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In Time, the Truth

In Time, the Truth

By:  Rice NoodlesCompleted
Language: English
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My husband, Alex Carter, is a top AI engineer. He one day gets drugged by a new intern at his company, and one night of chaos follows. He calls me the next morning, his voice hoarse from a hangover and filled with unfamiliar panic. "Em, I messed up. But don't worry. I gave her enough money to disappear from this city." After ten years together, I believe it is just a momentary lapse in judgment. Six months later, Alex's company suffers the worst cyber attack in its history, with core data hanging by a thread. I rush back from a fragrance exhibition in Astral, only to witness a scene at the data center entrance that sends me into shock. Alex stands outside the tightly sealed door, his face showing a weariness and guilt I have never seen before. The doctor says that the intern, Brooke Anderson, is three months pregnant and has spent 72 hours with him in the high-radiation server room. Now, she shows signs of miscarriage. Later, Brooke gives birth to twins, a boy and a girl. The entire Carter family is ecstatic. I remove the wedding ring that has accompanied me for ten years, my fingertips turning ice cold. I dial the number saved with only one letter "S" and say, "Mr. Sullivan, I accept the collaboration you proposed last time." A low, soft laugh comes from the other end of the line. "Ms. Emma Shaw, that's a wise decision."

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Chapter 1

Chapter 1

Cassy

Je me réveille en sursaut, le cœur tambourinant, la respiration saccadée. Encore ce même rêve étrange. Cela fait des semaines que cela dure. Je vois toujours le même visage, le même homme. Il est grand, des épaules larges et il a des yeux bleu d’une intensité presque surnaturelle. Son regard semble me transpercer, comme s’il réclamait quelque chose en moi. C’est terrifiant et fascinant à la fois. Je fixe le plafond de ma chambre, essayant de calmer mes nerfs. À travers la fenêtre, les lumières de New York clignotent encore, timides dans l’aube naissante. Je jette un œil à mon téléphone : il est 5 h 47. Encore une nuit à dormir à peine quatre heures. Mon emploi du temps au Newyorktimes est déjà chargé, et ces rêves à répétition n’arrangent rien. Je soupire. Je me lève et file sous la douche. L’eau chaude sur ma peau atténue un peu la tension, mais pas assez pour effacer le visage de cet homme. J’attrape mon déshabillé et traîne les pieds jusqu’à la cuisine pour me faire un café serré. Je traverse le salon spacieux. J’aime cet appartement. J’y suis installée depuis plusieurs années. J’ai la chance de ne manquer de rien financiérement suite au légue de mes parents. Je me sers une tasse de café, savourant le goût amer qui éveille mes sens. Mon regard se pose sur la vue imprenable de Manhattan depuis les fenêtres. Malgré le tumulte extérieur, ici, tout est calme et serein. Mon reflet dans la vitre me renvoie l’image d’une femme échevelée, le regard cerné, les cheveux encore humides.

— Super allure, Cassy, tu fais peur…

Je murmure, cynique. J’entends soudain mon téléphone vibrer. Un appel vidéo de Charlotte, ma meilleure amie. Elle est artiste peintre. Depuis deux ans, elle vit dans le sud de la France. Je décroche aussitôt.

—  Hello ma belle ! T’as une mine épouvantable. Pas encore dormi ? 

—  Oh, si… quatre bonnes heures…

—  Des cauchemars, encore ? 

—  Oui… mais c’est pas vraiment des cauchemars, tu sais, c’est plus… un homme. Toujours

le même. Il me regarde, il me dit rien. C’est… dérangeant. 

—  Et tu n’as jamais vu ce gars dans la vraie vie ? 

—  Non. J’aurais pas pu oublier un regard pareil. 

Je hausse les épaules et porte ma tasse de café à mes lèvres.

—  Faut que tu décroches un peu, Cassy. Et si tu prenais quelques jours de congé ? Va voir

autre chose… ou viens me voir tiens. 

—  Je t’avoue que je crève d’envie de venir. Mais j’ai des articles à rendre, et mon rédac’ chef va faire une crise si je file maintenant. Je verrai si je peux m’échapper quelques jours. 

—  Allez, file bosser, tu vas encore être en retard. On s’appelle ce soir, hein ?

—  Promis. 

Je raccroche. Sa voix rassurante me manque déjà. Charlotte, c’est un peu comme ma sœur. On s’est connues à l’âge de 10 ans au pensionnat, et malgré la distance, on est toujours aussi proches. Je termine mon café d’un trait, jette un regard sur l’heure. Je vais être en retard. Je saute dans un jean noir, un chemisier blanc, enfile mes bottines et file vers la porte.

