Home / Mafia / L'Antre du Lion / Chapter 491

Share

Chapter 491

Author: S.j maria
last update Petsa ng paglalathala: 2026-10-28 13:55:14

Le concours

En janvier, monsieur Lemaire réunit toute la classe de seconde dans la grande serre du lycée, entre les bacs de bégonias et les étagères de semis. Il tenait à la main une affiche colorée, qu'il déplia avec cérémonie.

— Mes chers élèves, dit-il, j'ai une annonce à vous faire.

— On a une interro ? demanda quelqu'un.

— Non. C'est bien pire.

— Pire ?

— C'est un concours.

Un murmure parcourut la classe. Monsieur Lemaire accrocha l'affiche au tableau. On y lisait, en lettres vertes : « Co
Patuloy na basahin ang aklat na ito nang libre
I-scan ang code upang i-download ang App
Locked Chapter

Pinakabagong kabanata

  • L'Antre du Lion   Chapter 500

    Une saison de plusLe trente et un juillet, à la tombée de la nuit, Camille sortit seule dans le jardin, un châle gris sur les épaules. Il faisait doux. L'air sentait la terre chaude, les tomates, le foin coupé. Dans le ciel, les premières étoiles s'allumaient, une à une, au-dessus du grand tilleul.Elle marcha lentement, le long de l'allée. Dans chaque coin, des souvenirs affleuraient : le Banc de la Branche, où elle s'était assise pour pleurer, la cabane penchée, où elle avait caché ses secrets d'enfant, le puits, le coin de Marie, le pommier, le chêne.— Tu es là, dit une voix douce, derrière elle.— Oui.Malik la rejoignit, glissa un bras autour de sa taille.— Je te cherchais.— Je faisais le tour.— Le tour de quoi ?— De tout. Je voulais le voir une dernière fois comme ça.— Une dernière fois ?— Pour ce soir, dit Camille. Demain, il sera différent.— Il l'est tous les jours.— C'est vrai. Mais ce soir, j'ai envie de me souvenir.Ils s'assirent sur le Banc de la Branche, côte à

  • L'Antre du Lion   Chapter 499

    Le conte de GabrielLe dernier dimanche de juillet, par un soir doux et lumineux, Gabriel convoqua la famille entière sous le tilleul. Il avait installé un tabouret au pied de l'arbre, y avait grimpé, un cahier à la main, et attendait avec une impatience contenue que tout le monde soit assis.— Qu'est-ce qu'il fait ? demanda Léa.— Il a écrit quelque chose, dit Camille.— Quoi ?— Il ne me l'a pas dit.— Chut ! dit Gabriel. Je commence.Un silence respectueux tomba. Gabriel, très droit, très pâle, toussa dans son poing, ouvrit le cahier. Il lut, d'une voix un peu tremblante, en articulant chaque syllabe :— « L'histoire du vieux merle. Il était une fois un vieux merle qui habitait dans un grand arbre. Il chantait faux. Tous les oiseaux se moquaient de lui. Mais un jour, il y eut une grande tempête. »Il s'arrêta, regarda l'assistance, reprit :— « Tous les oiseaux avaient peur. Alors le vieux merle se mit à chanter, très fort, même s'il chantait faux. Et tous les oiseaux entendirent s

  • L'Antre du Lion   Chapter 498

    La fin de l'annéeDébut juillet, le lycée horticole célébra la fin de l'année scolaire dans la grande cour, sous un soleil écrasant. Les élèves, en blouse ou en chemise, se rassemblaient par classes devant une estrade dressée contre la façade de brique. Camille, Malik, Julien, Léa et Gabriel, assis au troisième rang, agitaient des éventails de fortune.— Il fait une chaleur de four, dit Léa.— C'est normal, dit Julien. C'est juillet.— Tu as ton chapeau ?— Je l'ai oublié.— Je te l'avais dit.— Tu m'as dit beaucoup de choses.— Celle-là, tu l'as ignorée, dit Léa.Sur l'estrade, le directeur du lycée, un homme chauve aux grosses joues, tapa dans ses mains pour obtenir le silence. Il remercia les professeurs, les familles, les partenaires, puis commença la remise des distinctions.— Cette année, dit-il, nous avons le plaisir d'attribuer plusieurs prix. Je commence par le prix d'excellence en botanique.Il consulta une liste.— Il revient à… mademoiselle Capucine.— Moi ? souffla Capuci

