LOGINS’il existait un moyen d’oublier toutes les horreurs que la vie t’a infligées… Un moyen de t’éloigner des personnes qui t’ont brisé, jour après jour… Un moyen de tout effacer pour recommencer à zéro… L’accepterais-tu ? Alec, lui, l’a fait. Le jour où il a découvert que son plus grand tyran était aussi son âme sœur, il n’a plus souhaité qu’une seule chose : disparaître. Oublier. Effacer chaque souvenir, chaque blessure, chaque humiliation gravée dans sa mémoire. Recommencer. Et, contre toute attente, la magie lui a offert cette chance. Avec l’aide d’un étrange sorcier un vieil homme à l’allure ridicule, vêtu d’un short couvert de pois violets, Alec a franchi une frontière que peu de gens osent approcher : celle qui sépare le passé de l’oubli. Mais le destin est parfois cruel. Parce que ce n’est pas parce qu’une chose est censée être ainsi… que l’on doit l’accepter. Alec ne l’aurait jamais imaginé. Après des années de souffrance et d’humiliation, il était convaincu que la rédemption ne serait jamais à sa portée. Chaque jour, le poids de son passé écrasait ses épaules, lui volant peu à peu toute force et tout espoir. Jusqu’au jour où il a découvert la vérité. Son pire ennemi. Son plus grand bourreau. N’était autre que son âme sœur. Son mate. Alors il a choisi de fuir. Repartir de zéro. Effacer son existence comme si elle n’avait jamais été écrite. Mais le destin… n’abandonne jamais aussi facilement. Car parfois, même lorsque l’on tente de s’échapper, le passé finit toujours par retrouver son chemin jusqu’à nous.
View MoreChapitre 1 : L’échappatoire
Alec n’avait jamais cru en la chance. Pas après tout ce qu’il avait traversé. Les moqueries, les insultes, les coups c'était devenu une routine, un rythme de souffrance qui avait fini par s'incruster dans chaque recoin de son être. Il avait appris à encaisser, à faire le vide sur son visage pour que personne ne voie ce qui bouillonnait à l'intérieur. Mais dans le silence, tout n'était que chaos. Il n’y avait jamais eu de répit. Pas pour lui. L’adolescence l’avait forgé dans la douleur, et la fin du lycée n’avait rien refermé. L’université non plus. Les souvenirs le traquaient jusque dans les amphithéâtres, se glissaient dans les regards des inconnus. Il restait le souffre-douleur, l’exclu, l’ombre que personne ne remarquait sauf pour lui faire du mal. Et tout ça, à cause d’un seul nom. Erik. Son bourreau. Celui qui avait marqué chacune de ses années au fer rouge. Chaque croisement avec lui rouvrait une cicatrice, chaque regard échangé ravivait l’humiliation. Et pourtant, malgré tout, il y avait entre eux quelque chose d’indicible, quelque chose qui le rongeait de l’intérieur sans qu’il ose le nommer. Ce jour-là, tout allait basculer. Assis sur un banc du parc, Alec avait enfoui son visage sous sa capuche. Le vent faisait danser les feuilles autour de lui. Il se sentait invisible ce qui était exactement ce qu’il recherchait. Disparaître. Effacer chaque parcelle de son existence. Il en avait assez d’être celui qu’on montrait du doigt, celui qu’on piétinait. Il était fatigué, à bout. C’est là qu’il le vit. Le sorcier. Un vieil homme en short à pois violets, tout droit sorti d’un cirque ou d’un rêve fiévreux. Il s’approcha d’Alec avec un sourire bien trop calme. — Tu voudrais tout oublier, n’est-ce pas ? Effacer tes souffrances. Recommencer à zéro. Sa voix semblait venir d’ailleurs, d’un autre temps. Alec le dévisagea, méfiant. Il n’avait jamais cru à la magie. Pourtant, quelque chose dans le regard du vieil homme — une lueur étrangement lucide le fit hésiter. L’idée d’échapper à son passé, de devenir quelqu’un d’autre, exerçait sur lui une fascination presque douloureuse. — Je veux que tout disparaisse, murmura-t-il, la voix brisée par des années de silence. Le sorcier acquiesça, sortant de sa poche un pendentif étrange. — Ce que tu demandes peut être fait. Mais sache-le : effacer le passé a un prix. Une fois l’oubli scellé, il n’y a pas de retour en arrière possible. Alec ne réfléchit pas. Il n’en avait pas besoin. Il voulait juste que ça cesse. Toute cette douleur. Tout ce poids. D’un geste, le sorcier actionna la magie. Le monde bascula. Alec fut saisi d’un vertige immense, comme si l’air s’épaississait autour de lui. L’espace