LOGINLa réunion se poursuit, chacun donnant son accord, certains plus solennels, d’autres plus enthousiastes. À mesure que les paroles bienveillantes s’enchaînent, l’atmosphère se détend. L’intégration d’Eliza se fait dans le respect, sans heurts, comme si la meute avait instinctivement compris l’importance de l’accueillir.Marcus, après avoir obtenu l’assentiment général, conclut :— Alors c’est décidé. Eliza fait désormais partie de la meute Power. Elle aura une chambre, un rôle à jouer, et elle sera protégée comme chacun d’entre vous.Des applaudissements discrets éclatent. Noah, assis à côté de Marcus, esquisse un sourire en voyant Eliza s’incliner profondément. La cérémonie est simple mais sincère, et elle compte.Quand la réunion prend fin, les membres commencent à quitter la salle, certains venant saluer Noah et Marcus, d’autres échanger quelques mots avec Eliza. Marcus, lui, reste en retrait, observant la scène d’un regard distant. Il serre les mâchoires, comme si quelque chose le
Marcus pousse la porte d’entrée, ses pas lourds résonnant dans le couloir. L’odeur familière de la maison l’accueille, mais il n’y prête pas attention. Ses yeux se posent immédiatement sur Noah, assis à la table de la salle à manger, un dossier ouvert devant lui mais le regard perdu dans le vide. La lumière du jour traverse la baie vitrée et éclaire son profil, ce qui donne à son visage une expression encore plus fermée.Marcus s’avance, ses épaules larges tendues, et laisse tomber ses clés sur le meuble.— Noah.Noah lève les yeux, surpris de l’entendre si tôt. Il se redresse un peu, essayant de masquer son trouble.— Tu es rentré vite.Marcus hoche la tête, son regard glissant malgré lui sur le cou marqué de Noah. La cicatrice de sa marque est toujours là, bien visible, comme un rappel silencieux. Il inspire profondément pour garder son calme, puis annonce d’une voix ferme :— On a réunion ce soir avec les anciens et les principaux membres de la meute.Noah fronce légèrement les
— Alors ? Tu es content maintenant ? Tu as enfin eu ce que tu voulais… tu as baisé Noah !Adrian s’arrête net. Son corps se fige, ses mâchoires se contractent. Ses pupilles sombres se braquent sur Clara avec une intensité dangereuse. Pendant une seconde, on croirait qu’il va bondir, qu’il va libérer sa rage sur elle. Mais au lieu de cela, il ricane, un rire bas, presque amer, qui sonne comme une gifle.— Qu’est-ce que tu en sais, Clara ? Tu m’espionnes, maintenant ?Clara se lève d’un bond, son visage rougi par une colère qui ne cache plus rien de sa jalousie.— Tu crois que ça ne se voit pas ? Tu crois que je n’ai pas senti ton odeur changée quand tu es rentré ? Tu pues le désir, Adrian ! Et pas n’importe lequel… celui que tu as toujours réservé à lui !Adrian détourne le regard un instant, ses poings crispés. Il n’a aucune envie de se justifier. Mais Clara insiste, avançant vers lui comme une louve blessée prête à mordre.— Tu t’es servi de moi, hurle-t-elle. Tout ce temps… j’ai cr
Noah, lui, court jusqu’à ce que ses jambes cèdent presque sous lui. Lorsqu’il s’arrête enfin, appuyé contre un tronc, il éclate en sanglots silencieux, ses doigts crispés sur sa poitrine. Il se sent à la fois vidé et brûlant de l’intérieur, pris au piège entre deux vérités qu’il ne sait plus comment concilier.Et une seule pensée martèle son esprit, obsédante : Comment ai-je pu laisser ça arriver ?Noah arrive devant la maison, le souffle encore court, les vêtements mal ajustés après sa fuite précipitée. Ses pas hésitent en franchissant le portail, mais il n’a pas le temps de réfléchir davantage : Marcus est là, assis dans le jardin, le dos légèrement affaissé contre la chaise. Dès que ses yeux se posent sur lui, Noah sent immédiatement que quelque chose ne va pas.Marcus se redresse, son regard sombre accroche le sien avec une intensité inhabituelle. Ses pupilles se rétrécissent, et il se lève d’un mouvement lent, maîtrisé, mais chargé de tension. Noah sent aussitôt les phéromones a
