LOGINLe lendemain matin, Léna descendit du bus avec le parapluie noir soigneusement refermé dans sa main.
Elle leva les yeux vers l’immense façade d’Anderson Corporation. Un léger sourire se dessina sur son visage. — Aujourd’hui sera une bonne journée… Elle inspira profondément avant de franchir les portes automatiques À peine arriva-t-elle au quinzième étage que plusieurs regards se tournèrent vers elle. Deux employées chuchotaient près de la machine à café. — C’est elle… — La nouvelle ? — Oui. — Tu es sûre ? — Je l’ai vue hier avec le Directeur Général. Léna fit semblant de ne rien entendre. Elle rejoignit rapidement son bureau. Quelques secondes plus tard, Sophie arriva. — Bonjour ! — Bonjour. Sophie remarqua aussitôt le parapluie. — Tu l’as ramené ? Léna acquiesça. — Je vais le rendre dès que j’aurai l’occasion. Sophie lui adressa un sourire malicieux. — Tu pourrais simplement le laisser à son assistant. — Je préfère le remercier en personne. — Tu vois ? Tu commences déjà à penser comme toutes les filles de cette entreprise. Léna leva les yeux au ciel. — Arrête… — Je plaisante. Enfin… pas totalement. Les deux éclatèrent de rire Vers dix heures, toute l’équipe Horizon fut convoquée En entrant dans la salle, Léna remarqua que Victoria était déjà installée. Cette dernière leva brièvement les yeux. — Tu es en retard. Léna fronça les sourcils. — Il est dix heures moins deux. Victoria consulta sa montre. — J’appelle ça être en retard. Léna préféra ne pas répondre. Sophie lui lança discrètement un regard qui semblait dire : “Laisse tomber.” Quelques instants plus tard, Adrian entra. Comme toujours, la salle se leva. — Bonjour. Il salua chacun d’un signe de tête. Puis son regard croisa celui de Léna. — Mademoiselle Carter. Avez-vous corrigé votre rapport ? — Oui, monsieur. Elle sortit le dossier de son sac. — Je voulais justement vous le remettre. Il prit le dossier. Le parcourut rapidement. Puis referma la chemise. — Très bien. Merci. Léna lui tendit ensuite le parapluie. — Et… merci pour hier. Adrian baissa les yeux vers le parapluie. — Vous n’étiez pas obligée de le rapporter si vite. — Une promesse est une promesse. Un sourire discret apparut sur son visage. — J’apprécie les personnes qui tiennent parole. Victoria observa la scène sans dire un mot. Ses doigts se crispèrent autour de son stylo. La réunion dura près de deux heures. À plusieurs reprises, Adrian demanda l’avis de Léna. Au début, elle hésitait. Puis elle répondit avec davantage d’assurance. À la fin de la réunion, Adrian conclut : — Merci à tous. Excellent travail. Les employés commencèrent à quitter la salle. — Mademoiselle Carter. Elle se retourna. — Oui, monsieur ? — Restez quelques instants. Sophie lui adressa un regard intrigué avant de sortir. Lorsque la porte se referma, Adrian s’approcha de la table. — Votre proposition concernant les coûts de production… Elle était intéressante. Léna ouvrit de grands yeux. — Vraiment ? — Elle manque encore de précision. Mais l’idée est bonne. Continuez à développer ce genre d’initiatives. Elle sentit une immense fierté. — Merci. Je ferai de mon mieux. — Je n’en doute pas. Il lui adressa un sourire avant de quitter la salle. En quittant la salle de réunion, Léna poussa un léger soupir de soulagement. — Ça s’est mieux passé que je ne l’imaginais… Sophie la rejoignit dans le couloir. — Tu vois ? Je t’avais dit que tu t’en sortirais. — J’avais tellement peur de dire une bêtise. — Tu as surtout impressionné plusieurs responsables. Léna secoua la tête. — Tu exagères. — Pas du tout. Elles arrivèrent devant les ascenseurs lorsque Victoria les dépassa sans un regard. Quelques