LOGINIl existe des histoires d’amour qui guérissent. Et d’autres qui détruisent. Lorsque j’ai franchi les portes d’Anderson Corporation, je ne cherchais ni le pouvoir, ni la richesse, encore moins l’amour. Je voulais seulement recommencer. Tourner la page. Laisser mon passé derrière moi. Mais certaines portes ne s’ouvrent jamais par hasard. Derrière les murs de cette entreprise se cachaient deux hommes qui partageaient le même sang, les mêmes parents et qui ont été ensemble dans un même ventre… sans partager la même âme. L’un savait séduire avec un sourire. L’autre imposait le silence par un simple regard. L’un faisait croire qu’il était un refuge. L’autre ressemblait à une tempête. Je croyais savoir reconnaître les monstres. Je me trompais. Car les plus dangereux ne portent ni cicatrices, ni armes. Ils portent un costume parfaitement taillé… Et un sourire capable de vous faire oublier que vous êtes en train de tomber. Entre les mensonges, les secrets, les trahisons et les désirs interdits, une seule chose est devenue certaine… Dans cette histoire, aimer avait un prix. Et je n’étais pas certaine de pouvoir le payer. Bienvenue dans Between Two Twins. Là où les apparences sont les plus belles des illusions. Et où le cœur est souvent le premier à perdre la guerre
View MoreLieu : la gare de Blackstone City
Léna est assise devant une immense baie vitrée. Les passagers entrent les uns après les autres.Elle serre un billet de train froissé dans sa main. Son téléphone ne cesse de vibrer “Lucas” Elle ne répond pas mais le téléphone ne cesse de vibrer. Elle fixe le prénom pendant plusieurs secondes avant d’éteindre complètement son téléphone. Puis, Elle murmure : — À partir de maintenant… plus personne ne pourra me faire de mal Quelques heures plus tard Le train ralentit progressivement avant de s’arrêter dans un long grincement métallique. Les portes s’ouvrirent Une vague de voyageurs se précipita sur le quai. Au milieu de cette foule, Léna descendit lentement, une valise dans chaque main et un sac à dos sur l’épaule. Elle leva les yeux vers les immenses immeubles qui dominaient la ville. — Alors… c’est ici, murmura-t-elle. Le vent joua avec quelques mèches de ses cheveux. Cette ville était différente de tout ce qu’elle connaissait. Plus grande. Plus bruyante. Plus vivante. Elle posa ses valises un moment puis alluma son téléphone au même moment, Son téléphone se mit à vibrer dans sa main “Maman” Elle fixa l’écran quelques secondes avant de décrocher. — Allô ? — Ma chérie ! Tu es bien arrivée ? — Oui, je viens juste de descendre du train. Sa mère poussa un soupir de soulagement. — Dieu merci… Je m’inquiétais. Un silence s’installa. — Tu peux encore revenir, tu sais. Léna baissa les yeux vers ses valises. — Non, maman.Cette fois, je dois avancer. — Tu n’es pas obligée de tout affronter seule. Elle ferma les yeux. — Si je reste là-bas… je continuerai à vivre dans mes souvenirs. Sa mère ne répondit pas immédiatement. — Tu penses encore à lui ? Son cœur se serra. — Je ne veux plus parler de lui. — Ma chérie… — Je vais bien. C’était faux. Mais elle avait appris à mentir. — Promets-moi une chose, dit sa mère. — Laquelle ? — Ne laisse plus personne te faire oublier qui tu es. Les yeux de la jeune femme s’humidifièrent. — Je te le promets. Elle raccrocha doucement Après avoir raccroché, elle resta immobile plusieurs secondes. Puis elle souffla profondément. — Nouvelle ville… Elle regarda les immenses gratte-ciel devant elle. Elle murmura : — Nouvelle vie. Mais au fond d’elle, elle savait qu’on ne pouvait pas fuir son passé aussi facilement. Soudainement, il se mit à pleuvoir. Elle ouvre son parapluie puis héla un taxi. Le chauffeur, un homme d’une cinquantaine d’années, descendit pour ranger ses bagages. — Première fois dans la