เข้าสู่ระบบStephanelle regardait les dix hommes toujours agenouillés devant elle.
Elle n’arrivait pas à détourner les yeux.
Son cœur battait si vite qu’elle avait l’impression qu’il allait sortir de sa poitrine. Tout cela semblait irréel. Quelques heures plus tôt, elle était seule dans la rue, rejetée par l’homme qu’elle aimait. Et maintenant, dix inconnus affirmaient être sa famille.
Sa famille.
Elle ouvrit légèrement la bouche, mais aucun mot ne sortit immédiatement.
Puis elle finit par murmurer :
— Relevez-vous... je vous en prie.
L’homme qui semblait être l’aîné essuya rapidement une larme du revers de sa main avant de se redresser.
Ben Robio.
Son regard était rempli de regrets, mais aussi d’une détermination profonde.
— Pendant vingt-cinq ans, nous avons vécu avec le poids de ne pas avoir pu te protéger.
Sa voix trembla légèrement.
— Aujourd’hui, nous te faisons une promesse, Stephanelle. Plus personne ne te fera du mal. Plus jamais.
Les neuf autres frères acquiescèrent silencieusement.
Dans leurs regards, elle pouvait voir la même chose : la culpabilité d’avoir perdu tant d’années avec elle.
David Robio s’avança ensuite avec douceur. Contrairement aux autres, son visage dégageait un calme rassurant.
Il remarqua ses vêtements légers et ses mains froides.
— Tu dois avoir froid.
Il désigna les voitures derrière eux.
— Viens. Monte dans la voiture. Nous allons rentrer à la maison.
Stephanelle hésita.
Ses doigts se resserrèrent autour de son dossier médical.
Elle ne savait toujours pas comment réagir.
— Je... je ne vous connais même pas.
Ces quelques mots sortirent avec difficulté.
Elle avait envie de croire à cette nouvelle famille, mais une partie d’elle avait encore peur d’être blessée.
Charles Robio lui adressa un sourire sincère.
— C’est normal.
Il parla d’une voix calme, sans chercher à la brusquer.
— Nous avons perdu vingt-cinq ans avec toi. Nous ne pourrons pas les récupérer en une journée... mais nous avons toute une vie pour apprendre à nous connaître.
Ces paroles touchèrent Stephanelle plus qu’elle ne voulait l’admettre.
Elle baissa légèrement les yeux.
Puis, presque instinctivement, elle posa une main sur son ventre.
Un geste simple.
Mais Ben le remarqua immédiatement.
Son expression changea.
Il fixa son ventre, puis releva les yeux vers elle.
— Stephanelle...
Sa voix devint plus douce.
— Tu es enceinte ?
Elle resta silencieuse quelques secondes.
Puis elle hocha lentement la tête.
— Oui...
Le silence tomba autour d’eux.
Un silence lourd.
Les dix frères comprirent immédiatement.
Cette grossesse n’était pas seulement une bonne nouvelle.
Elle cachait une douleur.
Alex Robio fut le premier à parler.
Son regard devint sérieux.
— Le père de l’enfant...
Il marqua une pause.
— C’est l’homme qui t’a abandonnée aujourd’hui ?
Stephanelle ne répondit pas.
Elle se contenta de baisser la tête et d’acquiescer.
Ce simple geste suffit.
Les expressions des dix frères changèrent.
Leurs mains se serrèrent.
Steve Robio, habituellement le plus posé d’entre eux, laissa échapper quelques mots d’une voix froide :
— Il a osé faire ça...
Son regard devint dur.
— À notre sœur.
L’air autour d’eux sembla devenir plus lourd.
Ben sortit son téléphone sans perdre une seconde.
Son ton était redevenu celui d’un homme habitué à donner des ordres.
— Charles, je veux un dossier complet sur la famille De La Capa avant ce soir.
Charles hocha la tête.
— C’est déjà en cours.
Ben se tourna ensuite vers David.
— David, assure-toi que les meilleurs médecins suivent la grossesse de notre sœur.
— Considère que c’est fait.
Puis son regard se posa sur Alex.
— Alex, fais savoir au monde entier que la famille Robio est de retour.
Un léger sourire apparut sur les lèvres d’Alex.
— Les médias parleront de Stephanelle dès demain matin.
Stephanelle les observait en silence.
Elle ne savait pas quoi dire.
Toute sa vie, elle avait rêvé d’avoir une famille.
Quelqu’un qui penserait à elle.
Quelqu’un qui se battrait pour elle.
Et aujourd’hui, dix hommes étaient prêts à affronter le monde entier simplement parce qu’elle était leur sœur.