secondes plus tard, elle s’arrêta. Elle se retourna lentement. — Léna. Cette dernière leva les yeux. — Oui ? Victoria s’approcha d’un pas assuré. — Un conseil. Léna resta silencieuse. — Dans cette entreprise… Elle ajusta la veste de Léna du bout des doigts. — Ne prends jamais les compliments pour des récompenses. Léna fronça légèrement les sourcils. — Je ne comprends pas. Victoria esquissa un sourire presque imperceptible. — Tu comprendras. Elle s’éloigna sans ajouter un mot. Le silence s’installa. Léna la regarda partir. — Elle est toujours comme ça ? demanda-t-elle. Sophie soupira. — Oui… — Elle ne m’aime vraiment pas. — Ne le prends pas personnellement. Victoria est très exigeante avec tout le monde. Enfin… Elle hésita. — Disons qu’avec toi, elle l’est un peu plus. Léna baissa les yeux. — Pourtant, je ne lui ai rien fait. — Certaines personnes n’ont pas besoin de raison pour ne pas apprécier quelqu’un. Elles reprirent leur chemin. Mais au fond d’elle, Léna sentit un léger malaise. Pour la première fois depuis son arrivée chez Anderson Corporation… Elle avait la désagréable impression que quelqu’un attendait qu’elle fasse le moindre faux pas. En début d’après-midi, Léna rejoignit la cafétéria. Alors qu’elle s’asseyait, deux employées passèrent près de sa table. — C’est elle. — Celle qui travaille avec le DG ? — Oui. — Elle a de la chance… Victoria, qui déjeunait seule un peu plus loin, entendit parfaitement la conversation. Elle planta sa fourchette dans son assiette avec un peu plus de force qu’à l’habitude. En fin de journée, Madame Lewis réunit toute l’équipe. Son visage était plus sérieux que d’ordinaire. — J’ai une annonce importante. Un silence s’installa. — Le Président-Directeur Général rentrera au siège ce vendredi. L’open space sembla se figer. Même Ethan cessa de sourire. Léna regarda autour d’elle. — Pourquoi tout le monde fait cette tête ? Sophie se pencha vers elle. — Parce que le vrai patron revient. — Ce n’est pas déjà Monsieur Anderson ? — Non. Monsieur Adrian Anderson est le Directeur Général. Son frère… C’est lui qui possède réellement l’entreprise. Ethan intervint à voix basse. — Et crois-moi… Il est très différent. — À quel point ? Sophie échangea un regard avec Ethan. Puis elle murmura : — Tu comprendras quand tu le verras. Le silence revint dans l’open space. Pour une raison qu’elle ne s’expliquait pas… Léna sentit un léger frisson parcourir son dos. Comme si l’arrivée de cet homme allait bouleverser bien plus que le quotidien de l’entreprise. Le lendemain matin, Léna descendit du bus avec le parapluie noir soigneusement refermé dans sa main. Elle leva les yeux vers l’immense façade d’Anderson Corporation. Un léger sourire se dessina sur son visage. — Aujourd’hui sera une bonne journée… Elle inspira profondément avant de franchir les portes automatiques À peine arriva-t-elle au quinzième étage que plusieurs regards se tournèrent vers elle. Deux employées chuchotaient près de la machine à café. — C’est elle… — La nouvelle ? — Oui. — Tu es sûre ? — Je l’ai vue hier avec le Directeur Général. Léna fit semblant de ne rien entendre. Elle rejoignit rapidement son bureau. Quelques secondes plus tard, Sophie arriva. — Bonjour ! — Bonjour. Sophie remarqua aussitôt le parapluie. — Tu l’as ramené ? Léna acquiesça. — Je vais le rendre dès que j’aurai l’occasion. Sophie lui adressa un sourire malicieux. — Tu pourrais simplement le laisser à son assistant. — Je préfère le remercier en personne. — Tu vois ? Tu commences déjà à penser comme toutes les filles de cette entreprise. Léna leva les yeux au ciel. — Arrête… — Je plaisante. Enfin… pas