LOGINDivina
Le courage finit par faire ses bagages et s’en alla.
Mes mains commencèrent à trembler de peur, mais je les refermai en poings. J’aurais dû être à genoux en train de supplier son pardon. Mais me voilà encore en train d’essayer de m’accrocher au moindre peu d’audace que je pouvais rassembler.
Je ne regretterais jamais ce que je venais de faire. Je me fichais qu’il me tue à cet instant pour l’avoir giflé, je préférais mourir. C’était une bien meilleure option que de le laisser me prendre.
Il se releva du sol, sans même se soucier de se dépoussiérer. La couleur de ses yeux passa à un noir pur. Je pouvais y voir la haine.
Son loup était à la surface, et on aurait dit que son loup avait pris le dessus, car le Bernard qui se tenait devant moi était tellement différent de celui qui m’avait coincée quelques minutes plus tôt.
« Comment oses-tu !! » Sa voix résonna comme celle d’un démon sorti de l’enfer. « Espèce de chienne sans honte, oméga sans loup qui ne vaudra jamais rien. Tu oses poser tes mains sur le futur bêta de cette meute ? »
Il s’approchait dangereusement de moi, et je ne pus m’empêcher de reculer d’un pas. Non pas par peur, mais par prudence. La seconde suivante, je me vis voler contre le mur.
Je sifflai de douleur lorsque mon corps entra en contact avec le mur. J’entendis mes os craquer quand j’essayai de me relever. Mes jambes devinrent soudain si faibles, mais j’étais reconnaissante que le peu d’audace soit encore vivant.
Le laisser dormir avec moi ? Non.
Je me battrai jusqu’au bout.
Bernard s’avança vers moi, un pas après l’autre. Mon cœur battait à chacun de ses pas. Son aura dangereuse l’entourait, ce qui le faisait ressembler à un démon.
Je savais que ce n’était pas Bernard, que c’était son loup qui avait pris le dessus. Je fermai les yeux très fort, serrant la mâchoire, attendant son attaque.
Et comme je m’y attendais, elles arrivèrent.
D’abord, un coup me frappa au visage, mes lèvres se fendirent et le sang gicla. Un coup après l’autre, mes genoux touchèrent le sol.
Bientôt, je me recroquevillai sur le sol, devenant son sac de frappe et de coups de pied.
Soudain, les coups et les coups de pied s’arrêtèrent et je crus que le démon était parti.
J’ouvris lentement les yeux tandis que les larmes coulaient. Seulement pour lever les yeux : la première chose que je vis furent ses bottes dures.
Mes yeux remontèrent jusqu’à son visage. Le démon maintenait une pose moqueuse, et je sus qu’il n’en avait pas encore fini avec moi.
Il plissa les yeux, me regardant tandis que j’essayais de ne pas lui donner la satisfaction de me voir pleurer ou gémir de douleur. Il ne semblait pas s’en soucier. Ses yeux me disaient qu’il me voulait, et qu’il n’hésiterait devant rien pour m’avoir.
« Laisse-moi partir, Bernard. » Ma voix n’était même pas plus haute qu’un murmure. Un humain normal n’aurait pas pu entendre ce que j’avais dit, mais je savais que Bernard pouvait m’entendre, non seulement ce que j’avais dit, mais aussi mon cœur qui battait à tout rompre.
Il écarta mes cheveux de mon visage pour avoir une meilleure vue de mon visage en larmes et se moquer de moi.
« Tu as toujours été têtue et si stupide, Divina. Même avant que tu ne tues père, tu sais que je t’ai toujours désirée. Tu cherches toujours un moyen d’échapper à mes avances. La première fille qui a le culot de me résister. »
Il rit de façon obscène. « Un jour, tu gémiras sous mes bras pour mon plus grand plaisir pendant que je te mènerai au bord, oméga. Où diable as-tu trouvé l’audace non seulement de me gifler, mais de me pousser si fort. Tu seras ma partenaire sexuelle, peu importe à quel point tu essaies de résister. Je continuerai à te poursuivre encore et encore jusqu’à ce que tu abandonnes et que tu me laisses t’avoir. J’attendrai, parce que cela me procurera une grande joie de te voir venir en rampant me supplier de te prendre fort. »
« Jamais ! » m’écriai-je faiblement, les yeux farouches tandis que j’essayais de mon mieux de m’asseoir. « Jamais je ne laisserai tes mains sales me toucher. Je préférerais mourir plutôt que de permettre à ton être répugnant de m’avoir. Tu es un lâche et je sais que père, là où il est maintenant, serait tellement déçu d’avoir quelqu’un d’aussi honteux que toi comme fils. »
Je savais à quel point j’allais m’attirer des ennuis pour ce que je venais de dire, surtout parce que j’avais amené père dans tout ça, mais je ne permettrais jamais à lui ni à quiconque de profiter de moi aussi facilement.
