LOGINLoic leva son épée.
leave empty Il est temps que tu meures, Pierre de Avore leave empty, dit-il calmement. leave empty Tes fidèles loups te rejoindront en enfer. leave empty
Pierre croisa son regard.
leave empty Si je tombe, jura-t-il, je tomberai en tant qu’Alpha. leave empty
Des flashs de sa vie défilèrent dans son esprit : le rire de son neveu, son oncle, son trône… ainsi que sa mère.
Pierre ferma les yeux, se préparant à recevoir le coup de lame dans la gorge.
Au moment où celle-ci s’abattit, une autre épée la heurta.
Pierre leva les yeux et vit un homme portant un masque et un chapeau, qui bloquait le coup de Loic.
leave empty C’est encore toi… l’Homme de l’ombre leave empty, s’exclama Pierre.
leave empty Est-ce ainsi que tu t’adresses à ton sauveur ? leave empty demanda l’homme.
Loic plissa les yeux, surpris par cette intrusion.
leave empty Et qui es-tu ? leave empty demanda-t-il.
leave empty Tu peux m’appeler Mystery leave empty, répondit l’homme. leave empty Je suis un métamorphe. Plutôt un gardien, ou tout ce que tu jugeras bon. Et je vais te mener à ta perte. leave empty
leave empty Alors, c’est toi, Loic. J’aimerais tester tes capacités, espèce de suceur de sang fou leave empty, ajouta Mystery.
Loic, furieux, brandit son épée. Le choc de l’acier résonna comme un coup de tonnerre. Pierre écarquilla les yeux : les compétences de combat de Mystery étaient extraordinaires. Même lorsque les forces de Loic convergèrent, Mystery tint bon, tel un fantôme d’une précision mortelle.
leave empty C’est tout ce que tu as dans le ventre, suceur de sang ? leave empty se moqua Mystery en esquivant un coup.
leave empty Tu es très faible leave empty, ajouta-t-il en souriant.
leave empty Tout d’abord, grogna Loic, je vais te couper cette bouche !
Les pensées de Pierre vagabondèrent vers l’époque où il avait dix ans et chassait avec son bêta.
leave empty Cours plus vite, Hugo ! leave empty avait-il crié.
leave empty Ralentis, Alpha. Nous avons encore toute la journée leave empty, répondit Hugo.
leave empty Non ! Je vais attraper cette antilope leave empty, insista Pierre en se précipitant vers l’avant.
Soudain, une flèche vola vers lui, mais un jeune garçon, masqué et encapuchonné, intervint, guidant Pierre et Hugo vers un endroit sûr avant de disparaître aussi vite qu’il était apparu.
Pierre chassa ce souvenir et revint au présent.
Un autre flash des événements récents le frappa : la nuit où Sam, l’un de ses guerriers et gardes du corps, lui avait apporté son repas de minuit, qui avait été repoussé d’un geste de la main.
leave empty Qui ose insulter le roi ? leave empty avait tonné Pierre… puis l’Homme de l’Ombre était apparu.
leave empty Vous ? leave empty avait demandé Pierre.
leave empty Comment osez-vous, vous, l’ennuyeux Homme de l’Ombre ? leave empty avait-il ajouté.
leave empty Je vais prendre ça comme un compliment leave empty, avait gloussé Mystery. leave empty Mais arrête de m’appeler l’Homme de l’Ombre. Je suis Mystery, et je viens de te sauver la vie. Cette nourriture était empoisonnée. Tu devrais me remercier, espèce d’ingrat. leave empty
La colère de Pierre avait éclaté. leave empty Qu’est-ce que tu racontes ? Je devrais te trancher la langue ! leave empty
Mystery pointa son épée vers Sam. leave empty Pourquoi empoisonnerais-tu ton roi ? Ne te traite-t-il pas bien ? leave empty
leave empty Je… Je ne comprends pas ce que tu veux dire, balbutia Sam. Je ne suis pas responsible de la cuisine. leave empty
leave empty Tu ferais mieux de l’être, dit Mystery, sinon tu rendras ton dernier souffle. leave empty
leave empty Mon roi, je n’oserais jamais faire une chose pareille leave empty, insista Sam, le visage livide.
leave empty Alors mange ce repas leave empty, ajouta Mystery.