totalement. Les deux éclatèrent de rire Vers dix heures, toute l’équipe Horizon fut convoquée En entrant dans la salle, Léna remarqua que Victoria était déjà installée. Cette dernière leva brièvement les yeux. — Tu es en retard. Léna fronça les sourcils. — Il est dix heures moins deux. Victoria consulta sa montre. — J’appelle ça être en retard. Léna préféra ne pas répondre. Sophie lui lança discrètement un regard qui semblait dire : “Laisse tomber.” Quelques instants plus tard, Adrian entra. Comme toujours, la salle se leva. — Bonjour. Il salua chacun d’un signe de tête. Puis son regard croisa celui de Léna. — Mademoiselle Carter. Avez-vous corrigé votre rapport ? — Oui, monsieur. Elle sortit le dossier de son sac. — Je voulais justement vous le remettre. Il prit le dossier. Le parcourut rapidement. Puis referma la chemise. — Très bien. Merci. Léna lui tendit ensuite le parapluie. — Et… merci pour hier. Adrian baissa les yeux vers le parapluie. — Vous n’étiez pas obligée de le rapporter si vite. — Une promesse est une promesse. Un sourire discret apparut sur son visage. — J’apprécie les personnes qui tiennent parole. Victoria observa la scène sans dire un mot. Ses doigts se crispèrent autour de son stylo. La réunion dura près de deux heures. À plusieurs reprises, Adrian demanda l’avis de Léna. Au début, elle hésitait. Puis elle répondit avec davantage d’assurance. À la fin de la réunion, Adrian conclut : — Merci à tous. Excellent travail. Les employés commencèrent à quitter la salle. — Mademoiselle Carter. Elle se retourna. — Oui, monsieur ? — Restez quelques instants. Sophie lui adressa un regard intrigué avant de sortir. Lorsque la porte se referma, Adrian s’approcha de la table. — Votre proposition concernant les coûts de production… Elle était intéressante. Léna ouvrit de grands yeux. — Vraiment ? — Elle manque encore de précision. Mais l’idée est bonne. Continuez à développer ce genre d’initiatives. Elle sentit une immense fierté. — Merci. Je ferai de mon mieux. — Je n’en doute pas. Il lui adressa un sourire avant de quitter la salle. En quittant la salle de réunion, Léna poussa un léger soupir de soulagement. — Ça s’est mieux passé que je ne l’imaginais… Sophie la rejoignit dans le couloir. — Tu vois ? Je t’avais dit que tu t’en sortirais. — J’avais tellement peur de dire une bêtise. — Tu as surtout impressionné plusieurs responsables. Léna secoua la tête. — Tu exagères. — Pas du tout. Elles arrivèrent devant les ascenseurs lorsque Victoria les dépassa sans un regard. Quelques secondes plus tard, elle s’arrêta. Elle se retourna lentement. — Léna. Cette dernière leva les yeux. — Oui ? Victoria s’approcha d’un pas assuré. — Un conseil. Léna resta silencieuse. — Dans cette entreprise… Elle ajusta la veste de Léna du bout des doigts. — Ne prends jamais les compliments pour des récompenses. Léna fronça légèrement les sourcils. — Je ne comprends pas. Victoria esquissa un sourire presque imperceptible. — Tu comprendras. Elle s’éloigna sans ajouter un mot. Le silence s’installa. Léna la regarda partir. — Elle est toujours comme ça ? demanda-t-elle. Sophie soupira. — Oui… — Elle ne m’aime vraiment pas. — Ne le prends pas personnellement. Victoria est très exigeante avec tout le monde. Enfin… Elle hésita. — Disons qu’avec toi, elle l’est un peu plus. Léna baissa les yeux. — Pourtant, je ne lui ai rien fait. — Certaines personnes n’ont pas besoin de raison pour ne pas apprécier quelqu’un. Elles reprirent leur chemin. Mais au fond d’elle, Léna sentit un léger malaise. Pour la première fois depuis son arrivée chez Anderson Corporation… Elle avait la désagréable impression que