J’arrive devant l’immense building du journal, l'un des plus influents et respectés au monde, où je bosse depuis plus de deux ans.  J’ai eu un poste juste à la sortie de lécole de journalisme. Comme toujours, le hall est bondé. Je salue rapidement Ralph, le gardien, puis fonce vers l’ascenseur. À l’étage, je suis accueillie par Dimitri, je l’aime bien même si parfois il est un peu trop …entreprenant avec moi.

—  Cass ! T’es superbe ce matin. T’as fait quelque chose à tes cheveux ? 

— Salut Dim.

— Tu sais qu’on doit rendre l’article sur le scandale des immeubles vétustes avant midi ? Je te laisse relire ? 

—  Super. Envoie le doc, je corrige ça en vitesse. 

Je passe entre les bureaux, sens le regard de certains collègues sur moi. J’esquisse un sourire poli et m’installe devant mon ordinateur. Il n’est que 8h30, mon écran est déjà noyé de mails urgents. Tandis que j’essaie de me plonger dans l’article, je sens encore ce visage et ses yeux qui me hante. Ça finirait presque par m’obseder. Deux heures s’écoule péniblement, je fais une pause. Je descends au café en face pour me prendre un latte avec Dimitri et Julia. Elle est photographe. Il pleut dehors, un crachin gris. Il nous raconte sa dernière conquête.

—  Elle s’appelle Amber, elle est photographe freelance, vous l’adoreriez  ! Bon, je reconnais qu’elle parle un peu trop, mais… elle a du charme. Un truc, tu vois  Julia? 

— Je vois. Elle est au courant que tu parles d’elle ainsi à longueur de journée ? 

— T’inquiète. Et toi, du neuf  Cassy? T’as jamais parlé de mec. Ça te dit pas qu’on se fasse un petit resto un de ces soirs ? Histoire de décompresser. Juste toi et moi. 

— Je suis certaine que cela plaîrait à Amber, s’exclame Julia.

—  C’est gentil, Dim. Mais tu sais, je suis un peu… j’ai d’autres chats à fouetter. 

—  Comme tu voudras. Mais l’invitation tient toujours. 

Il y a un léger flottement. Julia se racle la gorge. Il insiste souvent c’est vrai, mais je le trouve inoffensif. Il est sympa, c’est juste que… je n’ai pas la tête à ça. Pas de place pour les amours, encore moins pour Dimitri. Je jette un coup d’œil à la rue. L’averse a redoublé.

— On remonte ? J’ai encore mille trucs à faire avant midi. 

Dimitri et Julia acquiésent. On termine nos cafés en silence en retournant à la rédaction. Alors que je suis absorbée par mon article, Mélanie la standardiste me fait signe qu’un courrier vient d’arriver pour moi. Je découvre une enveloppe sur laquelle est inscrit mon nom en lettres calligraphiées. Je fronce les sourcils. J’ouvre et y trouve une lettre écrite à la main.

« Mademoiselle Read.

J’ai en ma possession des documents concernant Henry Black. Il est impératif que nous prenions contact de toute urgence. Je vous prie de me rappeler au plus vite.

Cordialement,

Me Swan. »

Mon cœur se met à cogner. Henry. Je l’ai peu vu durant mon enfance, pourtant c’est lui qui était mon tuteur légal après le décès de mes parents. Mais pourquoi un avocat ? Et pourquoi “de toute urgence” ? J’attrape mon portable et compose le numéro indiqué.

—  Allô ? Me Swan ? Ici Cassandre… Read. 

—  Mademoiselle Read, merci de rappeler si vite. Je… je crains d’avoir une mauvaise nouvelle. Monsieur Black est décédé il y a quelques jours. Son testament exige expressément que vous veniez en Californie pour régler certaines formalités. 

—  Henry… mort ? Mais… je… Comment ? 

—  Je ne suis pas habilité à vous donner les circonstances précises. Tout ce que je peux vous dire, c’est que la succession vous concerne vous et son fils Loghan Black, ainsi que la maison de la meute enfin je veux dire  la maison familiale. Il est crucial que vous veniez sur place. Je peux m’occuper de vos billets d’avion et de l’hébergement. 

—  Son fils…Attendez… Il y a des gens qui vivent dans cette propriété? C’est beaucoup d’informations. Je… Je ne sais pas si je pourrai me libérer. 

— Pardonnez-moi d’insister. Je comprends. Mais sachez que c’est urgent. Les volontés de Monsieur Black doivent être exécutées dans les plus brefs délais. C’est une question de sécurité Mlle Read.

