LOGINDante Vitti n'est pas seulement l'héritier de l'empire criminel le plus redouté de la ville. Il est le "Bon Soldat". Une machine à tuer froide, impitoyable et hétérosexuelle, façonnée à l'image de son père tyrannique. Dans son monde, la faiblesse se paie par le sang, et être gay est la plus mortelle des faiblesses. Julian est le meilleur flic des stups de sa génération. Sa mission ? Infiltrer le clan Vitti, gagner la confiance de Dante, et le détruire de l'intérieur. Il pensait être prêt à tout pour faire tomber cette famille. Il n'avait pas prévu qu'une nuit d'ivresse et de regards trop insistants ferait basculer sa mission dans le chaos. Au réveil, le canon d'un Beretta est pressé contre sa tempe. Dante a l'arme, mais c'est Julian qui détient la vérité. "Tue-moi si tu veux, Dante. Mais ne me dis pas que tu n'as pas aimé ça." Pris au piège entre son devoir et un désir dévorant qu'il a refoulé toute sa vie, Dante propose un pacte du diable : Julian lui appartient désormais, dans l'ombre et le secret absolu. Mais alors que la passion devient incontrôlable et que le père de Dante se rapproche de la vérité, Julian réalise avec horreur qu'il n'est plus le chasseur... il est tombé amoureux de sa cible. Quand le masque tombe, qui tirera le premier ?
View More[POINT DE VUE : JULIAN]L'eau chaude de la douche cascadant sur mes épaules ne parvenait pas à dissiper le froid de la mer Noire. Il s'était logé dans mes os, quelque part près de mon âme.Nous étions de retour à Istanbul depuis douze heures. L'extraction de Varna avait été un brouillard de douleur, de pots-de-vin à des garde-côtes bulgares corrompus, et d'un trajet en hélicoptère médicalisé affrété par Enzo Rossi.Je fermai le robinet en marbre noir. Je m'enroulai dans une serviette épaisse et sortis dans la chambre d'amis de la villa de Bebek. Dante était assis sur le bord du lit, torse nu, un bandage immaculé enserrant ses côtes fracturées. Le médecin d'Enzo venait de partir. Dante fumait une cigarette, regardant le vide avec cette intensité sombre qui lui était propre.Je m'habillai en silence. Un pantalon de lin noir. Une chemise sombre. L'uniforme des monstres de cette maison.Dante : Elle est réveillée, dit-il sans me regarder, recrachant un nuage de fumée grise.Je m'arrêtai d
[POINT DE VUE : JULIAN]L'eau de la mer Noire à six degrés n'est pas un liquide. C'est une mâchoire d'acier qui se referme sur vos os.En moins de deux minutes, mes doigts perdirent toute sensation. Ma respiration n'était plus qu'une série de petits halètements pitoyables. Je savais ce qui allait suivre : la confusion mentale, la paralysie motrice, puis l'arrêt cardiaque. Dante crachait de l'eau à côté de moi, essayant de maintenir Kiera à la surface. Le poids de son gilet tactique l'entraînait vers le fond. Chaque mouvement lui arrachait un grognement à cause de ses côtes fracturées.Dante : Julian... on doit nager vers le large ! haleta-t-il, ses dents claquant violemment. Faut qu'on s'éloigne...Je regardai l'horizon noir. Le vide.— Non ! criai-je par-dessus le rugissement de l'incendie. On n'y arrivera jamais ! On retourne vers le quai !Il me fixa, croyant que le froid m'avait rendu fou.Dante : Les Russes...— Je préfère prendre une balle que de mourir de froid ! Nage vers le f
[POINT DE VUE : JULIAN]La minute accordée par Volkov s'écoulait comme du goudron.Dante traversa l'entrepôt à grandes enjambées, son HK416 plaqué contre son flanc droit, l'œil rivé sur les Spetsnaz qui le tenaient en joue. Il ne baissa pas son arme. Il atteignit Kiera, sortit son couteau de combat d'une main fluide et trancha les épaisses cordes de nylon qui la suspendaient.L'agente du FBI s'effondra. Dante la rattrapa par la taille avant qu'elle ne touche le sol.Kiera grogna de douleur, son moignon sommairement bandé ensanglantant la veste de Dante, mais ses jambes tinrent bon. Elle leva son œil valide vers lui.Kiera : Donne-moi un flingue, mafieux, cracha-t-elle.Dante sortit son Glock de sa ceinture et le lui glissa dans la main gauche.Sur la passerelle, Volkov sortit un briquet en argent et ralluma tranquillement une cigarette.Volkov : Le temps est écoulé, Miller. Vous allez reculer très lentement vers la sortie principale. Si l'un de vous fait un geste brusque, mes hommes v
[POINT DE VUE : JULIAN]L'eau de la mer Noire était une lame de rasoir liquide.À deux heures du matin, sous un brouillard épais qui avalait les étoiles, la température frôlait le point de congélation.Je sortis la tête de l'eau noire, recrachant l'air de mon recycleur d'oxygène à circuit fermé. Devant moi se dressait la muraille de béton rongé par le sel du chantier naval de Varna. Une infrastructure soviétique titanesque, abandonnée par l'État et récupérée par la Bratva.Dante émergea à mes côtés, le visage couvert de peinture de camouflage noire, ses yeux brillant d'une lueur meurtrière. Enzo Rossi avait tenu parole. Il ne nous avait pas donné d'armée, mais il nous avait fourni un équipement de pointe : combinaisons tactiques en néoprène, fusils d'assaut HK416 avec silencieux intégrés, et surtout, soixante kilos de C4 militaire.Je fis un signe de la main. En haut.Nous utilisâmes des grappins silencieux pour escalader la paroi glissante du quai de déchargement.La cour principale
[POINT DE VUE : JULIAN]Le port de La Nouvelle-Orléans ressemblait à une ville mécanique construite par des géants. Des grues titanesques déplaçaient des conteneurs comme des briques de Lego, dans un ballet industriel de fer et de grincements stridents. L'air était lourd, saturé d'humidité, d'odeur
[POINT DE VUE : JULIAN]Le silence est un menteur. Les gens pensent que la nuit est calme, mais à la campagne, la nuit est bruyante. Les grillons, le vent dans les branches, le clapotis de la pluie, le hululement d'une chouette. C'est quand tout s'arrête que vous devez avoir peur.Il était 3h14 du
[POINT DE VUE : JULIAN]La fièvre m'avait quitté aussi brusquement qu'elle était venue, me laissant faible, vidé, mais lucide. Cela faisait une semaine que nous vivions dans ce mobil-home de quarante mètres carrés. Une semaine à écouter la pluie, à manger des conserves de haricots froids et à regar
[POINT DE VUE : KIERA VANCE]Le champ de maïs fumait encore. L'odeur âcre du kérosène brûlé se mélangeait à celle de la terre humide de l'Illinois. Il était trois heures du matin, et je pataugeais dans la boue avec mes bottes tactiques, éclairant la carcasse calcinée de l'hélicoptère avec ma lampe
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