เข้าสู่ระบบStephanelle resta debout devant le vieux coffre en bois.
Elle n’arrivait pas à faire un seul mouvement.
Ses yeux étaient fixés sur toutes ces petites boîtes soigneusement conservées pendant des années.
Ses mains tremblaient légèrement lorsqu’elle ouvrit la première.
À l’intérieur se trouvait une petite peluche en forme de lapin.
Elle la prit doucement entre ses doigts.
Ben, qui se tenait près d’elle, la regarda avec un sourire rempli d’émotion.
— Tu avais trois ans quand tu l’as vue dans une boutique.
Il baissa les yeux vers la peluche.
— Tu étais restée devant la vitrine pendant longtemps. Tu nous avais dit que tu voulais exactement la même.
Stephanelle serra la peluche contre elle.
Une sensation étrange envahit sa poitrine.
Elle ne se souvenait pas de ce moment.
Mais eux, ils s’en souvenaient.
Ils avaient gardé chaque détail d’une enfance qu’elle avait oubliée.
Elle ouvrit ensuite une deuxième boîte.
À l’intérieur, une jolie robe rose soigneusement pliée.
Puis une troisième.
Un magnifique collier.
Une quatrième.
Des livres adaptés à son âge.
Un cadeau après l’autre.
Chaque objet correspondait à une année de sa vie.
Chaque anniversaire qu’elle avait passé loin d’eux avait pourtant été célébré ici.
Ses dix frères n’avaient jamais arrêté de penser à elle.
Jamais.
Les larmes de Stephanelle commencèrent à couler.
Elle essaya de les retenir, mais ses émotions étaient trop fortes.
Sa voix trembla.
— Vous...
Elle regarda les boîtes autour d’elle.
— Vous avez vraiment attendu mon retour pendant tout ce temps ?
David s’approcha doucement.
Son regard était rempli de tendresse.
— Chaque année.
Il posa une main rassurante sur son épaule.
— Chaque anniversaire sans exception.
Charles sourit légèrement en regardant le coffre.
— Personne n’avait le droit de toucher à ces cadeaux.
Il marqua une pause.
— Nous étions persuadés qu’un jour, tu reviendrais. Et quand ce jour arriverait, nous voulions que tu aies tout ce que nous avions gardé pour toi.
Ces paroles furent trop difficiles à supporter pour Stephanelle.
Ses lèvres tremblèrent.
Puis elle craqua.
Sans réfléchir, elle se précipita vers Ben et se blottit dans ses bras.
Elle avait retenu tellement de choses depuis son enfance.
La solitude.
Le sentiment d’être abandonnée.
La peur de ne jamais compter pour quelqu’un.
Mais dans ses bras, pour la première fois depuis longtemps, elle se sentit réellement protégée.
Ben resta immobile quelques secondes, bouleversé par cette étreinte.
Puis il posa doucement une main sur ses cheveux.
Sa voix était basse et remplie d’affection.
— Tu n’es plus seule, petite sœur.
Stephanelle ferma les yeux.
Pour la première fois de sa vie, elle avait l’impression d’avoir enfin trouvé sa place.
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Pendant ce temps...
Au manoir De La Capa.
Rosalie Ramla était installée confortablement dans le salon, une coupe de champagne à la main.
Elle semblait profiter tranquillement de sa nouvelle position.
Tout ce qu’elle avait voulu obtenir était enfin à portée de main.
Du moins, c’est ce qu’elle croyait.
La porte du salon s’ouvrit brusquement.
Un domestique entra précipitamment, le visage inquiet.
— Mademoiselle... une terrible nouvelle !
Rosalie fronça les sourcils.
Elle posa sa coupe sur la table.
— Qu’est-ce qu’il y a ?
L’homme hésita avant de répondre.
— La femme que vous avez chassée...
Il avala difficilement.
— Elle a été accueillie par la famille Robio.
Le sourire de Rosalie disparut instantanément.
Ses doigts se crispèrent autour du verre.
— Quoi ?
Sa voix monta d’un ton.
Le domestique continua :
— Toute la presse en parle déjà. Les dix héritiers Robio l’ont reconnue officiellement comme leur sœur.
Le visage de Rosalie devint blanc.
Pendant quelques secondes, elle resta incapable de réagir.
