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CHAPITRE 96 – L’appel qui change tout

Autor: L'encre
last update Data de publicação: 2026-07-07 14:04:00
L’appel dura moins de trois minutes. Quand il raccrocha, il resta un long moment immobile, face à l’océan, le téléphone pendant au bout du bras. Puis il se retourna et revint vers la villa.

Son visage était fermé. Dur. Impénétrable. Le visage du soldat qu’il était, ou qu’il prétendait être. Le visage de l’homme qui avait vu des choses terribles et qui avait appris à ne rien montrer.

— Qu’est-ce qui se passe ? demanda Rebecca en se levant.

— Rien de grave. Un problème sur une mission en cours.
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  • Douceur Volée   CHAPITRE 204 – L’alerte

    Julien posa la lettre sur la table, prit Rebecca dans ses bras, la serra contre lui.— Il ne recommencera pas. On ne le laissera pas faire. On va montrer cette lettre à Maître Morel, on va prévenir la police, on va renforcer la sécurité. Et s’il ose s’approcher de toi, de nous, de qui que ce soit, il retournera en prison pour de bon.— Tu ne le connais pas. Il est patient, méthodique, obsédé. Il n’a jamais accepté de me perdre. Pour lui, je suis encore "sa sucrée". Sa propriété. Sa chose.— Tu n’es pas sa chose. Tu es une femme libre, forte, qui a survécu à tout ce qu’il t’a fait. Et moi, je suis là. Je ne le laisserai pas te faire du mal. Jamais.Elle hocha la tête, mais au fond d’elle, la peur continuait de gronder, comme un orage lointain. Elle savait que Julien était sincère, qu’il ferait tout pour la protéger. Mais elle savait aussi que Lémek était capable de tout. Capable du pire. Et cette lettre, ces quelques mots griffonnés sur un papier de prison, étaient une promesse. Une pr

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    — Je ne suis pas les autres, murmura-t-il contre ses cheveux. Je ne suis pas Lémek. Je suis Julien. Et Julien, le matin, il prépare le café. Il beurre les tartines. Il attend que la femme qu’il aime se réveille.— Tu m’aimes ?— Oui. Je t’aime. Je ne te l’ai pas dit hier soir, parce que je ne voulais pas que tu croies que c’était à cause du désir, ou de la passion, ou de quoi que ce soit d’autre. Je te le dis maintenant, à la lumière du jour, dans cette cuisine qui n’est pas rangée, avec cette chemise trop grande que tu portes et qui me rend fou. Je t’aime, Rebecca. Simplement. Vraiment.— Moi aussi, je t’aime, Julien. Je ne pensais plus être capable d’aimer. Je croyais que Lémek avait tout détruit, tout brûlé, tout dévasté. Mais toi, tu as planté quelque chose de nouveau dans les ruines. Quelque chose de fragile, de minuscule, mais qui grandit chaque jour.— C’est ça, l’amour. Ce n’est pas un incendie. C’est une plante. Une plante qui a besoin de temps, de patience, de douceur. Et no

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    Il rit doucement, un rire fatigué mais heureux.— Quand tu veux. Demain matin, si tu es sage. Dans une heure, si tu n’es pas trop fatiguée. Toute la vie, si tu veux bien de moi.— Toute la vie, c’est bien. Toute la vie, c’est parfait.— Alors je resterai toute la vie. Je ne disparaîtrai pas. Je serai là à ton réveil. Avec le café. Avec le soleil. Avec tout ce que tu voudras.— Pour toujours ?— Pour toujours, c’est long. Mais je resterai aussi longtemps que tu voudras de moi.— Alors tu resteras pour toujours.Elle sourit dans le noir, se blottit contre lui, et s’endormit paisiblement, le sourire aux lèvres. Cette nuit-là, pour la première fois depuis des années, elle avait fait l’amour. Vraiment. Pas de la baise, pas de la possession, pas de la consommation. De l’amour. Le vrai. Celui qui donne sans rien attendre. Celui qui respecte, qui écoute, qui découvre. Celui qui guérit.Et elle sut, au moment de sombrer dans le sommeil, que plus jamais elle n’accepterait autre chose. Plus jama

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