Accueil / Romance / Douceur Volée / CHAPITRE 38 – Le matin vide

Partager

CHAPITRE 38 – Le matin vide

Auteur: L'encre
last update Date de publication: 2026-06-26 16:32:45
Elle coupa l’eau, s’enroula dans une serviette, retourna dans la chambre. Le lit était toujours défait. Elle s’approcha, prit l’oreiller sur lequel il avait dormi, le porta à son visage. L’odeur était encore là. Ce mélange de cuir, de sueur, de sous-bois après la pluie. Une odeur masculine, puissante, qui la prit aux tripes. Elle inspira profondément, les yeux fermés, et pendant un instant, elle fut de nouveau avec lui. Elle sentit ses bras autour d’elle, sa voix dans son oreille, son souffle su
Continuez à lire ce livre gratuitement
Scanner le code pour télécharger l'application
Chapitre verrouillé

Dernier chapitre

  • Douceur Volée   CHAPITRE 102 – Le cycle infernal

    Rebecca resta assise sur le canapé, les vêtements en désordre, le corps encore vibrant, le cœur vide. Elle ne pleura pas. Elle n’avait plus de larmes. Elle se leva, se prépara du thé, et retourna s’asseoir sur le canapé pour attendre la prochaine visite.Les jours sans lui, elle s’occupait comme elle pouvait. Elle avait repris le travail, mais sans enthousiasme. Elle organisait des événements avec une efficacité mécanique, sans passion, sans créativité. Ses collègues la regardaient avec une pitié muette, chuchotaient dans son dos. Elle faisait semblant de ne pas entendre.Elle avait perdu du poids, encore. Ses vêtements flottaient sur elle, ses joues s’étaient creusées, ses poignets étaient devenus si fins que le bracelet en or blanc menaçait de glisser. Elle mangeait peu, dormait mal, vivait dans une sorte de brouillard permanent. Elle était devenue l’ombre d’elle-même, un fantôme qui hantait un appartement trop grand.Un soir, Chloé débarqua à l’improviste. Elle n’avait pas appelé,

  • Douceur Volée   CHAPITRE 101 – Le cycle infernal

    L’appartement du seizième arrondissement avait commencé à se meubler, lentement, par petites touches. Rebecca y passait ses journées quand elle ne travaillait pas, choisissant des meubles, des rideaux, des tapis. Elle avait engagé un décorateur, comme Lémek le lui avait suggéré, un homme discret et efficace qui ne posait pas de questions. Le salon avait maintenant des canapés de velours, la salle à manger une table en chêne massif, la chambre des lampes de chevet et des tableaux aux murs. Mais l’appartement restait froid, impersonnel, comme si les meubles ne suffisaient pas à combler le vide laissé par l’absence.Chloé passait de temps en temps. Elle n’avait plus reparlé du ticket de caisse, ni de ses soupçons, ni de l’enquête qu’elle avait menée avant le mariage. Elle avait compris que Rebecca ne voulait pas entendre, qu’elle n’était pas prête, qu’elle avait besoin de croire encore un peu à son bonheur. Alors elle se taisait, elle souriait, elle buvait du vin blanc dans la cuisine et

  • Douceur Volée   CHAPITRE 100 – Le cycle infernal

    — Pourquoi tu ne m’en as pas parlé ?— Parce que c’était un déjeuner sans importance. Un truc de collègues. Je n’allais pas te faire un compte rendu détaillé de chacun de mes repas.La voix était calme, raisonnable, parfaitement crédible. Rebecca sentit sa méfiance fondre comme neige au soleil. Elle se sentit ridicule, soudain. Elle avait failli faire une scène pour un ticket de caisse. Pour un menu enfant. Pour un déjeuner entre collègues.— Excuse-moi, dit-elle. Je suis fatiguée. Je vois des problèmes partout.— Ne t’excuse pas. C’est ma faute. Je te laisse trop seule. Je te promets que dès que cette mission sera terminée, je prendrai du temps pour toi. Du vrai temps. On partira en week-end. On meublera l’appartement. On vivra comme un vrai couple.— Promis ?— Promis. Maintenant, repose-toi. Et arrête de fouiller mes poches.Il raccrocha. Rebecca resta le téléphone à la main, le visage brûlant de honte. Chloé, derrière elle, n’avait pas bougé.— Alors ? demanda-t-elle.— C’était un