Pierre appela le personnel de cuisine. Le repas avait été préparé par sa nounou personnelle, une femme qui avait toujours pris soin de lui comme une mère.
Il se tourna vers Sam. leave empty Prends ce repas. leave empty
leave empty Je… je ne peux pas, mon roi. Si c’est empoisonné, je mourrai leave empty, répondit Sam.
Pierre ordonna à Hugo de fouiller les quartiers de Sam et ceux de la nounou. Ils trouvèrent des substances toxiques.
leave empty Explique-moi ça, Sam. Même si tu avais l’intention de faire du mal, pourquoi laisser des preuves derrière toi ? leave empty demanda Pierre.
Sam tomba à genoux. leave empty Je suis désolé, mon roi. Cela ne se reproduira plus. leave empty
leave empty Qui t’a ordonné de faire cela ? leave empty insista Pierre, mais Sam endossa toute la responsabilité. Même la torture ne parvint pas à lui faire avouer le contraire.
Pierre se tourna vers Mystery, qui restait silencieux.
Alors, pourquoi es-tu encore là ? leave empty demanda-t-il.
leave empty Tiktikrik leave empty, répondit Mystery en secouant la tête. leave empty Tu es aussi impitoyable qu’on le dit. Je vais prendre congé, puisque je ne suis pas le bienvenu. leave empty
leave empty Attends leave empty, l’interrompit Pierre. leave empty Comment se fait-il que tu sois toujours là quand je suis en danger ? leave empty
leave empty C’est une bonne question leave empty, répondit Mystery. leave empty D’abord, remercie-moi. Ensuite, je te répondrai. leave empty
leave empty Tu peux oublier ça et partir. Qui sait si tu n’es pas de mèche avec l’ennemi ? Si je baisse ma garde, tu pourrais frapper.
Ha ! Mystery éclata de rire. leave empty Si je voulais ta mort, est-ce que je me donnerais autant de mal ? Tu es très apprécié par la déesse de la Lune. Quelqu’un qui t’était cher… don’t le dernier souhait était de te protéger… a été entendu par elle. J’ai été choisi pour te protéger. Chaque fois que tu es en danger, je le sens comme un lien. Ce médaillon que je porte m’aide à sentir ton péril. J’apparais toujours au dernier moment. C’est un pouvoir qui m’a été conféré. Je suis un métamorphe, tu vois ? leave empty
La voix de Pierre était froide. leave empty Maintenant, tu peux partir. J’ai les informations don’t j’avais besoin. leave empty
leave empty Ha, petit rusé. C’était donc ton plan depuis le début. La prochaine fois que tu seras en danger, ne compte pas sur moi pour venir leave empty, avertit Mystery.
Alors que Mystery s’apprêtait à disparaître en utilisant ses pouvoirs, Pierre dit leave empty attends leave empty. Puis il marqua une pause. leave empty Merci, Shadow Man. leave empty
Mystery sourit et partit, laissant Pierre plongé dans ses pensées.
leave empty Alpha ? Alpha ! Ça va ? leave empty appela Étienne. Pierre revint brusquement à la réalité.
leave empty L’aconit est toujours actif. Je ne peux pas utiliser toute ma force leave empty, marmonna Pierre.
leave empty Tu es trop fort, Mystery leave empty, dit Loic tout en combattant. leave empty Tu veux bien me dire d’où tu viens ? leave empty
leave empty Tu n’as pas besoin de savoir d’où je viens, seulement où tu vas : en enfer leave empty, répondit Mystery.
leave empty Tu devrais aller en enfer et y régner. Arrête de causer des problèmes ici. leave empty
Alors que Mystery parlait, un vampire derrière lui attaqua.
leave empty Attention ! leave empty cria Jake, mais il était trop tard : l’épée trancha l’épaule de Mystery, et le sang coula à flots.
Loic profita de son avantage pour frapper Mystery dans le dos. Mystery tomba, se tordant de douleur.
leave empty Mystery ! leave empty cria Pierre.
leave empty Maintenant… il est temps d’en finir leave empty, grogna Loic en s’avançant vers Pierre.