— Impossible...
Ce mot sortit dans un souffle.
Tout ce qu’elle avait construit était en train de s’effondrer.
À cet instant précis, les portes du salon s’ouvrirent de nouveau.
Diego entra.
Son expression était froide.
Une froideur que Rosalie ne lui avait encore jamais vue.
Elle se redressa immédiatement.
— Diego...
Mais il ne répondit pas.
Il s’avança jusqu’à la table et posa un dossier devant elle.
— Dis-moi la vérité.
Rosalie força un sourire.
Elle tenta de garder son calme.
— De quoi parles-tu ?
Diego ouvrit le dossier.
Des photographies, des documents et plusieurs témoignages furent étalés sur la surface brillante de la table.
Chaque preuve était là.
Chaque mensonge était exposé.
Son regard resta fixé sur Rosalie.
— Tu savais qui était Stephanelle depuis le début.
Le visage de Rosalie perdit ses couleurs.
Son assurance disparut.
— Diego...
Elle se leva rapidement.
— Je peux t’expliquer...
Mais il la coupa immédiatement.
— Assez !
Sa voix résonna dans tout le salon.
Même les domestiques présents à l’extérieur baissèrent la tête.
Diego la regarda avec une déception glaciale.
— À partir d’aujourd’hui, tu n’as plus ta place ici.
Ces mots frappèrent Rosalie plus violemment qu’une gifle.
Elle resta figée.
Tout ce qu’elle pensait avoir gagné venait de lui échapper.
Mais derrière son visage bouleversé, une autre émotion apparut.
La colère.
La haine.
Ses mains se serrèrent lentement.
Dans son esprit, une seule pensée tournait en boucle.
Si je tombe... Stephanelle tombera avec moi.
Ce jour-là, Rosalie Ramla venait de choisir son camp.
Et sa cible était désormais la famille Robio.
— Stephanelle !Le cri de Ben résonna dans tout le manoir.Stephanelle n'eut même pas le temps de comprendre ce qui se passait. Sa mère l'attrapa par le bras et la tira brusquement vers le sol.Un deuxième coup de feu retentit.BANG !Des éclats de verre tombèrent près d'elles. Les frères se dispersèrent aussitôt pour trouver un abri.— Personne ne bouge ! cria Ben.Diego se précipita vers sa sœur et s'accroupit près d'elle.— Stephanelle, regarde-moi. Tu es blessée ?Elle secoua rapidement la tête.— Non… Ça va.Puis elle se tourna vers sa mère.— Maman ?Elena était à genoux, une main posée sur son épaule. Stephanelle remarqua le sang qui commençait à traverser le tissu de son vêtement.Son cœur se mit à battre plus vite.— Maman !Elle se rapprocha aussitôt d'elle.— Ce n'est rien, murmura Elena.— Comment ça, ce n'est rien ? Tu saignes !— Ce n'est qu'une éraflure. Ne t'inquiète pas.Mais Stephanelle avait du mal à la croire. Elle venait à peine de retrouver sa mère après toutes c
Personne ne bougea.La femme commença à descendre les escaliers, lentement, une marche après l'autre.Stephanelle la regardait sans parvenir à faire le moindre geste. Elle avait tellement rêvé de revoir sa mère qu'elle avait du mal à croire qu'elle se trouvait réellement devant elle.Ses lèvres tremblèrent.— Maman…Le mot sortit dans un souffle.La femme s'arrêta au milieu des marches. En entendant cette voix, ses yeux se remplirent de larmes.— Elena…À côté de Stephanelle, Lina porta une main à sa bouche.— C'est vraiment elle…Personne ne répondit. L'émotion était trop forte. On n'entendait que les pas de la femme qui reprenait sa descente et les respirations nerveuses de ceux qui assistaient à la scène.Stephanelle finit par avancer.Un pas, puis un autre.Sa mère resta là, les yeux fixés sur elle, comme si elle avait peur qu'un simple mouvement suffise à briser cet instant.Lorsqu'elles se retrouvèrent face à face, Stephanelle s'arrêta.Elle voulait être sûre de ne pas se trompe