  • Douceur Volée   CHAPITRE 99 – Le ticket

    Chloé ne répondit pas. Elle se contenta de regarder Rebecca avec une expression indéchiffrable, puis elle vida son verre de champagne et se leva. — Bon, dit-elle. On va faire l’inventaire de cet appartement. Pièce par pièce. Pour voir ce qu’il te faut comme meubles. — Chloé... — Pièce par pièce, j’ai dit. Commençons par le dressing. Le dressing était une petite pièce attenante à la chambre principale, avec des placards en bois clair et des tringles à vêtements vides. Les valises de Lémek étaient posées dans un coin, ouvertes, à moitié défaites. Des vêtements dépassaient, des chemises, des pantalons, des sous-vêtements. Chloé s’agenouilla près de l’une des valises, fit mine d’inspecter les placards, puis désigna la valise d’un geste désinvolte. — Tu devrais ranger ses affaires. Les froisser dans une valise, c’est pas bon pour le moral. — Je n’ai pas de cintres. — Alors plie-les. Mais fais quelque chose. Ne reste pas là à te morfondre. Rebecca s’agenouilla à son tour, attrapa une

  • Douceur Volée   CHAPITRE 98 – Le ticket

    Chloé arriva une demi-heure plus tard, les bras chargés de provisions. Du vin, du fromage, du pain frais, une bouteille de champagne qu’elle avait achetée pour célébrer le retour de lune de miel et qu’elle brandit avec un sourire forcé. — Félicitations, Madame Lémek, dit-elle en entrant dans l’appartement. Je suis venue arroser ton mariage, pas te consoler d’un départ précipité. Mais je peux faire les deux. Rebecca ne répondit pas. Elle était toujours assise sur le lit, dans la chambre vide, le téléphone à la main. Chloé posa les sacs sur le plan de travail de la cuisine, traversa le salon désert, et s’arrêta sur le seuil de la chambre. — Waouh, dit-elle en regardant autour d’elle. C’est... spacieux. — C’est vide, corrigea Rebecca. Il n’y a rien. Pas de meubles, pas de rideaux, pas de vaisselle. Juste un lit et un canapé. — C’est un début. Tu vas pouvoir tout décorer à ton goût. — Je n’ai pas de goût. Je n’ai jamais eu les moyens d’avoir du goût. Chloé s’approcha, s’assit près d

  • Douceur Volée   CHAPITRE 97 – Retour brutal

    Rebecca franchit le seuil et s’arrêta net.L’appartement était immense. Un hall d’entrée avec un sol en marbre, un salon double avec des fenêtres qui montaient jusqu’au plafond, une cheminée en marbre sculpté, des moulures aux murs, des lustres en cristal. Les pièces s’enchaînaient, vastes, majestueuses, impressionnantes. Une salle à manger avec une table qui pouvait accueillir douze convives. Une cuisine équipée avec des plans de travail en granit noir. Un bureau avec des bibliothèques en acajou. Deux chambres, trois salles de bains, un dressing grand comme son ancien appartement.Mais tout était vide.Pas de meubles, à part quelques pièces éparses qui semblaient avoir été déposées là à la hâte. Un canapé dans le salon, seul au milieu du parquet. Un lit dans la chambre principale, sans tables de chevet, sans lampe. Pas de rideaux aux fenêtres. Pas de tapis sur le sol. Pas de tableaux aux murs. Rien. Le vide absolu, glacé, minéral.— C’est... c’est immense, dit Rebecca en tournant sur

Plus de chapitres
Découvrez et lisez de bons romans gratuitement
Accédez gratuitement à un grand nombre de bons romans sur GoodNovel. Téléchargez les livres que vous aimez et lisez où et quand vous voulez.
Lisez des livres gratuitement sur l'APP
Scanner le code pour lire sur l'application
DMCA.com Protection Status