se tordit, se dilua. Il ferma les yeux, le cœur cognant dans sa poitrine. Il sentit alors le passé se détacher de lui, couler hors de son corps comme un poison qu’on aurait drainé. Puis, plus rien. .Les jours suivants furent un tourbillon pour Alec. Chaque pensée, chaque geste semblait ramener à ce lien, à cette présence envahissante qu’Erik occupait dans sa vie. Il avait beau tenter de s’occuper l’esprit avec ses cours, avec ses amis, rien ne parvenait à chasser cette obsession, ce tiraillement constant entre la colère et une irrépressible envie de comprendre.Erik n’était plus un simple souvenir. Il était une ombre, une marque indélébile gravée dans ses pensées, jusque dans ses rêves. Même endormi, il voyait ses yeux perçants, cette lueur de tristesse dans son regard, ce sourire énigmatique à la fois si lointain et si proche. Malgré lui, Alec ne pouvait s’empêcher de le chercher, de le désirer.Mais chaque fois qu’il pensait à ce lien, une rage sourde le consumait. Il haïssait cette impression d’être manipulé par un destin qu’il n’avait pas choisi. Il n’était pas prêt à tout accepter, à se laisser guider sans comprendre. Pourquoi lui ? Pourquoi ce lien avec quelqu’un qui avait
Les jours passèrent, et Alec ne pouvait échapper à l’ombre d’Erik. Même lorsqu’ils se croisaient dans les couloirs de l’université, le monde autour de lui semblait se réduire à ce lien invisible, mais omniprésent. Erik habitait ses pensées, présence constante qu’il ne parvenait pas à fuir, même quand il s’efforçait de l’ignorer.Il s’était peu à peu installé dans un entre-deux, ni vraiment prêt à accepter ce qu’il ressentait, ni capable de le repousser. Une douleur sourde lui serrait la poitrine, un tourment que seule la pensée d’Erik parvenait à apaiser. Mais cette pensée l’effrayait. Chaque fois qu’il se retrouvait seul, la voix d’Erik résonnait dans sa tête, l’invitant à plonger dans ce lien qu’il n’avait pas choisi, mais qui se refermait sur lui comme un étau.Un après-midi, Alec décida de reprendre le contrôle. Il ne pouvait pas continuer à vivre dans cette confusion. Il avait besoin de réponses. Des réponses que seul Erik semblait pouvoir lui donner, même si l’idée de se retrouv
Alec marchait sans but, ses pas avalés par le brouhaha de la ville. Chaque son, chaque visage semblait se refermer sur lui, un étau un peu plus serré. Il avait besoin de fuir, de respirer, mais il n'y avait nulle part où aller. La ville entière n'était qu'un immense rappel d'Erik, un écho constant de ce lien qu'il ne pouvait ignorer.Ses pas le menèrent finalement au parc, son sanctuaire habituel, le seul endroit où il trouvait un semblant de paix quand le monde devenait trop lourd. Il s'effondra sur un banc, les mains tremblantes, crispées sur ses genoux. Les arbres familiers lui parurent soudain plus grands, plus menaçants ; leurs branches tordues évoquaient des bras squelettiques prêts à l'emprisonner. L'impression d'être enfermé dans une cage invisible était devenue une certitude. Et Erik, forcément Erik, en détenait l'unique clé. Il haïssait cette impuissance, cette sensation d'être à la merci d'une force qu'il ne comprenait pas, qui le dépassait.Il ferma les paupières, s'efforç
Alec n'avait plus qu'une seule obsession : fuir. Loin d'Erik, loin de ce lien qui vrillait son esprit comme une lame qu'on retourne sans cesse dans la plaie. Chaque regard échangé était un piège qui se refermait un peu plus sur lui. Il n'avait rien demandé de tout ça. Il n'avait pas choisi de souffrir encore.En cours, il fixait le tableau sans rien voir. Les mots du professeur n'étaient qu'un bourdonnement lointain, noyé sous le tumulte de ses pensées. Ce lien. Ce putain de lien. Il l'obsédait, le hantait, le tirait vers des eaux si troubles qu'il préférait fermer les yeux plutôt que d'affronter ce qui s'y cachait. Toute sa vie, il avait couru après la paix. Et maintenant, Erik se dressait sur sa route, vivant, brûlant, impossible à ignorer.Dès que le cours se termina, Alec fut le premier dehors. Il voulait disparaître avant que quiconque ne l'aperçoive. Mais à peine eut-il poussé la porte du bâtiment que son regard tomba sur une silhouette appuyée contre un arbre, les bras croisés,






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