capitale ? — Ça se voit tant que ça ? Il éclata de rire. — Les nouveaux regardent toujours les immeubles avant de regarder la route. Elle sourit timidement. Pendant le trajet, le chauffeur tenta de discuter. — Vous venez pour les études ? — Non. — Le travail ? — Oui Elle hésite — et pour tout recommencer… murmura t-elle Le chauffeur la regarde dans le rétroviseur un long moment. Puis dit — Vous allez voir, cette ville ne dort jamais. Elle esquissa un léger sourire. — Tant mieux… Moi non plus — Alors dans quelle entreprise allez-vous travailler ? Elle baissa les yeux et resta silencieuse un moment L’air devint tendu — Si mes questions vous posent problème vous pouvez… — Anderson Corporation… répond t-elle brusquement Le chauffeur siffla d’admiration. — Rien que ça ? Elle haussa légèrement les épaules. — J’ai eu beaucoup de chance. — Ce n’est pas de la chance. Cette entreprise ne recrute que les meilleurs. Elle détourna le regard vers la fenêtre. Pourtant… Elle n’avait pas l’impression d’être la meilleure. Seulement quelqu’un qui essayait de recoller les morceaux de sa vie. Quelques minutes plus tard, le taxi s'arrête devant une résidence moderne. — Je vous souhaite bonne chance. J’espère que vous pourrez recommencer votre vie comme il se doit car cette ville change les gens. — Merci. Elle descendit. Elle resta figée un moment en regardant l’immeuble. Elle repensa aux mots du chauffeur « Cette ville change les gens » — J’espère qu’elle me changera pour le meilleur… se murmura t-elle Le gardien lui remit un trousseau de clés. — Appartement 1208. Bienvenue — Merci. L’ascenseur monta lentement jusqu’au douzième étage. Quand les portes s’ouvrirent, un long couloir silencieux apparut. Elle trouva enfin son appartement. Sa main trembla légèrement lorsqu’elle inséra la clé dans la serrure. Clic. Elle poussa doucement la porte C’était un petit appartement. Le logement était simple, lumineux et vide. A l’exception de quelques cartons qui lui avaient été livrés et disposés par ci par là. Elle entra lentement. Déposa ses valises Puis s’approcha de la baie vitrée Elle ouvre les volets. La vue est magnifique. Elle donnait sur toute la ville. Des milliers de lumières illuminaient déjà les rues et le son de la pluie rendait ce moment apaisant et agréable. Elle resta silencieuse , ferma les yeux et laissa le vent caresser son visage. Pour la première fois depuis longtemps… Elle respire. Puis un faible sourire apparut sur son visage. — Je vais y arriver. Cette phrase sonnait davantage comme une prière silencieuse que comme une certitude. Elle déballe quelques vêtements. Accroche une photo d’elle avec sa sœur. Elle sortit un autre cadre photo d’un carton. On la voyait souriante entourée de sa famille. Elle posa la photo sur une étagère. Puis retire la photo de son ex de son portefeuille. Elle hésite. La regarde. Puis la déchire. C’est un symbole. Cette vie est terminée. Soudainement, Son téléphone vibra de nouveau. Un prénom apparut sur l’écran. Un message “Tu crois vraiment pouvoir m’oublier en changeant de ville ?” Son sourire disparut aussitôt. Son souffle se coupa. Ses mains se mirent à trembler. Elle fixa l’écran pendant de longues secondes. Puis, sans répondre, elle bloqua le numéro Elle éteignit son téléphone. Le silence revint. Elle s’approcha de la fenêtre. La ville brillait toujours autant. Mais cette fois, elle avait compris une chose. Changer de ville était facile. Échapper à son passé… L’était beaucoup moins. « Je suis venue ici pour avancer et non pour regarder en arrière » pensa t-elle Sur cette pensée, elle alla se coucher.Le samedi matin, Léna ouvrit les rideaux de son appartement en laissant entrer les premiers rayons du soleil.Pour la première fois depuis des semaines, aucun réveil ne l’avait tirée du sommeil.Aucun rapport à terminer.Aucune réunion.Aucun dossier Orion.Elle poussa un profond soupir de satisfaction.Aujourd’hui…Elle comptait simplement profiter de sa journée.Son téléphone vibra.SophiaNe sois pas en retard. Ethan est déjà arrivé et il prétend qu’il va goûter tous les stands du festival.Un sourire étira les lèvres de Léna.J’arrive.Le festival gastronomique attirait déjà une foule impressionnante.Des artistes jouaient dans les rues.Des enfants couraient entre les stands.L’air embaumait le pain chaud, les pâtisseries et les épices.