LOGINCe soir-là, Amélia était assise seule dans sa chambre, fixant depuis un bon moment l’écran de son téléphone sur lequel s’affichait le nom de Nicolas, avant de se décider enfin à appuyer sur le bouton d’appel. Elle avait passé trois jours à réfléchir à tout cela à tête reposée et, ce soir-là, elle se sentait suffisamment pr&ecir
« … la première chose qu'il utilisera comme arme, c'est le passé de papa, qui est resté caché jusqu'à présent. » Henri s'affaissa sur la chaise en bois, le regard vide, fixé sur le sol. « Damien détient quelque chose de bien plus dangereux, une preuve tangible capable de réduire à néant toute la vie que papa a bâtie au fil de plusieurs décennies. »Nicolas fronça les sourcils, le cœur battant à tout rompre. « Quelle preuve ? Qu’est-ce qu’il garde ? »Henri leva lentement les yeux, le regard embué. « Des lettres. Des photos. Des petits cadeaux que papa avait offerts à sa mère, Céleste. Tous ces objets qui auraient dû disparaître dès son mariage. &r
« … depuis des années, il connaissait la vérité, et il a laissé faire parce que… » La communication fut coupée net. Henri fixa le téléphone qu’il tenait à la main, le souffle coupé. Ces mots restaient en suspens, laissant planer un doute sans réponse. Il appuya aussitôt sur le bouton de rappel, mais la ligne était déjà coupée.« Qu’est-ce que ça veut dire ? » demanda-t-il à voix basse, en regardant Nicolas d’un air à la fois perplexe et inquiet. « Une lettre de la mère de Céleste… que sait-elle ? »Nicolas secoua la tête, le cœur battant la chamade. « Je ne sais pas, papa. C’est peut-être juste pour nous faire peur. &raqu
Nicolas roulait seul vers Montelune, l’esprit en proie à des pensées confuses. Les paroles de Céleste ne cessaient de résonner dans sa tête : son père, Henri Valmont, l’avait sauvée et lui avait demandé de garder ce secret pour toujours. Il ne trouvait pas le repos, il devait savoir pourquoi son père avait gardé cela secret. Finalement, après quatre heures de route, il arriva chez ses parents. Nicolas se tenait devant la porte de la maison de son père, les poings serrés le long du corps. La porte s’ouvrit et Henri apparut ; il fut surpris de voir son fils planté là, le visage impassible.« Nicolas ? » demanda-t-il doucement en lui faisant signe d’entrer. « Tu es venu sans prévenir. Que se passe-t-il ? »Nicolas entra et resta debout au milieu de la pièce, sans s’asseoir. « Je suis venu pour te poser une seule question. Et je veux que papa soit honnête avec moi. »Henri fronça les sourcils et referma doucement la porte. « Bien sûr. Assieds-toi. On va parler. »« Je ne veux pas m’asseoir
« … quelque chose dont tu n’as même pas eu conscience jusqu’à présent. » Damien s’arrêta juste devant Nicolas, le fixant intensément, comme s’il savourait ce bref moment d’hésitation qui se lisait sur le visage de l’homme. « Entre. Elle t’attend. »Nicolas passa devant lui sans se retourner, se dirigeant vers la porte que Damien lui avait indiquée. La poignée lui parut froide ; il prit une profonde inspiration, puis l’ouvrit lentement. Céleste était assise sur une chaise près de la fenêtre ; elle regardait par la fenêtre, les yeux rivés sur le ciel qui commençait à prendre des teintes rougeâtres. En entendant des pas, elle se retourna lentement.« Tu es enfin l&agra
« … si Nicolas ne vient pas avant le coucher du soleil, il rejettera tous mes désirs. » Damien marqua une pause, fixant Amélia intensément, comme s’il évaluait sa réaction. « Et si Céleste refuse mes désirs, alors je détruirai tout ce qui vous est cher. »Amélia se redressa, refusant de se laisser envahir par la peur. « Tu le forces à choisir sous la pression. Ce n’est pas une bonne décision. »Damien esquissa un sourire, mais son regard restait glacial. « Je ne force personne. Je veux simplement obtenir ce qui m’appartient depuis des années : l’amour que Nicolas m’a volé. »Amélia prit une profonde inspiration ; elle comprit qu’i
« … le premier à en subir les conséquences sera Luis. » La communication fut coupée net. Amélia fixa l’écran noir de son téléphone, le cœur battant si fort qu’elle en avait le souffle coupé. Cette voix lui était inconnue, mais la menace était bien réelle. Ils savaient où elle se trouvait, ils écoutaient chacun de ses mots. Elle jeta un coup d’œil vers la porte du restaurant, puis vers la fenêtre, mais ne vit personne de suspect.« Que se passe-t-il ? » demanda Céleste, inquiète, en voyant le visage d’Amélia pâlir. « Qui t’a appelée ? »Amélia déglutit, s’efforçant de rester calme. « Ils nous surveillent. Ils ont dit