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Quelques minutes plus tard, le cortège de voitures quitta les rues de New York.
Les immenses limousines traversèrent une longue route privée avant d’arriver devant un domaine gigantesque.
Les grandes grilles en fer forgé s’ouvrirent lentement devant eux.
Stephanelle resta sans voix.
Derrière les murs se trouvait une demeure qui ressemblait davantage à un palais qu’à une simple maison.
Des jardins parfaitement entretenus entouraient le bâtiment. Des fontaines décoraient les allées et de magnifiques statues étaient installées un peu partout.
Elle regarda autour d’elle, complètement dépassée.
— C’est... chez vous ?
Ben tourna la tête vers elle.
Un sourire doux apparut sur son visage.
— Non.
Il fit une courte pause.
Puis il ajouta avec tendresse :
— C’est chez toi.
Ces quelques mots firent trembler le cœur de Stephanelle.
Chez elle.
Cela faisait tellement longtemps qu’elle n’avait plus entendu cette expression.
Lorsque les voitures s’arrêtèrent devant l’entrée principale, les domestiques étaient déjà alignés des deux côtés du chemin.
Ils étaient plus d’une centaine.
Tous inclinèrent respectueusement la tête.
— Bienvenue à la maison, Mademoiselle Robio !
Stephanelle resta figée.
Ses yeux se remplirent doucement de larmes.
Pendant des années, elle avait cherché un endroit où elle pourrait appartenir.
Aujourd’hui, elle l’avait enfin trouvé.
Une famille.
Des frères.
Un foyer.
Mais pendant qu’elle découvrait cette nouvelle vie, dans le manoir De La Capa, Diego venait d’apprendre une vérité qui allait bouleverser tout ce qu’il croyait savoir.
Son assistant entra rapidement dans son bureau.
Son visage était grave.
— Monsieur...
Diego leva les yeux de ses documents.
— Qu’y a-t-il ?
L’homme posa un dossier sur son bureau avec des mains légèrement tremblantes.
— Nous avons commis une terrible erreur.
Diego fronça les sourcils.
— Quelle erreur ?
L’assistant ouvrit le dossier.
Sur la première page, un titre écrit en lettres rouges attira immédiatement son attention.
« Identité confirmée : Stephanelle Robio est l’héritière légitime de l’Empire Robio. »
Le visage de Diego perdit toute couleur.
Pendant quelques secondes, il resta incapable de parler.
Stephanelle...
La femme qu’il avait rejetée.
La femme qu’il avait laissée partir.
Il venait de comprendre qu’il avait lui-même éloigné de sa vie la personne la plus importante de tout le pays.
— Stephanelle !Le cri de Ben résonna dans tout le manoir.Stephanelle n'eut même pas le temps de comprendre ce qui se passait. Sa mère l'attrapa par le bras et la tira brusquement vers le sol.Un deuxième coup de feu retentit.BANG !Des éclats de verre tombèrent près d'elles. Les frères se dispersèrent aussitôt pour trouver un abri.— Personne ne bouge ! cria Ben.Diego se précipita vers sa sœur et s'accroupit près d'elle.— Stephanelle, regarde-moi. Tu es blessée ?Elle secoua rapidement la tête.— Non… Ça va.Puis elle se tourna vers sa mère.— Maman ?Elena était à genoux, une main posée sur son épaule. Stephanelle remarqua le sang qui commençait à traverser le tissu de son vêtement.Son cœur se mit à battre plus vite.— Maman !Elle se rapprocha aussitôt d'elle.— Ce n'est rien, murmura Elena.— Comment ça, ce n'est rien ? Tu saignes !— Ce n'est qu'une éraflure. Ne t'inquiète pas.Mais Stephanelle avait du mal à la croire. Elle venait à peine de retrouver sa mère après toutes c
Personne ne bougea.La femme commença à descendre les escaliers, lentement, une marche après l'autre.Stephanelle la regardait sans parvenir à faire le moindre geste. Elle avait tellement rêvé de revoir sa mère qu'elle avait du mal à croire qu'elle se trouvait réellement devant elle.Ses lèvres tremblèrent.— Maman…Le mot sortit dans un souffle.La femme s'arrêta au milieu des marches. En entendant cette voix, ses yeux se remplirent de larmes.— Elena…À côté de Stephanelle, Lina porta une main à sa bouche.— C'est vraiment elle…Personne ne répondit. L'émotion était trop forte. On n'entendait que les pas de la femme qui reprenait sa descente et les respirations nerveuses de ceux qui assistaient à la scène.Stephanelle finit par avancer.Un pas, puis un autre.Sa mère resta là, les yeux fixés sur elle, comme si elle avait peur qu'un simple mouvement suffise à briser cet instant.Lorsqu'elles se retrouvèrent face à face, Stephanelle s'arrêta.Elle voulait être sûre de ne pas se trompe