— Enfin !s’exclama Ethan.— Tu sais qu’on t’attend depuis quinze minutes ?— Quinze ?demanda Léna.— Trois, corrigea Sophie.— Merci de rétablir la vérité.Ils éclatèrent de rire.Pendant près de deux heures, ils oublièrent complètement le tr
Le vendredi matin, Léna arriva devant le siège d’Anderson Corporation avec un café fumant entre les mains.Pour la première fois depuis son embauche, elle ne regarda pas l’immense façade de verre avec appréhension.Elle poussa les portes automatiques.— Tu as cinq minutes de retard.Léna leva les yeux.Sophie l’attendait, les bras croisés, un chocolat chaud à la main.— Cinq minutes ?— Quatre minutes et cinquante-huit secondes.— Tu les as comptées ?— Évidemment.Léna éclata de rire.— Tu es impossible.— Et pourtant tu m’adores.— Ça reste à prouver.Les deux jeunes femmes se dirigèrent vers les ascenseurs en plaisantant.À peine les portes s’ouvrirent qu’une voix les interrompit.— Vous comptez monter sans votre collègue préféré ?Ethan arriva en trottinant, une viennoiserie à moitié entamée dans une main.Sophie leva les yeux au ciel.— Tu as encore acheté tout le rayon de la boulangerie ?— Faux.Il en restait.Les trois éclatèrent de rire avant d’entrer dans l’ascenseur.Pendan
Le lendemain matin, Léna repensa malgré elle à la veille.Au regard d’Adrian.À son téléphone qui avait vibré.À cette expression qu’il n’avait pas réussi à cacher.Elle secoua doucement la tête.Tu te fais des films…En entrant dans le hall d’Anderson Corporation, elle l’aperçut justement.Il discutait avec deux responsables du département juridique.Costume impeccable.Sourire maîtrisé.Calme, comme si rien ne s’était passé.Lorsqu’il croisa son regard, il lui adressa un léger signe de tête.— Bonjour, Léna.— Bonjour.Puis il reprit sa conversation.Elle esquissa un petit sourire.Finalement… elle avait sans doute exagéré Quelques minutes plus tard, elle entra dans la salle Atlas.Donovan était déjà installé devant son ordinateur, une tasse de café fumante à la main.À l’autre bout de la table, Clara Morel relisait plusieurs documents avec une concentration impressionnante.Madame Lewis arriva presque aussitôt.Elle posa un dossier épais au centre de la table.— Bien.Nous entrons
Le rire de Sophie résonna dans le hall d’Anderson Corporation.— Tu vas finir par être en retard !Léna accéléra le pas, un café à la main.— C’est de ta faute ! Tu as voulu t’arrêter à cette boulangerie.— Et tu ne regrettes pas ce croissant.Léna leva les yeux au ciel avant d’éclater de rire.Depuis quelques jours…Les matins n’étaient plus aussi lourds.Le siège de l’entreprise ne lui donnait plus cette impression d’entrer dans un champ de bataille.Les regards avaient changé.Les chuchotements s’étaient faits plus rares.Et, sans qu’elle ose vraiment y croire…Elle commençait à avoir sa place.À peine installée, Ethan passa entre les bureaux.— Réunion de l’équipe Orion dans quinze minutes.Mais rassurez-vous…Personne ne va mourir aujourd’hui.Quelques rires s’élevèrent.Même Madame Lewis, qui venait d’entrer, esquissa un sourire presque imperceptible.— Monsieur Harris.Si vous avez terminé votre spectacle…Nous pouvons commencer.Le silence retomba aussitôt.Dans la salle Atlas


















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