Mais Noah ne dit rien. Au lieu de ça, ses mains glissent le long du dos d’Adrian et l’attirent plus près. C’est sa réponse, silencieuse, irrévocable.Alors Adrian cède à son tour. Leurs baisers reprennent, plus profonds, plus dévorants, chaque geste empreint de cette faim inassouvie qui les déchire depuis trop longtemps. Noah sent son loup hurler en lui, reconnaissant enfin son autre moitié. L’air autour d’eux vibre, saturé de leur énergie, de ce lien qui ne demande qu’à s’enflammer.La clairière devient leur monde, isolée du reste, hors du temps. Leurs corps se mêlent, se cherchent, se trouvent avec une intensité qu’aucun mot ne saurait traduire. Les respirations deviennent haletantes, les soupirs se mêlent aux battements de l’eau toute proche.Noah ferme les yeux, et une larme roule sur sa tempe. Non pas de douleur, mais de cette contradiction insoutenable : l’homme qu’il aime l’attend à la maison, mais celui qu’il désire est ici, sur lui, en lui, réveillant chaque fibre de son être
Noah se laisse guider jusqu’à la voiture. En montant à l’intérieur, il garde les yeux fixés sur la vitre, regardant les lumières du parc s’éloigner derrière eux. Son cœur est encore lourd, mais il s’oblige au silence. Il sait que s’il ouvre la bouche, la vérité risque de jaillir, et il n’est pas prêt pour ça.À côté de lui, Marcus conduit sans rien dire, mais ses doigts se crispent parfois sur le volant, comme s’il sentait que quelque chose cloche. Noah se mord la lèvre, les yeux embués, et se répète intérieurement que tout ira bien. Qu’il doit juste garder ça pour lui.Adrian se lève brusquement, son fauteuil raclant le parquet dans un bruit sec. Sans un mot, il traverse le salon et ouvre la grande baie vitrée qui donne sur le jardin. Noah le suit aussitôt, son souffle court, les nerfs à vif.— Adrian ! Attends ! s’exclame-t-il, ses pas rapides résonnant sur la terrasse.Mais Adrian ne ralentit pas. Sa haute silhouette avance dans le jardin, son dos droit, ses épaules tendues. Son o
Marcus s’avance encore un peu, le regard plongé dans celui de Noah, et avant que le blond n’ait le temps de reculer, ses lèvres se posent doucement sur les siennes. C’est un baiser fragile, presque hésitant, mais chargé d’une intensité brûlante. Le souffle de Noah se coupe. Ses yeux s’écarquillent
Son loup hurle encore, un cri qui résonne dans son esprit comme un chant funèbre et rageur.— Trouve-le ! Garde-le ! Tue si tu dois, mais ramène-le !Adrian s’arrête un instant, le souffle court, le regard fixé vers l’horizon. Une douleur sourde lui tord la poitrine, comme une morsure invisible. C’
Puis, lentement, un immense sourire illumine le visage de Marcus. Ses yeux brillent d’une joie pure, incontrôlable. Il se lève d’un bond et avant que Noah ne puisse reculer, il l’enlace avec force, ses bras solides l’entourant, le soulevant presque du sol.— Tu ne sais pas à quel point tu viens de
Au fil du repas, le jeune blond rit plus d’une fois, oubliant ses blessures passées. Marcus observe chacun de ses sourires avec une satisfaction muette.Quand le dessert arrive un gâteau au chocolat décoré d’une simple bougie Noah sent ses yeux s’embuer. Marcus allume la flamme et incline légèrem







