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Le royaume de Tamzam

Author: marag
last update publish date: 2026-07-28 16:52:18

Tirane ouvrit les yeux, une odeur de plantes envahit ses narines, elle grimaça, chaque parti de son corps lui faisait mal, sa tête était lourde. Pendant quelques minutes elle resta immobile incapable de comprendre où elle se trouvait, puis les souvenirs revinrent, le van, l’accident, le loup et ses yeux dorés. Son cœur se serra.

‎Au-dessus d'elle se trouvait un plafond fait de bois tressé, la pièce était inconnue, autour d'elle plusieurs lits étaient alignés certaines des jeunes femmes qui voyageaient avec elle reposaient encore, tandis que d'autres étaient éveillées.

‎Un soupir de soulagement lui échappa. Elles étaient vivantes. 

‎Alors qu'elle tentait de se redresser, une douleur aiguë traversa son flanc.

« Doucement » lui dit une voix grave mais rassurante.

‎Tirane releva brusquement la tête, cherchant à savoir de qui provenait cette voix. 

‎Un homme immense se trouvait à quelques mètres d'elle, il était très grand de taille, sa beauté se reflétait malgré son âge avancé, il avait un regard rassurant, et arborait des vêtements très distinctifs, ils semblaient avoir été conçu très soigneusement.

‎« contente de votre retour parmi nous, essayez de vous ménager, vous n'avez pas encore récupéré » lui dit l'homme calmement.

‎Depuis sa mère, personne ne lui avait parlé aussi gentiment, la présence de cet homme était rassurante. 

‎« est-ce que vous pouvez vous asseoir ? » demanda l'homme à Tirane.

‎Doucement elle hocha de la tête, il lui tendit une main, elle la saisissait avec hésitation, il l'aida à se redresser.

‎« Matuka vous vous montrez beaucoup trop parternel envers ces étrangers » rugit une voix roc au derrière de ce dernier.

‎Un jeune homme à la carrure imposante se tenait debout à l'entrée de la porte. 

‎Il était grand. Tres grand.

‎Ses épaules semblaient capables de soutenir le ciel lui-même. Son regard sombre et sévère dégageait une autorité naturelle qui imposait le respect.

‎pourtant...

‎Quelque chose en lui, lui paraissait étrangement familier. Comme si elle l'avait déjà rencontré, comme si elle le connaissait, ce qui était impossible.

‎Le jeune homme l'observait aussi sans comprendre pourquoi il n'arrivait pas à détacher son regard d'elle.

‎Pourquoi cette étrangère attirait-elle autant son attention ?

« Vous êtes réveillé » constata-t-il finalement.

‎Tirane acquiesça Timidement 

« Puis-je savoir où nous sommes ? » demanda la jeune femme.

« Dans le royaume de Tamzam »

‎Un mélange d'inquiétude et de surprise se lisait sur le visage de Tirane.

« Tamzam ? » s'exclama-t-elle.

‎Ce nom ne lui disait absolument rien et le jeune homme remarqua tout de suite sa confusion.

« Vous avez franchi illégalement nos frontières » dit le jeune homme avec tout le sérieux du monde.

‎Tirane baissa les yeux et répondit.

« nous ne savions même pas qu'on avait quitté notre pays »  murmura t-elle.

‎Cette réponse attira particulièrement l'attention du jeune roi qui croisa les bras toute ouïe.

« Alors expliquez-moi comment vous êtes arrivées ici. »

‎Une sensation d'inconfort parcouru Tirane, les souvenirs étaient douloureux, son oncle, les coups, la vente, l'avion, le voyage.

« Mon roi puis-je intervenir en apportant une suggestion intervint Matuka. » 

‎Le jeune roi hocha de la tête.

« Je propose que vous leur laissez le temps de prendre des forces et de se remettre de leur sentiment ainsi elles pourront parfaitement répondre à toutes vos questions. »

‎Apres un petit moment de réflexion, il hocha de la tête. Matuka avait toujours été de bon conseil pour le roi et comme une figure paternelle.

« Reposez-vous et prenez des forces ainsi vous pourriez mieux me raconter votre histoire. » dit le jeune homme en s'adressant à toutes les filles présentent dans la pièce.

