LOGINPOINT DE VUE : ALESSIA
— Devine quoi ? Je me laisse tomber à côté de Zayden sur le lit. Il reste parfaitement immobile, occupé à feuilleter les pochettes de ses albums, et sans même lever les yeux vers moi, il répond : — Quoi ? Je fronce les sourcils. — Tu es censé deviner. C'est seulement à ce moment-là qu'il relève la tête. Il soupire, pose une pochette à côté de lui et m'accorde enfin toute son attention. — Tu as trouvéPOINT DE VUE : ALESSIAJe la regarde, surprise par la simplicité de sa réponse. C'est tout ? Elle ne se moque pas de moi, ne me regarde pas comme si j'étais une créature étrange et ne cherche pas non plus à me faire comprendre que je suis inférieure aux autres. Elle me répond simplement, comme si le fait que je sois humaine n'avait rien d'exceptionnel.Un sourire se dessine lentement sur mes lèvres. Ils s'en fichent, ils se fichent réellement du fait que je ne sois pas une louve, et une chaleur réconfortante envahit ma poitrine, car je ne m'étais pas rendu compte à quel point j'avais besoin d'entendre ces mots. Dans mon ancienne meute, ma différence a toujours été une raison de me rejeter, de me rabaisser et de me faire souffrir, et j'ai fini par croire que je devais constamment me préparer à être méprisée, peu importe l'endroit où je me trouvais. Pourtant, ici, les choses sont différentes : ces gens viennent à peine de me rencontrer, mais ils m'accueillent parmi eux sans me
POINT DE VUE : ALESSIA— Tu as déjà rencontré Tobias Redgrave, m'explique Draven en désignant le jeune homme aux cheveux blonds et aux yeux verts.Tobias m'adresse un petit signe de tête auquel je réponds aussitôt. Je commence à peine à m'habituer à tous ces nouveaux visages que Draven poursuit les présentations.— Et voici sa petite sœur, Elowen Frost.La jeune fille possède les mêmes cheveux blonds et les mêmes yeux verts que son frère, et il est impossible de ne pas remarquer leur ressemblance. Draven continue ensuite de me présenter ses amis, en prenant soin de désigner chacun d'eux.— Là, tu as Ronan Duskwood et sa compagne, Sienna Fairbourne. Ensuite, voici Magnus Crowhurst, Arabella Thornfield, Riven Blackthorn et Cedric Ashbourne.Je regarde attentivement chaque personne à mesure qu'il prononce son nom, et, à ma grande surprise, je parviens à tous les retenir. Ronan Duskwood a les cheveux noirs et les yeux marron, tandis que, à ses côtés, Sienna Fairb
POINT DE VUE : ALESSIAJe tourne lentement la tête vers Draven, qui semble au contraire sur le point de disparaître sous terre. Son visage a pris une teinte rouge vif et son expression est devenue si sombre que je dois me mordre l'intérieur de la joue pour ne pas éclater de rire. Il n'a jamais embrassé personne ? Pas une seule fois ? Je savais qu'il avait attendu sa compagne, mais je ne pensais pas qu'il était allé jusqu'à préserver son premier baiser pour moi, et cette révélation me touche bien plus que je ne veux l'admettre.— Ophelia, ça suffit, marmonne-t-il.Mais la jeune femme est lancée et ne prête aucune attention à son avertissement.— Et puis, il y a aussi cette fois où…Draven la repousse doucement sur le côté avant de lui lancer un regard noir qui suffirait probablement à faire trembler n'importe qui d'autre. Pas Ophelia, apparemment, qui affiche toujours son sourire malicieux, visiblement ravie de l'embarrasser devant tout le monde.Pendant ce te
POINT DE VUE : ALESSIA— Pourquoi ?Draven s'arrête devant moi et baisse les yeux vers mon visage. Son expression se fait plus tendre, même si une pointe de possessivité demeure dans son regard.— Bébé, à moins que je te mette un sac sur la tête, tu seras toujours aussi belle. Et même ça ne servirait probablement à rien.Je sens aussitôt mes joues s'échauffer, et je baisse timidement les yeux, incapable de soutenir son regard plus longtemps, tandis qu'un sourire embarrassé étire mes lèvres.— Merci, murmuré-je.Je ne comprends pas pourquoi ses compliments me font autant d'effet. Ce n'est pourtant pas la première fois qu'il me dit quelque chose de gentil, mais chaque fois qu'il m'appelle « bébé », une étrange sensation se répand dans mon ventre, comme si des papillons s'y agitaient dans tous les sens. C'est ridicule. Je ne suis pas habituée à ce genre d'attention, encore moins à la douceur avec laquelle il me traite, et une partie de moi se demande toujours si
POINT DE VUE : ALESSIAJe prends une minute pour réfléchir, laissant mes pensées partir dans tous les sens. Une partie de moi hésite encore, car je n'ai pas l'habitude de côtoyer des gens, encore moins de me faire des amis. Pourtant, si je veux vraiment commencer une nouvelle vie, je dois accepter de sortir de ma coquille, et rencontrer des personnes, nouer des liens, fait partie de cette nouvelle Alessia que j'aspire à devenir. Je finis donc par prendre ma décision et relève les yeux vers Draven.— D'accord, dis-je.Un grand sourire illumine aussitôt son visage, comme si je venais de lui annoncer la meilleure nouvelle de sa vie.— Génial ! Allons-y. Mais avant, est-ce que tu pourrais mettre autre chose, s'il te plaît ?Son regard descend vers ma robe, et je fronce les sourcils avant de baisser les yeux à mon tour.— Tu ne l'aimes pas ?Je l'ai pourtant choisie avec soin, du moins autant que me le permettent les vêtements que je possède.— Bébé, je l'
POINT DE VUE : ALESSIA J'ai presque envie de me pincer pour vérifier que je ne suis pas en train de rêver. — Alors, tu aimes ? demande Draven en passant un bras autour de mes épaules. Je reste sans voix, tellement émerveillée que je ne parviens pas à formuler la moindre réponse. Mon regard glisse de la piscine à la façade, puis revient vers les escaliers, et je n'arrive toujours pas à croire que tout cela soit réel. Comme si cette découverte ne suffisait pas à me bouleverser, Draven se rapproche encore et presse doucement le côté de son corps contre le mien. Des étincelles parcourent aussitôt ma peau, à l'endroit précis où nous nous touchons. Je retiens un frisson, consciente que mon corps réagit à chacun de ses gestes et que rester près de lui risque de devenir un véritable problème pour ma tranquillité d'esprit. Lui, en revanche, paraît soudain hésitant. — Si elle ne te plaît pas, on pe







