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Divina : L’Éveil de l’Omega
Divina : L’Éveil de l’Omega
Author: Mmeso Writes

1.

Author: Mmeso Writes
last update publish date: 2026-08-14 02:55:36

Divina

« Espèce de chienne ingrate, qu’est-ce que tu fous encore dans ce lit à cette heure de la journée ? Pour qui tu te prends, putain ? Une princesse ? Descends de ce lit, va à la cuisine et rends-toi utile, espèce de fille sans loup ! Une honte et une disgrâce réunies en une seule. Debout, maintenant, et va préparer le petit-déjeuner de la meute ! »

La voix de mère tonna dans mon sommeil. Ça devait être un cauchemar terrifiant. Je continuai de dormir jusqu’à ce que de l’eau froide s’écrase sur mon corps. Je sursautai immédiatement, les yeux écarquillés de peur. Oh mon Dieu, j’avais trop dormi, bien plus que d’habitude.

Je tombai à genoux en un instant, un sanglot m’échappant des lèvres.

« Je suis vraiment désolée », suppliai-je, tandis que les larmes coulaient de mes yeux. Je ne voulais pas être encore battue. Tout mon corps était déjà douloureux à cause de celle de la veille.

« Dehors ! » hurla mère en retour, les yeux furieux, sur le point de me frapper avec le bassin qui avait contenu l’eau glacée sur ma tête. J’essayai de l’éviter, mais il était déjà trop tard : le bassin heurta ma tête, me donnant un violent mal de tête matinal pour commencer la journée. Encore des sanglots.

Je sortis précipitamment, sachant parfaitement que mère était derrière moi et que je ne devais surtout pas la mettre en colère à nouveau. J’entrai dans la cuisine de la meute. Il était encore très tôt le matin, tout semblait si sombre et la plupart des loups-garous n’étaient pas encore sortis de leur lit.

Je suis Divina Jade, une oméga. Je n’ai aucun droit d’exprimer mes sentiments, sinon ils me jetteront dans les mines de la ville, et ce n’a jamais été mon souhait.

Les larmes coulaient à nouveau sur mes joues et je les essuyai du dos de la main.

En avançant dans la cuisine, celle-ci offrait une vue sombre. Les lumières n’étaient pas allumées et j’avais si peur du noir. Je dus arrêter d’avancer. L’interrupteur était encore assez loin de l’endroit où je me tenais.

« Pourquoi les lumières ne fonctionnent pas ? Comment se fait-il qu’il y ait de la lumière partout ailleurs, mais pas ici dans la cuisine ? » murmurai-je en moi-même tandis que je rassemblais mon courage et m’apprêtais à entrer dans la cuisine quand une main me tira brutalement.

Je criai, mais ma bouche fut immédiatement couverte par une énorme main. Mes yeux s’écarquillèrent de peur. Je luttai pour me libérer de celui qui me traînait dans une autre pièce.

« Lâche-moi. Quelqu’un, aidez-moi, s’il vous plaît. » Je criai sans espoir, même si je savais que c’était inutile puisque tout le monde dormait et que partout c’était trop calme et solitaire.

Où était mère ? N’était-elle pas juste derrière moi ?

La main qui me traînait était si grande et si forte que je sus que c’était forcément un homme. Tous mes cris et mes appels sortirent étouffés.

Nous étions maintenant dans une pièce sombre et, d’un coup de force brutal, mon dos fut projeté contre un mur. La douleur était atroce au point que je dus me mordre les lèvres avec force pour empêcher les larmes de tomber.

J’essayai encore de lutter malgré la douleur quand une claque violente s’abattit sur mon visage. Mes cheveux étaient partout sur mon visage et la claque me fit arrêter de lutter tandis que je sifflai de douleur, tenant ma joue.

Je criai à nouveau, mais il fut assez rapide pour utiliser ses mains afin de bâillonner ma bouche. Qui diable était-il ? J’avais si peur. Je levai la tête ; la pièce était sombre. Je fixai l’ombre de l’homme.

Pourquoi me semblait-il si familier ?

Mes yeux n’étaient pas aussi performants que ceux de la plupart des loups-garous pour voir dans le noir, mais j’aurais juré qu’il ressemblait tellement à mon frère Bernard. Il était le futur Bêta de la meute.

Mon frère, Bernard, n’avait pas encore trouvé de compagnon. Il avait presque vingt-neuf ans et n’avait pas encore été béni d’un compagnon comme le fils de l’Alpha.

Il avait toujours été choyé, gâté par mère, et cela l’avait rendu si arrogant et mauvais. Il en allait de même pour ma sœur, Shea. Bien que Shea fût bien meilleure que Bernard… ou du moins c’est ce que je croyais.

Mon père, avant de mourir, était un homme bon. Il m’apportait toujours des fleurs et des chocolats lorsqu’il rentrait de ses voyages. Nous étions tous heureux et mère ne me traitait jamais de cette façon à l’époque. Elle était comme la mère que je n’avais jamais eue.

Après la mort de mon père, ma vie s’effondra. Père était mort la nuit de mon dix-huitième anniversaire ; il était si excité à l’idée que je pourrais enfin voir mon loup. À l’époque, j’étais contente de voir l’excitation sur le visage de papa.

Shea s’était plainte qu’il n’avait pas été aussi excité pour son propre dix-huitième anniversaire, lorsqu’elle avait vu son loup. Ce fut la nuit où ma vie s’effondra d’un endroit si haut. Je sus que j’étais en danger lorsque je vis l’éclair de colère et de jalousie apparaître sur le visage de mère et de Shea.

