Le Diable en Costard

Le Diable en Costard

last updateÚltima atualização : 2026-02-25
Por:  AnatoryAtualizado agora
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Je m’appelle Amanda Hayes. J’ai 24 ans. Diplômée avec mention très bien de la London Business School. J’ai bossé comme une folle pour en arriver là, et je viens enfin de décrocher le stage de mes rêves chez Black Industries, l’entreprise la plus prestigieuse, la plus impitoyable de Londres. Le premier jour, j’entends une conversation que je n’aurais jamais dû entendre. Au lieu de me virer, Cameron Black le PDG, 32 ans, 1m93 de glace et de danger pur me fait signer un contrat : un NDA blindé, suivi d’un deuxième document qui me lie à lui, corps et âme, vingt-quatre heures sur vingt-quatre. « Tu as le choix, Amanda. Soit tu disparais pour toujours. Soit tu deviens mienne. Complètement. Absolument. Irrévocablement. » Il pose le stylo devant moi. Ses yeux verts me transpercent, sans une once de pitié. Le silence est si lourd que j’entends mon propre cœur cogner dans mes tempes. J’ai exactement quelques secondes pour décider. Et après… plus aucun retour en arrière possible.

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Capítulo 1

Chapitre 1

Je me tiens devant le miroir de ma minuscule salle de bain, dans cet appartement exigu de Camden Town que je partage avec deux colocataires bruyantes. Mes mains tremblent légèrement tandis que j’ajuste le col de ma chemise blanche impeccablement repassée. C’est le grand jour. Le jour où tout change. Ou du moins, c’est ce que je me répète depuis des semaines.

Amanda Hayes, 24 ans, fraîchement diplômée de la London Business School avec une mention très bien en finance et management. Mon CV est impeccable : stages chez des startups fintech, bénévolat dans une ONG pour l’éducation financière, et même un article publié dans un journal académique sur l’impact des cryptomonnaies sur les marchés émergents. J’ai bossé dur pour en arriver là. Nuits blanches à réviser, jobs étudiants pour payer mes frais de scolarité : serveuse dans un pub bondé, tutrice pour des gamins riches qui n’en avaient pas besoin. Mes parents, modestes profs dans un village du Yorkshire, m’ont toujours poussée à viser haut. “Le monde est à toi, ma chérie,” disait ma mère en me serrant dans ses bras avant mon départ pour Londres.

Mais aujourd’hui, c’est le vrai test. Black Industries. L’empire de Cameron Black, ce nom qui fait trembler les salles de marché de la City. Une multinationale qui domine tout : technologie, immobilier de luxe, investissements privés. On dit que Black a bâti sa fortune de zéro, en partant d’un garage à Manchester pour devenir l’un des milliardaires les plus énigmatiques d’Europe. Pas de photos people, pas de scandales, juste une réputation de glace. “The Shadow King,” l’appellent les tabloïds, parce qu’il opère dans l’ombre, écrasant la concurrence sans un mot.

Mon entretien d’embauche, il y a deux semaines, s’est passé comme dans un rêve. Une RH polie, des questions techniques que j’ai clouées, et cette phrase finale : “Vous êtes exactement ce que nous cherchons, mademoiselle Hayes.” Le stage de six mois au département stratégie, avec une option pour un CDI à la clé. Salaire décent, perks incroyables : gym privée, cantine étoilée, et l’accès à un réseau qui pourrait propulser ma carrière dans la stratosphère.

J’attrape mon sac à main  un faux Chanel que j’ai déniché sur un marché  et je vérifie mon reflet une dernière fois. Cheveux châtains relevés en un chignon strict, maquillage discret, jupe crayon noire qui tombe juste au-dessus des genoux, escarpins raisonnables. Professionnelle. Confiante. Prête à conquérir.

Le métro est bondé, comme toujours à 8h du matin. Je me fraye un chemin jusqu’à Canary Wharf, le cœur financier de Londres, où les tours de verre et d’acier percent le ciel gris. La Black Tower domine tout : 70 étages de marbre noir et de vitres teintées, un monolithe qui semble absorber la lumière plutôt que la réfléchir. J’ai lu des articles sur son architecture conçue par un designer suédois obsédé par le minimalisme brutal. “Un bâtiment qui inspire la peur et le respect,” avait dit Black dans une rare interview.

À l’entrée, un vigile scanne mon badge temporaire. “Bienvenue chez Black Industries, mademoiselle Hayes. Ascenseur 12, 67e étage.” Mon cœur bat la chamade pendant la montée. Les portes s’ouvrent sur un hall immaculé : sols en marbre poli, murs blancs avec des tableaux abstraits qui valent probablement plus que mon appartement entier. Une odeur subtile de café fraîchement moulu et de cuir neuf flotte dans l’air.

Une femme d’une quarantaine d’années, tailleur gris impeccable, m’accueille avec un sourire professionnel. “Amanda ? Je suis Elena, votre superviseure pour le stage. Suivez-moi.” Elle me guide à travers un open space high-tech : écrans incurvés, fauteuils ergonomiques, employés en costumes sur-mesure qui tapent frénétiquement sur leurs claviers. Pas de bavardages inutiles, pas de rires, juste une efficacité clinique.

Mon bureau est un petit coin près d’une fenêtre panoramique. Vue sur la Tamise, les gratte-ciels voisins. “Vous commencez par analyser ces rapports sur nos investissements en Asie,” explique Elena en me tendant une pile de dossiers. “Soyez précise. M. Black déteste les erreurs.” Elle me laisse avec un clin d’œil encourageant, et je me mets au travail.

