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L'Alpha royal : le rejet de son compagnon
L'Alpha royal : le rejet de son compagnon
Author: marag

Les yeux du loup

Author: marag
last update publish date: 2026-07-28 16:47:21

Le froid du sol lui mordait les os. Recroquevillé dans un coin sombre de la pièce, Tirane serrait ses bras autour de son corps amaigri. Les murs de cette pièce à la propreté douteuse étaient ses seuls compagnons depuis des lustres. Elle avait cessé de compter les jours dans cet endroit le temps n'existait plus.

‎un silence assourdissant régnait. Puis des pas se firent entendre dans l'escalier. Son coeur se mit à battre très vite et sur son front commença à perler des sueurs froides.

‎George. 

‎Toujours George. Chacune de ses visites apportaient son lot d'insultes, de coups, ou de menaces.

‎Tirane baissa les yeux sur ses genoux couverts de bleus, mais ce n'était pas la seule partie de son corps qui gardait encore le témoignage de la froideur de George. 

Elle avait cru que son oncle finirait par l'aimer, après tout il était la seule famille qu'il lui restait.

‎Elle se souvenait encore de sa mère qui avait pour habitude de lui raconter des histoires d'anciennes légendes de quelques peuples avant de dormir. 

‎Sa mère lui disait tendrement : " un jour ma petite lune quelqu'un verra ton âme avant même de voir ton visage."

‎A l'époque Tirane riait. 

‎Aujourd'hui ces souvenirs semblaient appartenir à une autre vie.

‎La serrure claqua et la porte s'ouvrit brusquement. George pénétrait dans la pièce avec un sourire qui lui fit déplut.

‎Il semblait heureux c'était rare chez George, et cela effrayait davantage Tirane que sa colère habituelle.

« Il est temps pour toi de partir. »

‎La jeune femme sentit son estomac se retourner, ses mains se mirent à trembler d'elle-même.

‎George s'approcha lentement.

« Tu quittes ma maison aujourd'hui ma petite puce. »

‎Sa voix se voulait douce, mais ses yeux brillaient d'une cruauté glaciale.

« Je dois être honnête tu vas énormément me manquer. »

‎Tirane recula instinctivement.

« Mon oncle... »

‎Le regard de George s'assombrit instantanément.

« Je ne suis pas ton oncle » lui lança George

‎sa voix claqua comme un fouet.

« Je ne l'ai jamais été d'ailleurs. »

‎sans douceur il lui saisit le bras.

« Considère qu'à partir d'aujourd'hui tu n'as plus de famille.

‎La douleur de ses mots arracha un gémissement à Tirane. Mais ce n'était rien comparé à celle qui lui broyait le cœur.

‎Pendant toutes ces années malgré la maltraitance, les humiliations et les coups injustifiés, elle s'était accrochée à l'idée qu'il restait un membre de sa famille, mais c'était une erreur.

‎George la traîna hors de la pièce, il lui fit descendre les escaliers sans ménagement, et la jeta contre le sol du salon.

‎Un petit gémissement s'échappa des lèvres de la jeune femme. Doucement Elle releva la tête, devant elle assis dans un fauteuil se trouvait un homme d'une trentaine d'années, il était élégant, dans sa main il tenait des photographies. 

‎George la fit se tenir debout.

« Alors qu'en dites-vous ? » demanda George avec satisfaction.

‎L'homme posa les yeux sur Tirane, l'examinant de la tête aux pieds, sans émotion, sans compassion, comme un acheteur inspectant un produit. La jeune femme se sentait comme un objet mis en vitrine, une vulgaire marchandise.

« En effet, elle est magnifique » dit enfin l’homme, sa voix était grave et sans émotion.

‎une sensation glaciale parcourut l'échine de Tirane, tout cela ne présageait rien de bon. 

« Vous me donnez 7 millions de dollars et je vous la cède sans plus de bavardage. » Dit George joyeux.

‎l'homme acquiesça, il sortit son chéquier écrit pendant un moment et le tendit à George, qui le prit avec joie et sans hésitation. 

‎L'homme sortit son téléphone et passa un coup de fils quelques minutes plus tard un homme à la carrure imposante entra, sans dire mot, il se saisit de la jeune femme et la balança sur son épaule.

‎Tirane voulut crier...crier de toutes ses forces...mais ses cris moururent à l'intérieur d'elle car cela n'aura servis à rien. 

‎George lui fit un au-revoir de la main, et saluait l'homme élégant qui s'était levé prêt à partir. 