Cette même nuit, père sortit pour cueillir mes fleurs préférées qui poussaient à la frontière de la meute. Un groupe de rogues attaqua les gardes en patrouille et père n’eut pas cette chance. Ce fut une nuit noire pour nous. Ma famille me blâma pour sa mort et je me blâmai aussi. Si seulement père n’avait pas été trop excité pour aller me chercher ces fleurs. Si seulement ce n’étaient pas mes préférées.

Je me détestai encore plus lorsque mon loup ne se manifesta pas. Je pleurai cette nuit-là comme je n’avais jamais pleuré auparavant. En me souvenant de la façon dont le corps de mon père gisait là, dans une mare de son propre sang.

Ses yeux écarquillés comme s’il avait été pris par surprise. Je me maudis tellement et je détestai aussi mon loup pour avoir décidé de me faire défaut. La déesse de la lune n’a jamais été bonne avec moi. Je suis une oméga sans loup. Une honte.

Depuis ce jour, ma famille a été encore pire avec moi. Aucun jour ne passe sans que mon oreiller soit trempé de larmes.

Bernard a toujours eu le meilleur de tout dans la vie, et il a été mon pire tyran. Il a été le premier loup de la meute à rendre ma vie encore plus insupportable, et cela a fait de lui mon pire ennemi. Le fait qu’il m’ait traînée dans cette pièce ne pouvait signifier qu’une chose : il voulait me créer des ennuis.

Je levai complètement la tête. Maintenant, je fixais son visage.

Il se tenait à deux pieds de moi et j’en étais reconnaissante. Au moins, j’arrivais à respirer. Même si je savais à quel point j’étais dans le pétrin.

« Puis-je vous aider en quoi que ce soit, Bêta Bernard ? »

Je dis d’une voix basse, espérant que ma voix ne sorte pas faible ou, pire, insolente.

Bernard prenait cette position de bêta très au sérieux et, pour tout ce qui le concernait, je devais être extrêmement prudente afin de ne pas parler de façon insolente. C’était un diable marchant sous forme humaine.

Je n’étais pas prête pour ce qu’il s’apprêtait à faire. Il s’avança vers moi, me clouant au mur. Sa main s’enroula autour de mon cou et serra. Je tremblai de peur, car je ne m’attendais pas à de telles actions de sa part. Ce n’était pas la première fois qu’il s’approchait de moi, mais il était trop près maintenant et c’était terrifiant.

Que faisait-il ? N’était-il pas déjà satisfait de me harceler sans cesse, et maintenant il se comportait comme un pervers.

Il utilisa de force la main qui tenait mon cou pour relever ma tête, me forçant à le regarder droit dans les yeux.

« Salut, sœurette, qui aurait cru que tu avais le culot d’essayer de me résister ? Espèce d’oméga sans honte. » Il interrompit sa phrase à mi-chemin ; je sentis son regard intense sur mon visage.

« Je suis venu te rappeler cette nuit où nous trouverons nos compagnons. Vu le fait que tu seras rejetée par ton compagnon si jamais tu as la chance d’en recevoir un. Personne n’acceptera une oméga faible et sans loup comme toi. »

Ça faisait mal. Oui, je savais que personne ne m’accepterait comme compagnon, mais je le savais depuis que j’avais découvert que j’étais sans loup et que j’étais une oméga. Mais où voulait-il en venir ? L’autre partie de mon esprit savait déjà où cela menait.

« Je suis venu avec une proposition, sœurette », continua-t-il. Je savais qu’il avait ce sourire moqueur sur le visage.

« Si je trouve mon compagnon ce soir, je promets de te donner une position : celle de ma concubine et de ma partenaire sexuelle. »

Mon expression faciale se changea en dégoût. J’avais déjà vu venir ça, n’est-ce pas ? Pourtant, je ne pus m’empêcher d’être choquée.

Comment pouvait-il être aussi sans honte pour sortir une telle absurdité de sa bouche ?

Il avait déjà vingt-neuf ans. La plupart des autres loups de son âge avaient trouvé leur compagnon à dix-huit ans.

D’après ce que j’avais entendu, les compagnons étaient des bénédictions de la déesse de la lune. Bernard avait le culot de dire qu’il voudrait m’avoir comme partenaire sexuelle en plus de son compagnon. C’était insensé. Il était censé rester fidèle à son compagnon.

« Ne t’inquiète pas, je te sauverai chaque fois que l’Alpha voudra te jeter dans la mine parce que tu n’as pas de compagnon », continua-t-il à débiter, m’offrant un sourire sournois.

« Qu’est-ce que tu racontes même ? » demandai-je en essayant de rester calme, ce qui était si difficile.

Son autre main repoussa mes cheveux derrière mon oreille. « Je ne voudrais pas gâcher ta beauté et ce serait un privilège pour toi. Je veux dire, ce n’est pas tous les jours que le futur Bêta offre à quelqu’un, et encore moins à quelqu’un comme toi, ce genre de privilège. Crois-moi, toutes les femelles non appariées veulent être dans mon lit. Je t’imagine déjà sous moi. Tu préférerais lentement, ou vite ? Je serai à tes ordres alors. »

Je sentis une forte envie de vomir, sauf qu’il n’y avait rien dans mon estomac.

Bernard mordilla un peu mon cou. Je frissonnai sous son toucher en sentant quelque chose de dur presser contre mon ventre. Qu’est-ce que c’était que ce bordel ?

Mes yeux s’écarquillèrent, choquée et dégoûtée par l’acte de mon frère, même si nous n’étions pas liés par le sang. Avec dégoût, ma réaction face à son approche sexuelle fut encore pire que ce à quoi je m’attendais. Je ne sus pas ce qui me donna le courage de faire ce que je fis.

Claque.

Elle résonna bruyamment dans la pièce sombre. Toujours avec ce feu courageux qui courait dans mes veines, je le poussai d’une force énorme qui l’envoya s’écraser le derrière par terre.

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