L’épée de Loic s’enfonça dans la poitrine de Pierre avec une force écœurante. La douleur se propagea comme une traînée de poudre le long de ses côtes, et il haleta, agrippant le métal qui se tordait cruellement dans son corps. Une chaleur envahit ses doigts, collante et rouge. Ses genoux menaçaient de se dérober, sa vision vacillait, mais il serra les dents et se força à rester debout. Le monde tournait autour de lui, les sons étaient sourds et lointains – le rugissement de la bataille, les cris de ses guerriers – mais il pouvait encore entendre le souffle rauque de Loic et le sifflement de la lame qui tournait à nouveau.
Les guerriers se figèrent, l’horreur se lisant sur leurs visages. Les griffes d’Étienne se crispèrent instinctivement, alors qu’il gisait vaincu, trop faible pour se relever. Hugo serra les mâchoires, les poings crispés, impuissant à arrêter l’attaque. Les corps de Jake, Jay et Ervin tremblaient de rage et de peur — ils pouvaient à peine bouger, leurs forces sapées par le piège.
Les yeux de Loic brillaient de malice alors qu’il levait son épée, visant la tête de Pierre pour l’achever. La pièce semblait rétrécir sous le poids de sa présence, son aura rayonnant la mort.
Puis, dans un élan de volonté pure, Mystery, blessé lors des attaques précédentes, bondit devant Pierre.
Soudain, le temps changea. Un éclair déchira le ciel, suivi d’un tonnerre assourdissant qui fit trembler les murs. Un vent glacial balaya la pièce, apportant avec lui un sentiment de malheur imminent. Les guerriers frissonnèrent, et même les vampires de Loic s’arrêtèrent, déconcertés par la fureur soudaine de la tempête.
Puis, deux sons résonnèrent simultanément, se répercutant dans la salle avec une puissance à faire trembler les os, laissant tout le monde stupéfait.
leave empty Assez ! leave empty
Le souffle d'Aurielle se coupa et elle tendit la main, effleurant son bras du bout des doigts. Ce contact fut doux, un rappel de sa présence, rassurante.Aiden ferma les yeux un long moment, la tension dans ses épaules se dissipant comme si sa seule présence pouvait l'ancrer. Lorsqu'il la regarda à nouveau, la tempête qui régnait dans son regard s'était apaisée, remplacée par un remords fragile et humain.Aurielle s'approcha encore, juste assez pour sentir sa chaleur, stable et vivante. « Tu n'es pas la bête que je craignais, dit-elle doucement. Je commence à te comprendre. » « Tu es toujours toi. Et nous… nous pouvons affronter cela ensemble. » Aiden déglutit, le loup en lui apaisé – ni vaincu, ni renié, mais à l'écoute.Il s'agenouilla près d'elle, leurs épaules se frôlant à peine.Et à cet instant, la retenue n'était pas une faiblesse.C'était un choix. La lune régnait encore sur le ciel.Au fond de lui, Aiden respirait – lentement, régulièrement – ancré non par l'instinct, mais p
« Je n'ai pas peur de toi », dit doucement Aurielle.C'était un mensonge.Mais elle resta malgré tout.Aiden tourna la tête.Leurs regards se croisèrent.Et la tempête qui grondait en lui se fissura.Non pas disparue. Non pas apprivoisée.Mais elle fléchissait.Il baissa sa tête massive – d'un cheveu seulement. Une soumission qu'il n'avait jamais accordée à la lune auparavant.Aurielle tendit la main.Sa main resta suspendue un instant, le souffle coupé.Puis elle effleura sa fourrure.La rage ne s'évanouit pas.Elle s'apaisa.Et pour la première fois par pleine lune, Aiden ne s'enfuit pas.Le tumulte intérieur d'Aiden ne cessa pas d'un coup.Il s'apaisa.Comme une marée contrainte de se retirer malgré elle.Sa main était chaude. Trop chaude. Trop réelle. Au moment où ses doigts s'enfoncèrent dans sa fourrure, quelque chose en lui se brisa – non pas violemment, mais douloureusement, comme une articulation remise en place de force après des années d'errance.À moi.Cette pensée surgit
