LOGINDimanche soir. Vingt heures.
Raphaël est arrivé une heure plus tôt, après cet après-midi passé tous les trois au jardin du Ranelagh, cette normalité tranquille qui s'installe désormais entre nous sans effort, sans calcul, simplement parce qu'elle a fini par devenir notre quotidien.
POV RaphaëlMercredi matin. Sept heures quarante-cinq.Je suis encore à la maison, dans la cuisine, lorsque Thomas m'appelle, cette même urgence dans sa voix qui me fait comprendre, immédiatement, que la journée qui commence ne ressemblera, absolument, pas à celles qui l'ont précédée.—Vous devriez allumer la télévision, dit-il, sans même de formule de politesse préalable. Chaîne économique. Maintenant.Naïa lève les yeux vers moi, depuis sa chaise, cette même inquiétude qui traverse son regard en percevant, immédiatement, la tension dans ma posture.Je prends la
POV RaphaëlMardi matin. Huit heures trente.Thomas entre dans mon bureau, ce matin, avec cette même précipitation dans ses gestes qui trahit, immédiatement, l'importance de ce qu'il s'apprête à me communiquer, ce dossier qu'il tient serré contre lui, cette expression sur son visage que je ne lui connais pas encore, tout à fait, avec une telle gravité.—Vous devriez voir ça, dit-il, en posant, devant moi, plusieurs feuillets qu'il a manifestement préparés depuis, déjà, quelques heures.Je les parcours, rapidement, cette même précision analytique que j'applique, désormais, systématiquement, à ce genre de document.
POV NaïaLundi matin. Neuf heures.Le cabinet retrouve, ce matin, son effervescence habituelle, cette même agitation feutrée qui accompagne, toujours, le début de semaine, ces dossiers empilés sur mon bureau, cette odeur de café qui flotte, discrètement, depuis la petite cuisine où Chloé prépare, systématiquement, la première cafetière de la journée.Six semaines, désormais, depuis cette annonce à Raphaël, cette même certitude qui s'est confirmée, entre-temps, lors de cette première consultation chez le gynécologue, cette image en noir et blanc que je garde, précieusement, dans le tiroir de mon bureau, cette preuve tangible de ce qui grandit, d&e
POV RaphaëlVendredi matin. Huit heures.Je suis dans mon bureau depuis une heure déjà, cette même habitude que j'ai gardée, ces derniers mois, d'arriver tôt pour préparer, seul, la journée avant que l'agitation du groupe ne reprenne son rythme habituel.L'article de ce matin s'affiche encore, ouvert, sur mon écran, cette photographie de la soirée d'hier où Vasco et moi apparaissons, côte à côte, cette légende qui continue, désormais, de circuler sur l'ensemble des plateformes économiques.Thomas m'a rejoint, il y a quelques minutes, avec ce même café qu'il m'apporte, systématiquement, chaque matin, cette routin
POV RaphaëlJeudi soir. Dix-neuf heures.Le Palais Brongniart accueille, ce soir, cette même soirée annuelle qui réunit, traditionnellement, les grands noms de l'économie parisienne, ce rassemblement mondain où se croisent, chaque année, industriels, financiers et responsables politiques, cette même cérémonie que mon père fréquentait, autrefois, avec cette aisance naturelle que je m'efforce, encore, d'égaler.Je suis arrivé, un peu plus tôt, avec Thomas, cette même préparation méthodique qu'il applique, toujours, à mes apparitions publiques, ces dossiers qu'il m'a résumés, dans la voiture, sur les principaux acteurs présents ce soir.
POV NaïaMardi soir. Vingt heures trente.Mathis reste debout dans l'encadrement de la porte, cette même immobilité qu'il adopte, toujours, dans les moments où il a décidé qu'une conversation méritait, véritablement, toute son attention.Raphaël se dégage, doucement, de notre étreinte, cette même gêne un peu amusée qui traverse son visage, celle d'un adulte pris en flagrant délit d'émotion par un enfant qui ne rate, décidément, jamais rien.—Tu ne dormais pas, dis-je, cette même question qui n'attend, véritablement, aucune réponse.—J'avais soif, dit Mathis, avec cette même mauvaise foi tranquille qu'il assume, toujours, sans la moindre honte.







