Mag-log inVendredi, Côme ne demande pas à Romy de venir. Il lui envoie seulement le numéro du simulateur et l'heure de l'évaluation. Elle déplace son rendez-vous avec le transporteur, confie les panneaux à Malik et arrive à Asterion alors que la séance a déjà commencé.
Dans la cabine de contrôle, Gaspard lui fait signe de ne pas parler. Derrière la vitre, Côme occupe le siège de droite. Un jeune
Mardi matin, Romy retrouve Aurèle devant la cabine de contrôle.Il tient un gobelet de café et une enveloppe cartonnée. Aucun des deux ne s'attendait à voir l'autre. Aurèle lève légèrement le téléphone.— Il m'a envoyé l'heure.Romy hoche la tête. Côme l'a invitée de la même manière : une adresse, un code d'accès, aucune phrase destinée à les réunir. Elle entre la première. Aurèle choisit la chaise la plus éloignée de la sienne.Dans le simulateur, le même jeune pilote occupe le siège de gauche. Côme est à droite. L'évaluatrice lui demande de conduire une séance complète : décollage, panne hydraulique, déroutement et atterrissage avec vent latéral. Gaspard reste debout derrière la console. Il aperçoit
Vendredi, Côme ne demande pas à Romy de venir. Il lui envoie seulement le numéro du simulateur et l'heure de l'évaluation. Elle déplace son rendez-vous avec le transporteur, confie les panneaux à Malik et arrive à Asterion alors que la séance a déjà commencé.Dans la cabine de contrôle, Gaspard lui fait signe de ne pas parler. Derrière la vitre, Côme occupe le siège de droite. Un jeune pilote est installé à gauche, les deux mains sur les commandes. L'écran reproduit une piste noyée de pluie. Un voyant rouge s'allume. Le pilote corrige trop fort; l'appareil virtuel dévie.Côme ne reprend pas le manche.— Regarde loin. Relâche deux degrés. Maintenant.Le garçon obéit. L'alarme cesse. Côme garde la main ouverte près de la commande, assez proche pour intervenir, sans touche
Le verrou reste ouvert toute la nuit. Romy dort pourtant mal sur le canapé du nouvel atelier, réveillée par chaque camion qui passe dans la rue. À six heures, Nora lui apporte deux cafés et ne pose qu'une question :— Tu veux que je revienne ce soir ?Romy regarde la clé de Saint-Cloud derrière la vitre de l'armoire. Une solution, pas une adresse imposée. Elle répond oui pour trois nuits encore, le temps que la nouvelle alarme soit posée.À neuf heures, elle présente ses échantillons au décorateur d'un hôtel de Lille. Il touche le bleu profond, demande si la matière résiste aux valises, aux produits ménagers, aux clients qui renversent du vin. Romy lui montre les tests. Elle ne raconte ni la vitre brisée ni l'homme qui a payé l'entrepôt où elle aurait pu se réfugier. Le décorateur commande deu
L’agent choisi par Romy s’appelle Nora. Elle arrive à vingt heures, vérifie les deux sorties, note le numéro de Garance et demande où elle peut s’asseoir sans gêner le travail.Côme lit son dossier sur la table. Ancienne gendarme, six ans de protection rapprochée, aucune mission précédente pour Asterion.— Elle reste dehors, décide Romy.— Le couloir n’est pas chauffé, répond Nora.— Alors dans la pièce d’entrée. La grande salle reste privée.Nora accepte et ferme la porte coulissante derrière elle.Côme n’ajoute rien. Il a voulu deux agents; Romy en a choisi une. Il a voulu contrôler le contrat; elle l’a signé elle-même. La contrariété demeure dans son visage, mais elle n’a plus de prise pratique.Garance part à vin
Garance appelle à cinq heures quarante-deux.— Ne viens pas seule.Romy s’assoit dans son lit.— Qu’est-ce qui s’est passé ?— La vitrine. Et les plaques.Elle est déjà debout avant la fin de la phrase. Côme dort à côté d’elle. Lorsqu’il ouvre les yeux, Romy enfile son jean.— L’atelier a été forcé.Il prend son téléphone.— Je viens.— La police est déjà là.— Je viens quand même.Ils arrivent séparément. Romy refuse la voiture officielle et prend un taxi pour ne pas attendre l’équipe de sécurité que Côme réveille. Devant l’atelier, la vitrine porte un trou rond entouré de fissures. Une pierre repose au milieu du sol. Sur le mur, quelqu’un a pe
La requête d’Aurèle arrive au cabinet de Côme deux jours plus tard.Romy se trouve avec lui chez le neurologue lorsqu’un message de Gaspard apparaît sur l’écran : Demande d’accès aux archives et restitution des fonds. Assignation possible sous quinze jours.Côme lit, verrouille le téléphone et retourne dans la salle d’examen. Il ne lui montre pas le texte.Le médecin teste la sensibilité de sa main droite avec une pointe mousse. Côme identifie correctement le pouce et le majeur. Il confond deux fois l’index avec la base du pouce. La force a légèrement augmenté, mais la récupération reste incertaine.— Encore deux semaines, dit le neurologue. Après, nous déciderons si une intervention est utile.Côme acquiesce. Son attention se trouve déjà ailleurs.Il ins