La pleine lune se leva, lourde et impitoyable, inondant le domaine du palais d'une lumière argentée.Dehors, les loups se déplaçaient par paires – leurs corps puissants et massifs pressés les uns contre les autres. Des grognements sourds, des murmures intimes, le craquement discret des liens en harmonie. Personne ne s'éloignait de son partenaire ce soir-là.Personne n'approchait de l'aile est.Aurielle entendit le premier fracas venant de ses appartements – un bruit violent et résonnant qui fit trembler les vitres de ses fenêtres. Puis un autre. Un rugissement suivit, rauque et débridé, bien loin de la voix maîtrisée qu'elle connaissait de Pierre.Son cœur s'emballa.Elle pénétra dans le couloir et se figea.Des loups bordaient la cour en contrebas, massifs et alertes, leur attention fixée non pas sur la lune, mais sur une porte scellée. Leurs compagnons se tenaient près d'elle, les mains enfouies dans la fourrure, apaisant, rassurant.Quelque chose clochait. Aurielle se dirigea vers
Aurielle se réveilla dans le silence de ses appartements. Pierre était parti. La lumière du matin filtrait à travers les hautes fenêtres, douce et apaisante, et pour la première fois depuis des jours, son corps lui semblait plus léger : la douleur s'était estompée, ne laissant qu'un vague souvenir de la morsure. Elle se demanda brièvement où il pouvait bien être, puis se rappela qu'il était le roi.On frappa doucement à la porte.Rosa entra, accompagnée d’une autre femme. Elle se précipita vers Aurielle, le regard inquiet. « Comment te sens-tu ? » demanda-t-elle, portant un petit plateau avec de la soupe fumante.Aurielle jeta un coup d’œil à l’autre femme, remarquant sa posture posée et ses vêtements impeccablement ajustés. « Qui est-elle ? »Rosa sourit. « Voici Francisca, la compagne d’Hugo. Elle se joindra à nous aujourd’hui. »Francisca inclina la tête, d’une voix chaleureuse. « Je suis ravie de te rencontrer enfin. Cela fait longtemps que je souhaitais te rencontrer. Ces vêtem
Rosa retint brusquement son souffle. « Elle a bougé. »D'un seul bond, Pierre se retrouva à côté du lit.Il s'arrêta juste avant de la toucher.Au lieu de cela, ses doigts se crispèrent lentement le long de son corps.La marque sur le cou d'Aurielle scintillait faiblement, et le regard de Pierre s'y fixa. Quelque chose passa dans son regard — sombre, intense, indéniablement possessif — mais en dessous coulait une ligne tendue de retenue, tendue à l’extrême.Julien le remarqua.Son regard passa des mains crispées de Pierre à ses épaules rigides, puis revint sur Aurielle. Il ne dit rien, mais changea de position — se rapprochant subtilement, comme s’il se préparait à l’impact.Rosa murmura, presque pour elle-même : « Elle brûle. »Pierre ne répondit pas.Il observait Aurielle respirer.Il observait les plus infimes signes de vie comme s’ils étaient les seules choses qui le retenaient dans cette pièce.Quand ses sourcils se froncèrent, quand un faible son s’échappa de ses lèvres, son co
Cette nuit-là, Pierre ne resta pas.L'attraction était trop forte : son parfum, sa présence, ce lien qui vibrait sous sa peau comme une créature vivante. Rester à ses côtés aurait signifié lutter contre des instincts qu'il ne se sentait pas capable de maîtriser. Il choisit donc une nouvelle fois la retenue.Il prit la chambre voisine, refermant doucement la porte derrière lui. Le lit accueillit son poids, mais son corps refusa le repos. Le lien le tirait, doux et insistant, comme des doigts enroulés autour de ses côtes. Quelque part au-delà du mur, Aurielle respirait — et son loup répondait. Pierre serra les mâchoires, fixant le plafond jusqu’à ce que l’obscurité s’éclaircisse et que la nuit cède. Au matin, Pierre était déjà parti. Les jardins du palais s’étendaient sous ses pas mesurés. Les gardes se redressaient à son passage. Un capitaine de patrouille prit la parole ; Pierre écouta sans l’interrompre, corrigea une formation d’un geste de la main, en redirigea une autre d’un







