MasukDu point de vue Ayden : Mike me serre plus fort. Ses doigts s’enfoncent dans mes épaules comme s’il voulait m’ancrer au sol. — Respire, Ayden. Si tu le touches, tu deviens exactement ce qu’on combat depuis le début, souffle-t-il. Je baisse les yeux. Mon oncle est là, à quelques mètres. Immobile. Il me regarde comme s’il attendait que je craque. Comme s’il voulait que je devienne un monstre pour justifier tout ce qu’il a fait. Je suis peut-être un monstre mais jamais je tue une femme . Jamais mon point se lève sur une femme. Mon poing tremble encore. L’envie de frapper est là, brûlante, mais la voix de Mike me retient. — T’es pas lui, Ayden. T’as jamais été lui, dit Mike, plus doucement. Je relâche lentement mes poings. L’air entre dans mes poumons par saccades. L’entrepôt est silencieux. Trop silencieux. Même les hommes autour de nous n’osent plus respirer. Mon oncle plisse les yeux. Déçu, peut-être. Il pensait que j’allais tomber dans son piège. — T’as du cran, gamin, lâc
Du point de vue Ayden : Ayden's pov Je me suis réveillé très tôt. Le ciel était encore gris. Chiara dormait encore. Je l’ai entendue respirer depuis le couloir avant de descendre. 12 jours avant la rentrée. Mais là j’ai pas la tête à ça. Mon téléphone vibre sur la table de la cuisine. Enzo : On l’a trouvé. Ton oncle. Il est à Room. J’ai senti mon sang bouillir. D’un coup. Une seule envie : apparaître là-bas et lui enfiler une. Pour tout ce qu’il a fait. Pour ma tante qui se trouve à l’hôpital à cause de lui . Cette ordure n’a qu’à mieux se tenir. Je prends mes clés sans réfléchir. Mike m’a suivi direct. Il a rien dit. Il connaît ce regard. Enzo l’avait surment aussi envoyer le message donc sa m’a pas étonné de lui voir m’attendre devant la porte . — Tu viens avec moi, c’est ça ? — Ouais. Tu vas faire une connerie sinon, répond Mike en claquant la porte passager. Nous sommes montés dans la voiture. Direction Room. Route silencieuse. Juste le moteur et mes poings
Du point de vue Mira : Quand nous sommes arrivés à la maison, nous étions tous épuisés. Brayan s’est dirigé vers sa chambre, ce qui est rare parce que lui, d’habitude, il ne ferme jamais sa bouche. Ce soir il n’a même pas lancé une de ses blagues pour détendre l’atmosphère. Je me suis dit sûrement il supporte pas l’effet que Chiara soit loin de nous .! Le reste d’entre nous a fait pareil, chacun a pris le chemin de sa chambre. Grande-mère était rentrée avec nous, son sac à la main et son châle bien serré autour des épaules. Sauf mon oncle qui avait insisté pour rentrer avec sa famille chez eux, prétextant qu’ils avaient une longue route et qu’ils préféraient ne pas déranger. Je l’ai vu dans ses yeux : il voulait juste éviter les questions de grande-mère. La maison s’est vidée de son bruit d’un coup. Juste le claquement des portes, puis le silence. Le matin, je me suis réveillée comme d’habitude. Les premiers rayons passaient déjà entre les rideaux. Je suis allé
Du point de vue Ayden : Quand nous sommes arrivés devant la porte, je n’avais qu’une envie : embrasser Chiara. Je n’ai pas trop compris. Mon corps s’est dirigé tout seul vers elle. Je me suis penché, je l’ai embrassée. Ses lèvres sont froides à cause de la nuit, mais elles répondent tout de suite. Mes mains passent autour de sa taille, comme si c’était automatique. Elle sursaute une demi-seconde, puis elle se détend contre moi. Un petit soupir s’échappe, à peine audible. Je recule juste assez pour voir son visage. Les joues un peu rouges, les yeux encore brillants de la soirée. — Tu vas bien ? demandé-je. — Ouais, dit-elle doucement. Mieux maintenant. Je sors la clé, j’ouvre la porte. La maison est silencieuse, chaude. Plus de cérémonie, plus de Dante, plus de faux sourires. Sur son visage . Juste nous deux. Je ferme la porte derrière nous d’un coup de pied. Chiara retire son manteau et le laisse tomber sur le dossier d’une chaise.