quelqu’un attendait qu’elle fasse le moindre faux pas. En début d’après-midi, Léna rejoignit la cafétéria. Alors qu’elle s’asseyait, deux employées passèrent près de sa table. — C’est elle. — Celle qui travaille avec le DG ? — Oui. — Elle a de la chance… Victoria, qui déjeunait seule un peu plus loin, entendit parfaitement la conversation. Elle planta sa fourchette dans son assiette avec un peu plus de force qu’à l’habitude. En fin de journée, Madame Lewis réunit toute l’équipe. Son visage était plus sérieux que d’ordinaire. — J’ai une annonce importante. Un silence s’installa. — Le Président-Directeur Général rentrera au siège ce vendredi. L’open space sembla se figer. Même Ethan cessa de sourire. Léna regarda autour d’elle. — Pourquoi tout le monde fait cette tête ? Sophie se pencha vers elle. — Parce que le vrai patron revient. — Ce n’est pas déjà Monsieur Anderson ? — Non. Monsieur Adrian Anderson est le Directeur Général. Son frère… C’est lui qui possède réellement l’entreprise. Ethan intervint à voix basse. — Et crois-moi… Il est très différent. — À quel point ? Sophie échangea un regard avec Ethan. Puis elle murmura : — Tu comprendras quand tu le verras. Le silence revint dans l’open space. Pour une raison qu’elle ne s’expliquait pas… Léna sentit un léger frisson parcourir son dos. Comme si l’arrivée de cet homme allait bouleverser bien plus que le quotidien de l’entreprise.Le samedi matin, Léna ouvrit les rideaux de son appartement en laissant entrer les premiers rayons du soleil.Pour la première fois depuis des semaines, aucun réveil ne l’avait tirée du sommeil.Aucun rapport à terminer.Aucune réunion.Aucun dossier Orion.Elle poussa un profond soupir de satisfaction.Aujourd’hui…Elle comptait simplement profiter de sa journée.Son téléphone vibra.SophiaNe sois pas en retard. Ethan est déjà arrivé et il prétend qu’il va goûter tous les stands du festival.Un sourire étira les lèvres de Léna.J’arrive.Le festival gastronomique attirait déjà une foule impressionnante.Des artistes jouaient dans les rues.Des enfants couraient entre les stands.L’air embaumait le pain chaud, les pâtisseries et les épices.— Enfin !s’exclama Ethan.— Tu sais qu’on t’attend depuis quinze minutes ?— Quinze ?demanda Léna.— Trois, corrigea Sophie.— Merci de rétablir la vérité.Ils éclatèrent de rire.Pendant près de deux heures, ils oublièrent complètement le tr
Le vendredi matin, Léna arriva devant le siège d’Anderson Corporation avec un café fumant entre les mains.Pour la première fois depuis son embauche, elle ne regarda pas l’immense façade de verre avec appréhension.Elle poussa les portes automatiques.— Tu as cinq minutes de retard.Léna leva les yeux.Sophie l’attendait, les bras croisés, un chocolat chaud à la main.— Cinq minutes ?— Quatre minutes et cinquante-huit secondes.— Tu les as comptées ?— Évidemment.Léna éclata de rire.— Tu es impossible.— Et pourtant tu m’adores.— Ça reste à prouver.Les deux jeunes femmes se dirigèrent vers les ascenseurs en plaisantant.À peine les portes s’ouvrirent qu’une voix les interrompit.— Vous comptez monter sans votre collègue préféré ?Ethan arriva en trottinant, une viennoiserie à moitié entamée dans une main.Sophie leva les yeux au ciel.— Tu as encore acheté tout le rayon de la boulangerie ?— Faux.Il en restait.Les trois éclatèrent de rire avant d’entrer dans l’ascenseur.Pendan