‎Il tourna les talons et rejoignit ses appartements qui se trouvaient plus loin de la case du chamane. 

‎Il prit place debout sur son grand balcon le regard rivé vers la case du chamane, le jeune roi attendait avec impatience d'avoir des réponses.

‎« Toute la ville est en panique, que se passe-t-il mon ami. » s'éleva la voix d'Orquiz fidèle ami du roi. 

‎Rafan se tourna en sa direction, plissa les yeux et se pinça la lèvre de l'intérieur incapable de donner une réponse concrète à son ami. 

‎« Tout comme toi, je ne désire que ça, savoir exactement qu'est-ce qui se passe, pourquoi l'on reçoit la visite soudaine de ces étrangers et cela en grande quantité, qui plus est dominé par des femmes. » s’interrogeait le jeune roi, tout en parlant à son ami.

‎Orquiz garda le silence face à la réponse de son ami. 

‎Rafan en avait mare il avait écouté le conseil du chamane de laisser les jeunes femmes prendre des forces, mais tout au fond il y avait cette envie indélébile d'avoir des réponses au plus vite.

‎Le soleil se couchait sur la ville de Tamzam, Rafan se dirigea vers la case du chamane, il poussa la porte d'un revers de la main, la porte s'ouvrit, les jeunes femmes sursautèrent, toutes posaient leurs regards sur le jeune homme. 

‎Il n'avait plus de patience.

« Chamane je suis venu recueillir les informations auprès de ces jeunes femmes, je ne peux attendre plus. Dit-il avec tout le sérieux du monde.

‎A cet instant le chamane savait qu'il ne pourrait intervenir, il garda silence.

« Alors expliquez-moi comment vous êtes arrivés ici demanda » le jeune roi à l'ensemble des jeunes femmes.

‎silence...

‎Aucune des jeunes femmes n'avaient répondu. Elles étaient toutes apeurées et il le ressentait parfaitement.

« Ici personne ne vous fera du mal vous avez ma parole » dit le jeune homme d'une voix roc et convaincante

‎Luisa l'une des jeunes femmes se leva avec peur, Rafan posa son regard sur elle, attentif à ce qui devait suivre.

‎Luisa prit son souffle et raconta leur histoire, sans omettre un détail, plus elle parlait, plus le visage de Rafan durcissait. 

‎A la fin de son récit, un silencieux pesant s'installa.

‎Meme le chamane pesant dans la pièce semblait bouleversé.

« Vous dites avoir été vendue ? » demanda finalement Rafan.

‎Luisa acquiesça.

‎

« moi et toutes les autres filles »

‎

‎une ombre traversait le jeune roi, de la colère.

‎

‎une colère froide...maîtrisée... mais dangereuse.

‎

« et ces hommes qui vous accompagnaient qui sont-ils ? »

‎

« ils travaillent pour le réseau »

‎

Rafan détourna le regard, il craignait déjà cette réponse. 

‎

‎Le royaume de Tamzam interdisait formellement ce genre de pratique.

‎

‎comment quelqu'un avait-il osé mettre sur pied ce genre de trafic sur ses terres ?

‎

‎Le jeune roi prit une inspiration avant de se tourner vers le chamane 

‎

« Prenez soin d'elles »

‎

« Bien mon roi » répondit le chamane 

‎

‎Il fit quelque pas vers la sortie.

‎

‎...être vendu par sa famille c'est douloureux

‎

‎Il s'arrêta et se retourna.

‎

« Avez-vous dit quelque chose ? » Demanda-t-il aux jeunes femmes

‎

‎les jeunes femmes observaient sans dire mot. il semblait avoir entendu quelqu’un' parlé mais cela semblait juste être le fruit de son imagination.

‎

‎Les hommes accompagnant les jeunes femmes furent saisis et conduit dans un lieu hermétique fermé, et ténébreux, l'atmosphère de la pièce donnait froid dans le dos. 

‎

‎Assis en face des hommes, le jeune roi observait minutieusement les expressions de leur visage ainsi que leur moindre faits et geste. 

‎

‎« Quel est l'objet de votre visite sur nos terres. » a demandé le jeune roi sans passer par quatre chemins.