Du point de vue Chiara : La cérémonie tombe à sa fin. Les lumières remontent doucement, les gens se lèvent, les discussions reprennent. Je fais signe à Ayden. — Je vais saluer ma famille, je reviens. Il hoche la tête. — Prends ton temps. Je traverse la salle jusqu’à eux. Mon père est là, droit, le regard encore sérieux même en soirée. Mère à côté de lui, une main posée sur son bras. Mère toujours aussi douce et tendre , cela faisait vraiment longtemps que je l’avait pas vue . Elle na pas changer du tout et père non plus . Quelques gardes se tiennent en retrait. Et Brayan, collé à grand mère , l’air trop adulte pour ses douze ans. Mon petit frère vas bientôt remplacer père . Dans notre famille le premier garçon prend la place du père à sont treizième anniversaire. Je voulais pas voir mon petit frère versé du sang mais dans cette vie se soit tu domine soit on te piétine. Donc j’arrivai à comprendre père d’être sévère avec nous . Cela a fait en sorte q
Du point de vue Mira : On descend de la scène. Chiara file direct vers Ayden. Elle évite mon regard, mais je vois ses mains qui tremblent encore. Elle a joué. Putain, elle a joué. Moi, je prends le couloir vers les vestiaires. Les jambes en coton, le cœur qui redescend doucement. J’ai à peine le temps de poser mon micro que le présentateur remonte sur scène. Sa voix résonne dans toute la salle, même jusqu’ici. — Mesdames et messieurs, ce soir, l’Académie des Arts vous a montré une chose simple : le talent ne se mesure pas au bruit qu’on fait autour de soi, mais à ce qu’on laisse dans une salle quand on se tait. Vous avez entendu des voix qui ont travaillé des années dans l’ombre. Vous avez vu des corps qui ont appris à parler sans mots. Ce soir n’était pas un spectacle. C’était une preuve. La preuve que l’art vit encore, ici, maintenant, entre ces murs. Alors, à ces jeunes qui ont donné ce qu’ils avaient de plus vrai… merci. Et à vous, qui avez
Du point de vue Ayden : Je claque la porte du sous-sol derrière moi. Douze hommes. C’est tout ce qu’il reste d’opérationnel. Douze pour tenir Gênes, Côme, Milan, et maintenant La Spezia qui s’annonce. Insuffisant. Je monte les marches deux par deux. Le sang de Besar a séché sous mes ongles.
Du point de vue Ayden : Nous sommes arrivés à l’endroit où nous gardons certains de nos voitures et avions. Hangar sécurisé. Blindés, berlines, quatre jets. Mike a fait signe aux hommes. On embarque. Nous avons pris l’un de nos jets privés. Décollage immédiat. Direction Milan. Nous so
Du point de vue Mira :Rosa est venue me réveiller. — Mademoiselle Mira… Mademoiselle Chiara est là. Je dormais paisiblement. Enfouie sous la couette, le téléphone encore à la main. La conversation d’hier soir encore ouverte. Mais quand elle m’a annoncé que Chiara est venue, je me suis vite l
Du point de vue Chiara : Je me suis réveillé tôt. Cinq heure vingt-deux , La chambre sentait encore la lavande et la terre des plantes d’hier. Chiara dormait de son côté. Paisible. Le pothos sur sa table de nuit avait l’air plus vivant qu’elle et moi réunis. Je devais annoncer à Chiara que j