  • L'Antre du Lion   Chapter 497

    Les cadeaux de LénaAu début de juin, quelques semaines après la naissance de Riette, Léna, désormais guérie, vint passer une semaine de vacances au Jardin des enfants. Elle avait huit ans, un teint rosé, des cheveux qui repoussaient en boucles brunes, et un cartable rempli de choses mystérieuses qu'elle refusait d'ouvrir.— Qu'est-ce que tu as là-dedans ? demanda Gabriel, le premier soir.— Des cadeaux.— Pour qui ?— Pour tout le monde.— Je peux voir ?— Demain.— Pourquoi demain ?— Parce qu'il faut attendre le bon moment, dit Léna, avec le plus grand sérieux.Le lendemain matin, dès sept heures, elle réunit toute la maisonnée dans le grand salon, assise sur un coussin, le cartable posé sur ses genoux. Autour d'elle, curieux, en pyjama ou en robe de chambre, les adultes s'installaient en cercle.— Voilà, dit-elle. J'ai fait un cadeau pour chacun.— Pour chacun ? dit Camille.— Pour vous, pour Malik, pour Capucine, pour tous.— Quand les as-tu faits ?— À l'hôpital. Pendant que j'é

  • L'Antre du Lion   Chapter 496

    La serreLa serre fut construite en juin, dans la cour de l'hôpital, en moins de trois semaines. Elle mesurait quatre mètres sur six, avec une ossature de bois de chêne, un toit en polycarbonate, un chauffage solaire. Malik et Gabin l'avaient conçue sur plan, Théo et Idris l'avaient montée, une escouade de bénévoles avait aidé à poser les vitres.— Elle est magnifique, dit le docteur Brun.— Elle est utile, dit Capucine.— Elle est les deux.— C'est le but.Autour d'eux, les enfants, qui avaient suivi le chantier de leurs fenêtres, s'agglutinaient devant la porte vitrée, le nez collé au verre. Léna, en jean et en sweat jaune, tenait la main de Malo, qui avait depuis lors regagné l'hôpital pour une série de soins.— On peut entrer ? demanda-t-il.— Pas encore, dit Capucine. Il faut un peu de cérémonie.— Quelle cérémonie ?— Celle des galets.Elle sortit de sa poche une petite pile de galets gris. Elle en distribua un à chaque enfant présent. Léna, Malo, une dizaine d'autres s'en saisi

  • L'Antre du Lion   Chapter 495

    HenrietteLe vingt-sept mai, un dimanche matin, à trois heures dix, Nour poussa un petit cri dans la chambre silencieuse. Gabin, endormi, sursauta, regarda le réveil, comprit.— Déjà ? dit-il.— Oui.— C'est tôt.— Elle est pressée.— Elle ?— Je le sens, dit Nour.— Ça fait mal ?— Un peu.— Je prends les clefs.— Gabin.— Oui ?— Cette fois, tu as le temps de mettre un pantalon.Il baissa les yeux, constata qu'il avait enfilé son pull à l'envers, et partit d'un rire nerveux. Quinze minutes plus tard, ils étaient dans la voiture, sur la route de la maternité, Camille et Malik derrière eux, dans la deuxième voiture, avec Noé endormi dans son siège.— Respire, dit Camille, par la vitre baissée.— Je respire, dit Nour.— C'est ta deuxième fois. Tu sais comment faire.— Je ne m'en souviens plus du tout.— Ça reviendra.— Et si ça ne revient pas ?— Alors tu feras autre chose, dit Camille. Ça marche aussi.La naissance fut rapide, presque douce. À cinq heures du matin, un cri aigu, brilla

Higit pang Kabanata
Galugarin at basahin ang magagandang nobela
Libreng basahin ang magagandang nobela sa GoodNovel app. I-download ang mga librong gusto mo at basahin kahit saan at anumang oras.
Libreng basahin ang mga aklat sa app
I-scan ang code para mabasa sa App
DMCA.com Protection Status