Le lendemain matin, Léna repensa malgré elle à la veille.Au regard d’Adrian.À son téléphone qui avait vibré.À cette expression qu’il n’avait pas réussi à cacher.Elle secoua doucement la tête.Tu te fais des films…En entrant dans le hall d’Anderson Corporation, elle l’aperçut justement.Il discutait avec deux responsables du département juridique.Costume impeccable.Sourire maîtrisé.Calme, comme si rien ne s’était passé.Lorsqu’il croisa son regard, il lui adressa un léger signe de tête.— Bonjour, Léna.— Bonjour.Puis il reprit sa conversation.Elle esquissa un petit sourire.Finalement… elle avait sans doute exagéré Quelques minutes plus tard, elle entra dans la salle Atlas.Donovan était déjà installé devant son ordinateur, une tasse de café fumante à la main.À l’autre bout de la table, Clara Morel relisait plusieurs documents avec une concentration impressionnante.Madame Lewis arriva presque aussitôt.Elle posa un dossier épais au centre de la table.— Bien.Nous entrons
Le rire de Sophie résonna dans le hall d’Anderson Corporation.— Tu vas finir par être en retard !Léna accéléra le pas, un café à la main.— C’est de ta faute ! Tu as voulu t’arrêter à cette boulangerie.— Et tu ne regrettes pas ce croissant.Léna leva les yeux au ciel avant d’éclater de rire.Depuis quelques jours…Les matins n’étaient plus aussi lourds.Le siège de l’entreprise ne lui donnait plus cette impression d’entrer dans un champ de bataille.Les regards avaient changé.Les chuchotements s’étaient faits plus rares.Et, sans qu’elle ose vraiment y croire…Elle commençait à avoir sa place.À peine installée, Ethan passa entre les bureaux.— Réunion de l’équipe Orion dans quinze minutes.Mais rassurez-vous…Personne ne va mourir aujourd’hui.Quelques rires s’élevèrent.Même Madame Lewis, qui venait d’entrer, esquissa un sourire presque imperceptible.— Monsieur Harris.Si vous avez terminé votre spectacle…Nous pouvons commencer.Le silence retomba aussitôt.Dans la salle Atlas
Le lundi suivant L’Anderson Corporation semblait plus agitée qu’à l’accoutumée. Des employés en costume traversaient les couloirs à toute vitesse. Des équipes techniques installaient des écrans supplémentaires dans le hall. Même la sécurité avait été renforcée. Léna fronça les sourcils. — Qu’est-ce qui se passe ? Ethan leva les yeux de son ordinateur. — Tu ne regardes jamais les mails de la direction ? — Je les lis… Enfin… presque tous. Il éclata de rire. — Aujourd’hui, le conseil d’administration reçoit des investisseurs étrangers. Le siège est en état d’alerte. — À ce point ? — Si un seul détail tourne mal, certains contrats peuvent tomber à l’eau. Léna observa l’effervescence autour d’elle. Pour la première fois, elle comprenait que derrière les chiffres qu’elle analysait se trouvaient de vraies décisions. À dix heures, Madame Lewis entra dans le département. — Mademoiselle Carter. Vous m’accompagnez. Léna se leva immédiatement. — Moi ? — Vous avez travail
Le vendredi matin.Léna n’avait presque pas dormi.La présentation du Projet Orion tournait encore dans sa tête.Chaque question d’Aleksander.Chaque silence.Chaque regard posé sur les graphiques.Et surtout…Ce simple :« Très bien. »Étrangement…C’était la phrase qui l’avait le plus marquée. À neuf heures.Madame Lewis sortit de son bureau.— Mademoiselle Carter.Mon bureau.Immédiatement.Plusieurs têtes se relevèrent.Léna sentit son estomac se nouer.Elle suivit sa supérieure.Une fois la porte refermée, Madame Lewis lui tendit une chemise cartonnée.— À partir de lundi, vous rejoindrez l’équipe Orion à temps partiel.Léna resta figée.— Pardon ?— Vous avez démontré que vous étiez capable de produire des analyses fiables sous pression.Elle ouvrit la chemise.Son nom figurait en première page.En dessous…Accès temporaire — Niveau confidentiel.— Vous serez amenée à travailler directement avec plusieurs directions du groupe.Votre travail sera soumis à des exigences supérieur