Plutôt mourir.
Comme prévu, Bernard prit mes paroles au sérieux. Sa mâchoire se crispa. Je sus que mes mots l’avaient frappé comme un marteau sur la tête d’un clou. Il était déjà fou de rage. Ses yeux avaient la couleur du ciel nocturne.
« Wow, la première fille qui a osé me défier à ce point. Une oméga, en plus. Tu as l’audace de me parler de cette manière. Ai-je déjà perdu mon respect ? » Il marqua une pause. « Si c’est la mort que tu choisis plutôt que le privilège de coucher avec moi, alors je te l’offrirai sur un plateau d’or. Puisque ta langue est trop acérée et ne peut être tenue en laisse, je te tuerai pour que tu ne puisses pas raconter à toute la meute que j’ai essayé de me forcer sur toi, même si nous savons tous les deux que personne, absolument personne, ne te croira. Tu mérites la mort et une punition, et je ne veux pas ternir mon image après tout, même la déesse de la lune t’a abandonnée. »
Sur ces mots, les yeux de Bernard se remplirent de l’intensité et de la détermination de tuer. C’était la première fois que je voyais quelque chose de semblable chez mon frère ou chez quiconque.
À chacun de ses mouvements, mes yeux se remplissaient de peur. La mort était si proche de moi et je n’avais jamais eu de compagnon, jamais ressenti ce que c’était d’être aimée par un. Mais la mort était une meilleure option que d’avoir une quelconque relation sexuelle avec lui.
Que dirait père ? Eh bien, je le rencontrerais peut-être bientôt, n’est-ce pas ?
« Oui, tu peux me tuer maintenant », dis-je avec finalité et sans peur. « Comme tu l’as dit, la déesse de la lune m’a sûrement abandonnée. »
Je vis un air de surprise sur son visage, mais il fut rapidement remplacé par la colère. Il se jeta sur moi, de toute sa force, donnant des coups de pied et attaquant mon corps déjà faible.
Le dernier coup dont je me souvins fut si douloureux, si plein de force, et cela suffit à me faire m’effondrer tandis que j’accueillais l’obscurité qui m’engloutissait.
Divina« AAAAHHHH ! DÉESSE, S'IL VOUS PLAÎT ! AAAAHGGH ! »Le cri traversa les épais murs de pierre de la chambre comme un violent coup de tonnerre.Je me redressai d'un bond sur le bord du matelas, chaque terminaison nerveuse de mon corps se tendant à l'extrême. Mon cœur frappait contre ma cage thoracique, un battement de panique pure, frénétique et rapide. Je me précipitai hors du lit, mes pieds nus claquant sur les dalles froides du sol alors que je me ruais vers la haute fenêtre en ogive donnant sur les cours inférieures.La voix... Déesse de la Lune, cette voix.C'était un cri d'agonie strident, une douleur pure et sans filtre — une voix que j'avais entendue des milliers de fois auparavant, mais d'ordinaire, c'était elle qui causait l'agonie, pas elle qui la subissait. Le son résonna sauvagement à travers la vaste forteresse, vibrant contre les falaises de pierre et se répandant dans le ciel.Je ne pouvais pas voir ce qui se passait là-bas. Sous cet angl
MarcellousMon aura explosa.Une vague de pression d'Alpha pure et divine détona de tout mon corps comme une onde de choc physique. L'air lui-même se brisa.Chacun des cent guerriers de la Lune Noire s'effondra instantanément sur le sol gelé, leurs genoux s'écrasant lourdement contre les dalles de pierre. Le bruit des os qui craquaient sous le poids immense résonna dans la clairière. Plusieurs loups de bas rang vomirent violemment.Bernard s'effondra le visage premier sur la terre froide, son nez s'écraseant contre les rochers, un hurlement de douleur strident s'échappant de sa gorge.Seul l'Alpha Darius réussit à rester debout, son corps entier tremblant de manière incontrôlable, ses bottes s'enfonçant de cinq centimètres dans la terre alors qu'il forçait sa colonne vertébrale à tenir sous la pression insupportable.Je ne me pressai pas. Je marchai vers Bernard à pas lents et délibérés, mes bottes crissant doucement contre le sol givré.Sans rompre le contact visuel avec le bâtard ra
