonnant :

— Quel homme détestable…

Quel arrogant…

Il continua d’avancer.

Sans ralentir.

Sans répondre.

Comme s’il ne l’avait même pas entendue.

Quelques minutes plus tard,

elle s’installa sur un appareil de musculation.

Par malchance et Parmi toutes les places disponibles…

L’homme choisit celle juste en face.

Le bruit métallique des poids résonnait dans le silence

Elle leva les yeux au ciel.

— Il n’y avait plus de machines ailleurs ?

Il continua son exercice.

Sans un regard.

Sans une réponse.

— Vous êtes toujours aussi aimable ?

Toujours aucune réponse

— Vous savez, ignorer les gens n’est pas un signe d’intelligence

Elle souffla d’agacement.

— Vous êtes muet ?

Cette fois, il s’arrêta

il reposa calmement et lentement les haltères.

Le silence devint presque oppressant.

Puis il tourna enfin la tête vers elle et planta son regard dans le sien.

— Et parler sans réfléchir n’est pas un signe de maturité.

Vous parlez trop.

Sa voix était basse.

Contrôlée.

Mais chaque mot semblait peser.

Léna sentit son sang bouillir mais croisa calmement les bras.

— Et alors ?

— Les personnes compétentes et matures n’ont pas besoin de parler autant.

Elle éclata d’un rire incrédule.

— Cela ne fait que cinq minutes qu’on s’est rencontré… Vous ne me connaissez même pas !

— Vous non plus, mais vous ne faites que me juger depuis tout à l’heure.

De plus, cinq minutes suffisent parfois.

— Pour juger quelqu’un ?

— Pour constater un manque de discipline.

Son cœur accéléra sous l’effet de la colère.

— Vous vous prenez toujours pour le supérieur des autres ?

Il soutint son regard.

Longtemps.

Sans ciller.

Puis répondit simplement :

— Non.

Je n’en ai pas besoin.

Le silence tomba.

Cette réponse l’avait déstabilisée.

Pour la première fois depuis le début de leur échange…

Elle ne trouva rien à répondre

Il remit calmement sa serviette sur son épaule.

— Bonne journée.

Il s’éloigna.

Toujours aussi droit.

Toujours aussi impassible.

Léna le suivit du regard.

— Je n’ai jamais rencontré quelqu’un d’aussi arrogant

Une heure plus tard…

Léna quitta la salle de sport.

En passant devant l’accueil, la réceptionniste l’interpella.

— Excusez-moi, mademoiselle !

Vous avez oublié votre serviette.

— Merci.

Elle récupéra sa serviette.

Au même moment, l’homme sortait des vestiaires.

La réceptionniste lui adressa un immense sourire.

— Bonne journée, monsieur !

Il répondit d’un simple signe de tête.

Léna souffla discrètement.

— Même son bonjour est froid…

Elle sortit sans un regard.

L’homme la regarda s’éloigner quelques secondes.

Puis il tourna les talons.

Pendant ce temps,

Adrian appela l’assistant de son frère

Adrian : « Mon frère est déjà arrivé ? »

Assistant : « Oui, monsieur. Il est en ville depuis ce matin. »

Adrian : « Il viendra directement demain ? »

Assistant : « Comme toujours. Il préfère régler ses affaires personnelles avant de revenir au siège. Donc il vient vendredi comme prévu »

Adrian : « D’accord »

De retour à la salle.

Quelques minutes plus tard, après s’être en allé

Dans le parking souterrain…

Un SUV noir attendait.

Un homme en costume ouvrit immédiatement la portière arrière.

— Bonjour, monsieur.

Aleksander monta dans le véhicule sans répondre.

La portière se referma dans un bruit sourd.

Le chauffeur démarra aussitôt.

Le silence régna pendant plusieurs minutes.

Puis son assistant, assis à l’avant, consulta sa tablette.

— Monsieur, votre emploi du temps de demain a été confirmé.

L’homme détourna lentement son regard de la vitre.

— Je vous écoute.

— À neuf heures, rendez-vous avec les investisseurs du groupe Lancaster.

— Maintenu.

— À onze heures, signature du contrat avec les représentants asiatiques.

— Très bien.

L’assistant fit défiler son écran.

— Votre frère a demandé si vous souhaitiez avancer votre retour au siège.

Aleksander resta silencieux quelques secondes.

— Réponse ?

— Je lui ai dit que vous serez au siège vendredi matin, comme prévu.

— Très bien.

L’assistant prit quelques notes avant de reprendre.

— L’ensemble des employés a déjà été informé de votre arrivée officielle.

Aleksander acquiesça d’un simple mouvement de tête.

— Parfait.

Le véhicule poursuivit sa route.

À travers la vitre teintée, les immeubles défilaient lentement.

Sans qu’il sache pourquoi…

Puis, Sur la banquette arrière , presque malgré lui, il repensa brièvement à cette jeune femme beaucoup trop bavarde et insolente à son goût

Ses doigts tapotèrent une fois l’accoudoir.

— Elle parle trop…

murmura-t-il d’une voix presque imperceptible.

Personne ne répondit.

Le chauffeur n’osa pas poser de question.

Il continua de conduire dans un silence absolu.

Le silence reprit aussitôt.

Dans l’habitacle…

Il faisait presque aussi froid que dans le regard de son passager.

Quelques minutes plus tard,

le SUV s’engouffra dans le parking privé d’un luxueux hôtel cinq étoiles.

Un employé ouvrit immédiatement la portière.

— Bienvenue, Monsieur Anderson.

Aleksander sortit du véhicule.

Sans un regard pour les personnes qui l’entouraient, il traversa le hall d’un pas calme et assuré.

Demain, il terminerait ses derniers rendez-vous privés.

Et vendredi…

Il ferait enfin son retour officiel au siège d’Anderson Corporation.

Sans imaginer que l’employée qui avait osé lui tenir tête quelques heures plus tôt travaillait justement pour lui.

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