‎

‎Les jeunes hommes se regardèrent l'un l'autre et reporta leur attention sur l'homme en face d'eux. 

‎

‎« Nous sommes ici pour faire du tourisme » a répondu l’un des hommes.

‎

‎La réponse rapide de l'homme ne rassura pas le jeune roi. 

‎

‎« Avec une dizaine de fille à vos côtés » déclara ironiquement le Rafan.

‎

‎L’homme ne se laissa pas trahir.

‎

‎« Ce sont des mannequins » a répliqué immédiatement l’homme.

‎

‎Rafan se mit en colère.

‎

‎« Répondez uniquement lorsque je vous en donne l'occasion, et pas avant. » déclara le jeune roi.

‎

‎L'homme prenant peur acquiesça de la tête. 

‎

‎A grosses goûtes les deux hommes se mirent à transpirer plongeant le jeune roi dans le doute. Il ne croyait en aucun des mots sortant de la bouche de ces hommes qui avaient cet aspect de bandit de grand chemin. 

‎

‎« Vous ne dites que des mensonges et croyez-moi je n'ai pas la patience de vous faire cracher le morceau, seulement soyez sûr d'une seule chose, lorsque je découvrirai la vérité, je serai sans pitié à votre égard. » gronda le jeune roi.

‎

‎Rafan n’en pouvait plus de les voir.

‎

‎« Garde veillez escorter ses chers messieurs jusqu'à leur lit et veillez à ce qu’ils n’en sortent pas et ne les quittez pas d'un œil. » ordonna le roi avec froideur.

‎

‎Les hommes furent reconduits dans leur lit comme l'avait précédemment ordonné le roi.

‎

‎Rafan ne s'attendait pas à avoir la vérité de ces hommes mais il avait crut qu'au vu des situations ils auraient coopéré 

‎

‎Rafan resta pensif après son entrevu avec la jeune femme inconnue, tout ce qu'elle avait pu lui dire avait suscité une immense rage en lui. Force était pour lui de constater la ténacité dont faisait preuve les uns et autres pour voiler les règles pourtant très strictes de ce royaume. 

‎

‎Le royaume de Tamzam avait des lois très stricte et l'une en particulier mettait l'accent sur la pudeur, aucun établissement lié à la dépravation des mœurs n'était autorisé, pourquoi ces femmes avaient été conduites ici pour un travail aussi petit, il n'en saurait donner une explication, mais était prêt à aller jusqu'au bout pour tout découvrir. 

‎

‎« Alors qu'as-tu pu découvrir. »

‎

‎A lança la voix du fidèle ami du roi, Orquiz.

‎

‎« Un réseau de prostitution » a répondu Rafan de la même façon. 

‎

‎Orquiz froissa les sourcils, sur son visage se lisait son incompréhension. 

‎

‎« Comment est-ce possible, il n'existe pourtant aucune maison close sur nos terres. » s'exclama Orquiz dans le déni. 

‎

‎Rafan haussa les épaules.

‎

‎« Tout comme toi je fus surpris, toutefois il ne nous servira à rien de rester là à cogiter nous devons couper le mal à la racine. » S'exclama le jeune roi d'un ton qui trahissait sa rage.

‎

‎Orquiz resta pensif.

‎

‎« Que feras-tu de ces étrangers. » a demandé prudemment Orquiz.

‎

‎Que faire de ces étrangers ? Rien absolument rien, il ne pouvait leur ôter la vie ni même les punir comme il l'aurait voulu, la seule solution était de les laisser repartir. 

‎

‎« Que puis-je faire, ce sont des citoyens d'une autre nation, je ne peux m'essayer à les punir au risque de m'attirer les foudres du monde, ils partiront aussi tôt que cela sera possible. » déclara le jeune roi après mûre réflexion 

‎

‎« Bien ! C'est la meilleure des décisions. » répondit Orquiz. « Je sais parfaitement quel est ta crainte Rafan et pourquoi tu éloignés ces gens, je suis entièrement d'accord avec toutes tes décisions. » rajouta Orquiz.

‎

‎

‎Rafan sans dire un mot de plus quittait les lieux les pensées à l'affût. 

‎

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