Je raccroche, les mains moites. Henry… disparu. J’ai du mal à assimiler la nouvelle. Même si je ne le voyais que rarement, il était comme un ange protecteur dans ma vie. Il avait toujours été là dans les moments important de ma vie. Il gardait une certaine distance et j’en ignore la raison mais je sais qu’il était attaché à moi et à mes parents. Je m’aperçois que Dimitri me regarde, intrigué.

—  Tout va bien ? T’as l’air sous le choc. 

— Un ami de la famille est mort… j’ignorais que… enfin… c’est compliqué. 

La gorge nouée, je prends une décision impulsive. Je récupère mes affaires, me lève et fonce vers le bureau de mon rédac’ chef. Il sursaute lorsque j’ouvre la porte sans frapper.

—  Dave, je dois partir quelques jours. J’ai… une urgence familiale. 

—  Attends, quoi ? Qu’est ce qui se passe exactement? T’as un article à rendre à la fin de la semaine je te rappelle. 

— Je sais, mais je peux le gérer à distance. Je dois me rendre en Californie du Nord dès que possible. Je ne te le demanderai pas si ce n’était pas important.

Il me fixe avec un air contrarié, puis soupire lourdement.

—  OK, d’accord, mais je veux ton papier avant vendredi, compris ? 

— Ok. Merci. 

— Cassy? Je dois m’inquiéter?

Je le regarde mais ne répond pas. Sans plus attendre, je sors de la rédaction, l’enveloppe serrée contre ma poitrine. Dehors, une pluie battante s’abbat désormais sur la ville. J’arrête un taxi qui me dépose trempée devant mon immeuble. Une fois à l’intérieur de mon appartement, je retire mes vêtements trempés et récupére une serviette dans la salle de bain pour me sécher. Je me sens vide, comme si quelque chose venait d’exploser en moi. Henry… disparu. Je repense à ces visites. Il venait quand même me voir plusieurs fois par an… il était toujours si discret, presque distant…mais si…charismatique. Ses cheveux bruns, légèrement ondulés, étaient toujours impeccablement coiffés, et ses yeux gris semblaient scruter au-delà des apparences. Son sourire était rare mais sincère, illuminant brièvement son visage sérieux. Ses mains fortes mais délicates serrant les miennes étaient réconfortantes. Puis, aussitôt, il repartait, laissant derrière lui un grand vide. Il n’a jamais été un père de substitution, mais… une présence, un pilier dans l’ombre. Sa force tranquille et son aura protectrice m’ont toujours rassurée, même dans les moments les plus sombres… Je dois savoir ce qui lui est arrivé. Je compose sans attendre le numéro de Me Swan.

—  Me Swan, Mlle Read à nouveau. Je suis prête à venir au plus vite.

Un silence bref de l’autre côté, puis sa voix reprend, plus rassurante.

 — Très bien. J’attendais votre appel. J’ai déjà tout organisé dans le doute où vous accepteriez  de venir dans les plus brefs délais. Un chauffeur vous conduira demain matin à JFK. Vous prendrez un premier avion direction San Francisco puis un deuxiéme pour Eureka où Monsieur Green, le …bras droit de Monsieur Black, vous attendra et vous conduira à la propriété de Forks Wood. Je vous y attendrais également.

Je raccroche, un mélange d'excitation et de nervosité m'envahit. J’ai tellement de question. Je me traîne dans la chambre pour préparer une petite valise. J’embarque quelques vêtements, mon ordinateur, mes affaires de toilette. Mon regard se pause sur une vieille photo de mes parents, placée dans un cadre doré sur la commode. Je la soulève et mon cœur se serre. Je n’ai quasiment aucun souvenir d’eux, j’avais à peine six ans quand ils sont morts dans cet accident de voiture. Tout ce que je connais, ce sont ces images. Celles d’un couple qui semble heureux. Ils étaient si jeunes. Je décide d’appeler Charlotte pour la prévenir de mon iminent départ.

—  Cassy ? Qu’est-ce qui se passe ? T’as une drôle de voix?

—  Henry… Il est décédé. 

—  Mon Dieu, je suis désolée… Que s’est-il passé ? 

—  Je ne sais pas. Un avocat m’a appelée. Je dois partir en Californie pour régler un tas de formalités et rencontrer son fils Loghan. 

— Il avait un fils? Je prends un billet pour New York, et on y va ensemble. 

—  Non… C’est gentil, mais je vais gèrer. Je voulais juste te prévenir. 

—  D’accord. Fais attention à toi. Tiens moi au courant de tout. Tu me promets ? 

—  Promis. 

Je coupe l’appel et finalise mon sac. Je me regarde dans le miroir. J’ai le sentiment étrange que je ne serai plus jamais la même quand je reviendrai ici.

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