Les heures passent. Je plonge dans les chiffres : fusions-acquisitions, projections de croissance, risques géopolitiques. C’est fascinant. J’oublie presque l’heure du déjeuner, grignotant un sandwich à mon bureau. L’après-midi, Elena m’invite à une réunion d’équipe. “Juste pour observer,” dit-elle. “Mais prenez des notes.”

La salle de réunion 66B est une bulle de verre au milieu de l’étage. Une dizaine de personnes autour d’une table ovale : analystes, managers, tous plus expérimentés que moi. Je m’assieds au fond, bloc-notes en main. La discussion porte sur un deal majeur : l’acquisition d’une startup en IA basée à Singapour. Les enjeux sont énormes : des milliards en jeu.

Puis, vers 17h, la réunion se termine. Je range mes affaires, mais mon téléphone a glissé sous la table. Je me baisse pour le ramasser, et c’est là que j’entends des voix. Basses, murmurées, venant de l’autre côté d’une cloison fine. Deux hommes, peut-être dans la pièce adjacente.

“...le transfert doit être clean. Pas de traces.” “Et si les flics remontent la piste ?” “Ils ne remonteront rien. Black a des amis partout. Le cartel mexicain a déjà payé la moitié. Le reste arrive via les Caymans.”

Mon sang se glace. Cartel ? Transfert ? Ça n’a rien à voir avec des investissements légaux. Je reste figée, le cœur battant.

“Livraison dans deux semaines. Assure-toi que l’entrepôt de Docklands est sécurisé. Et pour le témoin à Manchester... règle ça discrètement.”

Un silence. Puis un rire froid. “Comme la dernière fois ?” “Oui. Accident de voiture. Propre.”

Je me redresse lentement, téléphone en main, et je sors de la salle sur la pointe des pieds. Mon esprit tourbillonne. Black Industries impliquée dans du blanchiment ? Du trafic ? Cameron Black, le PDG intouchable, au centre de tout ça ? J’ai dû mal entendre. Ou peut-être que c’est un malentendu. Mais les mots résonnent : “cartel”, “témoin”, “accident”.

De retour à mon bureau, je fais semblant de travailler, mais mes mains tremblent sur le clavier. Elena passe me voir : “Tout va bien, Amanda ? Vous êtes pâle.” Je force un sourire. “Juste fatiguée. Première journée.” Elle hoche la tête et me laisse partir à 18h.

Dans l’ascenseur, j’expire longuement. Oublie ça. Ce n’est pas mon problème. Je suis juste une stagiaire. Demain, tout ira bien.

Mais le lendemain matin, tout bascule.

J’arrive à 8h pétantes, badge en main. Elena m’attend avec un air grave. “Amanda, M. Black veut vous voir. Immédiatement. Ascenseur privé, 67e étage.”

Mon estomac se noue. Le PDG en personne ? Pour une stagiaire ? Ça ne sent pas bon.

L’ascenseur monte en silence, musique d’ambiance douce qui contraste avec mon pouls affolé. Les portes s’ouvrent directement sur son bureau. Immense. Minimaliste. Murs de verre offrant une vue à 360° sur Londres. Bureau en onyx noir, fauteuils en cuir italien.

Et lui. Cameron Black.

Il est debout près de la fenêtre, dos tourné, parlant au téléphone en russe ou est-ce du serbe ? Sa voix est grave, autoritaire. Il raccroche et se retourne.

1m93 de pure intimidation. Costume trois pièces anthracite taillé sur mesure, chemise blanche ouverte au col révélant un tatouage discret  une ombre stylisée, peut-être un corbeau. Cheveux noirs coupés court, barbe de trois jours, yeux verts perçants comme des lames. Pas un sourire. Juste un regard qui me cloue sur place.

“Asseyez-vous, mademoiselle Hayes.”

J’obéis, jambes flageolantes. Il s’assied en face, croise les doigts.

“Vous avez un excellent profil. Intelligent. Ambitieux.” Il fait une pause. “Mais curieux.”

Mon cœur rate un battement. “Pardon ?”

“Hier, 17h12. Salle 66B. Vous avez entendu une conversation privée.”

Comment sait-il ? Caméras ? Micros ? Je balbutie : “Je... je cherchais mon téléphone. Je n’ai rien entendu de...”

“Ne mentez pas.” Sa voix claque, froide comme l’acier. “Vous avez tout entendu. Et maintenant, vous êtes un risque.”

La panique monte. “Je jure que je ne dirai rien. Je veux juste faire mon stage.”

Il se penche en avant, ses yeux dans les miens. “Je sais. C’est pourquoi je vous offre une chance.” Il pousse deux documents vers moi. “Signez ça.”

Le premier : un accord de non-divulgation standard, blindé de clauses pénales.

Le second... mon souffle se coupe.

Contrat d’assistance personnelle exclusive Entre M. Cameron Black (ci-après “le Propriétaire”) Et Mlle Amanda Hayes (ci-après “l’Assistante”)

Les termes : je deviens son assistante personnelle 24/7. Obéissance totale. Disponibilité immédiate. En échange, protection, salaire triplé, et effacement de tout “risque”.

Mais entre les lignes : “L’Assistante s’engage à satisfaire tous les besoins du Propriétaire, sans limite ni refus.”

C’est un contrat d’esclavage moderne. Sexuel. Psychologique. Total.

“Vous avez deux options, Amanda.” Sa voix est un murmure dangereux. “Refusez, et vous disparaissez. Acceptez... et vous m’appartenez.”

Il pose un stylo devant moi. “Décidez.”

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