Stephanelle restait plantée devant l'écran.Richard tenait bien une arme dans la vidéo. Elle avait beau regarder, elle avait du mal à croire ce qu'elle voyait.Elle se tourna vers l'homme qui se tenait près d'elle, puis regarda de nouveau l'écran.— Ce n'est pas possible…Ben s'approcha pour mieux voir.— C'est bien Richard. Il n'y a aucun doute.Charles reprit la vidéo depuis le début. Quelques secondes plus tard, Elena réapparut à l'écran, assise sur une chaise. Elle semblait étrangement calme, malgré la présence de Richard derrière elle et l'arme qu'il tenait à la main.Stephanelle observa la scène avec attention. Quelque chose dans l'attitude de Richard la dérangeait.Elle se pencha légèrement vers l'écran.— Regardez sa main.Charles mit la vidéo en pause, puis agrandit l'image.L'arme était dirigée vers le bas. Elle ne touchait pas Elena et Richard ne semblait pas chercher à lui faire du mal.Ben fronça les sourcils.— Alors, pourquoi tient-il une arme ?Avant que quelqu'un puis
Stephanelle relut le message une dernière fois.« Ne fais confiance à aucun de tes frères. »Elle éteignit son écran et garda le téléphone dans sa main. Ces quelques mots lui avaient suffi pour gâcher le peu de calme qu'elle avait retrouvé.Ben remarqua son silence.— Qu'est-ce qu'il y a ?Stephanelle hésita avant de lui tendre son téléphone.Il lut le message. Son expression changea aussitôt.— C'est exactement ce qu'ils cherchent à faire, dit-il en lui rendant l'appareil.Charles comprit immédiatement.— Ils veulent nous diviser.Diego s'approcha de sa sœur.— Tu ne vas pas retourner seule au manoir.Stephanelle leva les yeux vers lui.— Je sais.— Alors, pourquoi tu fais cette tête ?Elle baissa un instant les yeux vers son téléphone avant de répondre.— Parce que quelqu'un essaie de me faire douter de vous. Et le pire, c'est que ça commence à marcher.Ben posa doucement une main sur son épaule.— Ne doute pas de nous.Stephanelle le regarda. Elle aurait aimé pouvoir le croire sans
Stephen gardait la tête baissée. Depuis quelques minutes, il ne disait plus rien.Stephanelle le fixait, attendant une réponse. Elle avait tellement de questions qu’elle ne savait même plus par laquelle commencer.— Papa… qu’est-ce que tu faisais cette nuit-là ?Stephen leva brièvement les yeux vers elle, puis les détourna.— Je n'aurais jamais voulu que tu apprennes tout ça de cette façon.— Mais je dois savoir la vérité. Alors, s'il te plaît, dis-moi ce qui s'est passé.Il passa une main sur son visage avant de répondre.— J'étais avec ta mère.Stephanelle sentit sa poitrine se serrer.— Où ça ?— Dans cette maison.À côté d'eux, Clara ferma les yeux et poussa un petit soupir.— Je le savais…Stephanelle se tourna aussitôt vers elle.— Tu savais quoi, Clara ?Clara hésita un instant avant de répondre.— Ta mère m'avait demandé de rester dans les environs cette nuit-là. Elle voulait que je sois assez proche pour intervenir si nécessaire.Stephen reprit la parole.— Elena avait découv
La porte venait d’exploser.Des pas précipités résonnaient déjà dans le couloir. Le bruit se rapprochait rapidement, accompagné de cris étouffés venant de l’autre partie de la maison.Ben réagit immédiatement.— Tout le monde, par ici !Les frères se regroupèrent autour de Stephanelle et Lina, formant un cercle serré pour les protéger.Clara, elle, gardait la boîte métallique contre elle.— La sortie secrète est derrière la cuisine.Ils se mirent à avancer rapidement à travers la maison.Stephanelle suivait les autres, mais sa main ne lâchait pas la photographie. Elle n’arrivait toujours pas à détourner les yeux du visage qui y apparaissait. Plus elle le regardait, plus elle avait du mal à accepter ce qu’elle venait d’apprendre.Diego remarqua son expression.— Qui est-ce ?Stephanelle lui tendit la photo sans répondre.Il la prit.À peine ses yeux se posèrent-ils sur l'image que son visage changea.— Non…Stephanelle sentit son inquiétude grandir.— Tu le connais ?Diego resta silenc