‎Dehors l'homme qui la portait la Jetta dans un van, quelques minutes après, la voiture se mit à rouler éloignant la jeune femme du domicile de son oncle, le seul endroit qu'elle connaissait que terre.  

‎Elle ne put s'empêcher de lâcher quelques larmes.

‎Après des heures de route parcouru le van s'arrêta enfin, réveillant, la jeune femme qui s'était endormi sous le coup de la fatigue, une voix, dure et autoritaire s'éleva une fois le van ouvert. En ligne les jeunes filles étaient placées, l'une face à l'autre telle que la voix de l'homme l'avait ordonnée. Tenant à peine sur ses deux jambes tout tremblante, Tirane redoutait la suite des événements.

‎La sélection commença, les filles étaient divisées en deux groupes, l'un destiné à rejoindre le club, l'autre destiné à rejoindre un club en dehors du pays. Le tour de la jeune femme arrivé, après examen, l'homme déclara qu'elle rejoindrait le groupe destiné à quitter le pays. Saisie et conduite de force sur le jet, avec les autres jeunes femmes sélectionné, l'avion ne tarda pas à démarrer, tout comme le van contenant les filles destinées à rejoindre le club sur place. 

‎Tirane, malade pendant tout le vol qui dura près d'un jour, lorsque l'avion avait atterri, elle se surpris à faire un ouf de soulagement et pourtant cette route était celle qui la conduira en enfer. Une fois de plus une voix d'homme s'éleva impassible et impatiente, leur demandant de rejoindre le van à l'extérieur de l'avion, une par une, les jeunes femmes furent évacuées de l'avion pour ne pas éveiller les soupçons ou encore attirer l'attention.

‎Sur le chemin qui les conduisaient vers ce lieu inconnu, Tirane observait discrètement le paysage défiler derrière la vitre du van, d'immenses étendue de verdures bordaient la route et s'étendaient à perte de vue sous un ciel clair. Elle ignorait dans quel pays elle se trouvait à présent, tout ce qu'elle savait c'était que chaque kilomètres parcourus l'éloignait d'avantage de la vie qu'elle avait connue.

‎Son regard errait entre les arbres lorsque son coeur manqua soudain un battement.

‎Une étrange sensation traversa sa poitrine. Comme une chaleur douce, comme un appel silencieux. Fronçant les sourcils elle posa une main contre son coeur.

‎Depuis des semaines elle ne ressentait plus que la peur, la douleur, et l'épuisement, pourtant à cet instant précis quelque chose semblait différent.

‎A la lisière des arbres courait un immense loup, surprise et croyant halluciner Tirane ferma les yeux et les réouvrit il était toujours là. Son souffle se coupa. 

‎Jamais elle n'avait vu un animal aussi majestueux, son Pélage était bien particulier il avait un mélange de couleur noir et blanche l'un épousant une partie et l'autre épousant l'autre moitié, ce Pélage semblait absorber la lumière du soleil, tandis que sa silhouette puissante semblait fendre la végétation avec une grâce presque irréelle. Malgré la vitesse du van, le loup semblait suivre sans difficulté.

‎Tirane resta figée.

‎Incapable de détourner le regard. Le loup tourna sa tête, leurs regards se croisèrent , le monde semblait s'arrêter, tout autour semblait avoir disparu, il n'y avait plus que ce loup.

‎La portière du van claqua, mettant un terme à ce moment... étrange, elle n'avait d'ailleurs pas su le moment où le van s'était arrêté. Le loup était toujours là à les observer.

‎le van reprit la route. Elle se retournait autant qu'elle le pouvait continuant à regarder le loup jusqu'à ce qu'il disparaisse derrière les arbres. Pourtant même lorsqu'elle ne put le voir, elle ressentait encore sa présence.

‎Quelques kilomètres plus loin, un silence inhabituel régnait dans le véhicule.

‎La jeune femme était perdue dans ses pensées lorsque quelque chose surgit brusquement devant le conducteur.

‎- bordel s'exclama ce dernier.

‎les cris résonnèrent dans le van, les pneus firent un très grand grincement, le chauffeur donna un violent coup de volant, le van dérapa, les jeunes femmes crièrent d'avantage, tout bascula. 

‎Le véhicule quitta la route avant de se retourner dans un fracas assourdissant.

‎Tirane sentit son corps être projeté contre la paroi métallique.

‎La douleur explosa dans tout son être, puis plus rien...

‎Alors que l'obscurité l'emportait, elle aperçut une dernière image à travers la vitre brisée...Deux yeux dorés, brillants dans l'ombre de la forêt.

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