Marcellous « Mon Roi... la meute de la Lune Noire devient impatiente. » Je tournai brusquement la tête vers le pas de la porte, ma mâchoire se crispant si fort que mes molaires gémirent sous la pression. Se tenait là, tremblant légèrement, la tête baissée, un jeune garde encore vert. L'inexpérimenté qui avait été posté devant la suite médicale de Divina plus tôt. Un silence sombre et létal enveloppa la grande chambre. L'eau de mes cheveux gouttait encore sur mes épaules nues, la chaleur du bain fraîchement coulé se dissipant rapidement dans l'air froid. Je venais tout juste de sortir de l'eau — mon premier vrai lavage après avoir passé cinq jours agonisants collé au chevet de ma compagne, à la regarder se battre pour sa vie. Et cet insolent imbécile trouvait judicieux d'irrompre dans mes appartements privés pour me dicter leur calendrier ? Si Nate ne m'avait pas mentionné plus tôt que le garçon était une nouvelle recrue, tout juste sortie des patrouilles de la frontière extérieur
Divina« Vous l'avez effrayé. »La voix calme et mélodieuse d'Alicia brisa le sombre fil de mes pensées.Je clignai des yeux, m'arrachant à l'abîme violent de mon esprit, et levai les yeux vers elle.« Quoi ? »Elle ne semblait pas en colère. Elle enroulait soigneusement le bandage blanc et propre autour de mon poignet, ses cheveux d'argent retombant doucement sur ses épaules.« Je travaille pour cette famille depuis des années, » dit-elle doucement, les yeux concentrés sur sa tâche. « Je ne l'ai jamais vu sourire. »Un bref temps de silence s'écoula.« Je ne l'ai jamais vu rester au chevet d'un lit, » continua-t-elle doucement. « Et je ne l'ai certainement jamais vu oublier de manger. »Je la fixai, mon estomac se tordant en un nœud serré et inconfortable. Je ne savais pas quoi penser. Je ne voulais pas penser au Suprême Roi Alpha assis sur une chaise pendant des jours, se laissant mourir de faim tout en me regardant dormir.Cela n'avait aucun sens. Cela défiait tout ce que je savais
DivinaEn sécurité.Pendant une seconde éphémère et impossible, enlacée dans la chaleur suffocante des bras lourds de Marcellous, je me suis sentie en sécurité.Sa large poitrine était un mur inébranlable derrière moi, son odeur de pluie et de cèdre sombre enveloppant mes sens comme une épaisse couverture. Mais cette sensation fut instantanément engloutie tout entière par une pointe de terreur glaciale et paralysante.La Meute de la Lune Noire était aux portes.Mon corps tout entier se mit à trembler violemment, mes genoux menaçant de flancher là, sur le carrelage froid.Ils sont là pour moi.Ils m'avaient traquée comme un animal errant. J'avais à peine goûté à une fraction de seconde de liberté loin de cet enfer, et même cette « liberté » était un mystère terrifiant que je ne pouvais comprendre.Mais je savais une chose avec une certitude absolue, absolue : je préférerais me déchirer la gorge de mes propres ongles plutôt que de laisser quiconque me traîner de nouveau sur ce territoir
MarcellousLes expressions embarrassées de ma compagne étaient tellement putain de mignonnes.Je regardai la couleur monter aux joues pâles de Divina, ses grands yeux sombres clignant dans un silence sidéré, absolu et haletant. Ses lèvres s'entrouvrirent légèrement, mais pas le moindre son ne s'échappa de sa gorge.La féroce et terrifiante petite luciole qui venait de menacer de brûler tout mon royaume jusqu'aux fondations s'était complètement évaporée, remplacée par une fille confuse et déstabilisée dont le cerveau avait clairement disjoncté au moment où j'avais mentionné que Kira était ma sœur.Il me fallut une volonté surhumaine pour ne pas laisser échapper un petit rire sombre.Pour la première fois en trente ans sur cette terre, un sourire sincère et Involontaire éclaira mon visage.Cela semblait étranger sur mes lèvres—une chaleur perçant la glace permanente qui enrobait mon âme depuis aussi longtemps que je m'en souvenais.Lentement, involontairement, je commençai à tendre la m