Stephanelle restait plantée devant l'écran.Richard tenait bien une arme dans la vidéo. Elle avait beau regarder, elle avait du mal à croire ce qu'elle voyait.Elle se tourna vers l'homme qui se tenait près d'elle, puis regarda de nouveau l'écran.— Ce n'est pas possible…Ben s'approcha pour mieux voir.— C'est bien Richard. Il n'y a aucun doute.Charles reprit la vidéo depuis le début. Quelques secondes plus tard, Elena réapparut à l'écran, assise sur une chaise. Elle semblait étrangement calme, malgré la présence de Richard derrière elle et l'arme qu'il tenait à la main.Stephanelle observa la scène avec attention. Quelque chose dans l'attitude de Richard la dérangeait.Elle se pencha légèrement vers l'écran.— Regardez sa main.Charles mit la vidéo en pause, puis agrandit l'image.L'arme était dirigée vers le bas. Elle ne touchait pas Elena et Richard ne semblait pas chercher à lui faire du mal.Ben fronça les sourcils.— Alors, pourquoi tient-il une arme ?Avant que quelqu'un puis
Stephanelle relut le message une dernière fois.« Ne fais confiance à aucun de tes frères. »Elle éteignit son écran et garda le téléphone dans sa main. Ces quelques mots lui avaient suffi pour gâcher le peu de calme qu'elle avait retrouvé.Ben remarqua son silence.— Qu'est-ce qu'il y a ?Stephanelle hésita avant de lui tendre son téléphone.Il lut le message. Son expression changea aussitôt.— C'est exactement ce qu'ils cherchent à faire, dit-il en lui rendant l'appareil.Charles comprit immédiatement.— Ils veulent nous diviser.Diego s'approcha de sa sœur.— Tu ne vas pas retourner seule au manoir.Stephanelle leva les yeux vers lui.— Je sais.— Alors, pourquoi tu fais cette tête ?Elle baissa un instant les yeux vers son téléphone avant de répondre.— Parce que quelqu'un essaie de me faire douter de vous. Et le pire, c'est que ça commence à marcher.Ben posa doucement une main sur son épaule.— Ne doute pas de nous.Stephanelle le regarda. Elle aurait aimé pouvoir le croire sans
Stephen gardait la tête baissée. Depuis quelques minutes, il ne disait plus rien.Stephanelle le fixait, attendant une réponse. Elle avait tellement de questions qu’elle ne savait même plus par laquelle commencer.— Papa… qu’est-ce que tu faisais cette nuit-là ?Stephen leva brièvement les yeux vers elle, puis les détourna.— Je n'aurais jamais voulu que tu apprennes tout ça de cette façon.— Mais je dois savoir la vérité. Alors, s'il te plaît, dis-moi ce qui s'est passé.Il passa une main sur son visage avant de répondre.— J'étais avec ta mère.Stephanelle sentit sa poitrine se serrer.— Où ça ?— Dans cette maison.À côté d'eux, Clara ferma les yeux et poussa un petit soupir.— Je le savais…Stephanelle se tourna aussitôt vers elle.— Tu savais quoi, Clara ?Clara hésita un instant avant de répondre.— Ta mère m'avait demandé de rester dans les environs cette nuit-là. Elle voulait que je sois assez proche pour intervenir si nécessaire.Stephen reprit la parole.— Elena avait découv
La porte venait d’exploser.Des pas précipités résonnaient déjà dans le couloir. Le bruit se rapprochait rapidement, accompagné de cris étouffés venant de l’autre partie de la maison.Ben réagit immédiatement.— Tout le monde, par ici !Les frères se regroupèrent autour de Stephanelle et Lina, formant un cercle serré pour les protéger.Clara, elle, gardait la boîte métallique contre elle.— La sortie secrète est derrière la cuisine.Ils se mirent à avancer rapidement à travers la maison.Stephanelle suivait les autres, mais sa main ne lâchait pas la photographie. Elle n’arrivait toujours pas à détourner les yeux du visage qui y apparaissait. Plus elle le regardait, plus elle avait du mal à accepter ce qu’elle venait d’apprendre.Diego remarqua son expression.— Qui est-ce ?Stephanelle lui tendit la photo sans répondre.Il la prit.À peine ses yeux se posèrent-ils sur l'image que son visage changea.— Non…Stephanelle sentit son inquiétude grandir.— Tu le connais ?Diego resta silenc







