LOGINNicolas posa doucement son téléphone ; l’appel avait été coupé avant que le nom du compte destinataire ne soit mentionné. Mais le simple fait que son propre nom figure en tant que signataire de la transaction suffisait à le troubler. Il resta assis un moment en silence dans la pièce qui commençait à se vider, le regard fixé sur la vitre qui reflétait son image. Quelque cho
Nicolas baissa lentement son téléphone ; l’appel s’était interrompu juste avant que la dernière phrase ne soit prononcée. Il fixa l’écran noir, le doute s’insinuant à nouveau dans son cœur, mais il poussa un long soupir et se redressa. Cette menace ne l’arrêterait pas. Il avait déjà choisi sa voie : reconstruire Valmont Global en toute honnêteté, être présent pour son fils et se reconstruire une vie épanouie, même si cela prenait du temps. Il prit congé de son père, lui promettant de revenir sur le sujet dès que possible, puis sortit pour se rendre à la gare d’où partait le train qui l’emmènerait à Saint-Vernier. Une nouvelle routine s’installa : il passait ses semaines à diriger Valmont Global à Montelune, et ses week-ends avec L
Nicolas posa doucement son téléphone ; l’appel avait été coupé avant que le nom du compte destinataire ne soit mentionné. Mais le simple fait que son propre nom figure en tant que signataire de la transaction suffisait à le troubler. Il resta assis un moment en silence dans la pièce qui commençait à se vider, le regard fixé sur la vitre qui reflétait son image. Quelque chose de caché dans le passé refaisait lentement surface, et la seule personne susceptible d’en détenir la clé était son père. Il se leva, prit sa veste et sortit en direction de la demeure familiale des Valmont, un lieu qui lui avait autrefois semblé être une forteresse, mais qui lui paraissait désormais de plus en plus silencieux et lointain.Henri Valmont était assis seul dans
La voix à l’autre bout du fil s’interrompit brusquement, laissant place à un silence oppressant dans le vaste bureau. Nicolas fixait l’écran noir de son téléphone, le souffle coupé. Ce nom n’avait pas encore été prononcé, mais la menace était bien réelle : une personne en qui il avait confiance depuis des années se tenait désormais dans l’ombre, divulguant des secrets susceptibles de réduire à néant tout ce qu’il était en train de construire. Il posa lentement son téléphone, s’efforçant de retrouver son calme. Il ne servait à rien de chercher à identifier le coupable pour l’instant ; l’essentiel était de s’assurer que l’entreprise reste debout et qu’aucune faille ne puisse être exploitée davantage.« Monsieur Nicolas ? » On entendit un léger coup à la porte, puis sa secrétaire entra, un dossier à la main ; son visage semblait toujours inquiet, mais il s’y lisait désormais une lueur d’espoir. « Il y a une nouvelle que je ne vous avais pas encore communiquée tout à l’heure. Des représen
Amélia retint son souffle en attendant la suite, mais Nicolas secoua doucement la tête, comme s’il retenait ces mots pour qu’ils n’éclatent pas dans cette pièce encore remplie d’invités. Il serra un instant la petite main de Luis, puis la lâcha doucement. « Je t’en dirai plus tout à l’heure », murmura-t-il sans détourner le regard du visage d’Amélia. « Mais pour l’instant, je dois rentrer. Je ne peux plus retarder la tempête à Montelune. »Amélia acquiesça doucement, même si le doute continuait de la ronger. « Fais attention à toi, Nicolas. Quoi qu’il arrive là-bas, prends soin de toi. »Nicolas esquissa un sourire, un sourire qui semblait pesant mais sincère. « Je vais essayer. Pour Luis, et pour tout ce que nous sommes en train de construire en ce moment. »Le trajet de retour vers Montelune lui parut plus long que d’habitude. Dans la voiture qui filait sous un ciel qui commençait à se couvrir, Nicolas regardait par la fenêtre, laissant défiler les ombres des immeubles les unes aprè
Amélia posa son téléphone sur la table, retint son souffle un instant, puis le reprit avec une détermination sans faille. Cette phrase inachevée n’allait pas les arrêter. Sur la table devant elle s’empilaient des feuilles de papier épais de couleur crème, dont chaque ligne était remplie d’une écriture soignée et chaleureuse : l’invitation officielle à l’inauguration de La Nouvelle Page. Elle reprit son stylo et écrivit lentement le nom suivant, comme si chaque lettre était un pont reliant le passé à un avenir plus serein.« Tu vas vraiment les envoyer à toutes ces personnes ? » demanda doucement Juliette, debout à ses côtés, les yeux fixés sur la liste des noms. Son regard s’arrêta sur celui de Madeleine Valmon
La soirée d’inauguration de La Nouvelle Page était enfin arrivée. Les lustres diffusaient une douce lumière dorée, illuminant les murs de pierre qui semblaient désormais chaleureux et vivants. Les tables étaient soigneusement dressées, chaque chaise attendant l’invité dont le nom était inscrit sur une petite carte posée dessus. Amélia se tenait près de la porte, vêtue d’une robe simple de couleur crème ; son cœur battait fort, non pas à cause du trac, mais parce qu’elle prenait conscience que tout ce pour quoi elle s’était battue pendant des années se concrétisait désormais sous ses yeux. Les invités commencèrent à arriver : Madeleine, avec un sourire plein de fierté ; Henri, marchant lentement mais d’un pas assuré ; Céleste, simple







