تسجيل الدخولLe rire d’un enfant résonna encore dans les profondeurs d’Éden.Marie se figea.Un frisson lui remonta lentement le long du dos.Ce rire…Elle l’avait déjà entendu.Elle en était presque certaine.Pourtant, elle n’arrivait pas à savoir où.Ni quand.Pourquoi ce simple son lui donnait-il cette impression étrange d’avoir oublié quelque chose d’important ?— Ne bougez pas, murmura Éléonore.Personne ne répondit.Le sol vibrait toujours sous leurs pieds. De petits morceaux de poussière tombaient du plafond et disparaissaient dans l’obscurité.Au centre de la pièce, le sol venait de s'écarter.Une ouverture béante était apparue.Un escalier descendait.Pas de lumière.Pas de rampe.Même les premières marches semblaient avalées par les ténèbres.Clark fixa sa mère.— C’est par là ?Éléonore hocha lentement la tête.— Oui.Son visage avait perdu ses couleurs.Clark plissa les yeux.— Et Nathaniel est là-dessous ?Un silence passa.Éléonore détourna légèrement le regard.— Une partie de lui.
— Enfin. La voix de l’enfant résonna doucement dans la pièce. Marie resta immobile. Elle avait l’impression que son corps refusait de lui obéir. Devant elle, derrière la vitre, se tenait une petite fille qui lui ressemblait tellement que cela lui donnait presque le vertige. Les mêmes yeux. Le même regard attentif. La même petite cicatrice près du sourcil. Même cette façon de pencher légèrement la tête lorsqu’elle cherchait une réponse. Marie avala difficilement. C’était elle. Et pourtant… ce n’était pas elle. Ou peut-être que c’était justement une partie d’elle qu’elle avait perdue. — Tu es vraiment moi ? demanda-t-elle enfin. La petite fille sourit. — Une partie de toi. Marie fronça légèrement les sourcils. Elle avait mille questions, mais une seule réussit à franchir ses lèvres. — Pourquoi es-tu ici ? Le sourire de l’enfant disparut. — Parce que tu m’y as laissée. Le cœur de Marie se serra. — Je ne t’aurais jamais abandonnée volontairement. — Je sais. La pet
31 minutes.Le nombre continuait de clignoter sur l’écran.Marie avait beau essayer de regarder ailleurs, ses yeux revenaient toujours vers le compte à rebours.— Trente et une minutes… murmura Élise.Noah tourna la tête vers elle.— Avant quoi ?Personne ne répondit.Au bout du couloir, la femme avançait lentement. Ses pas résonnaient contre les murs blancs, réguliers, presque tranquilles.Éléonore, elle, n’arrivait toujours pas à bouger.Elle fixait cette femme comme si elle regardait un fantôme.— Tu es morte…La femme s’arrêta.Un sourire triste se dessina sur ses lèvres.— C’est ce qu’ils voulaient que tu croies.Clark se plaça immédiatement devant sa mère.— Éloignez-vous.La femme leva doucement les mains.— Je ne suis pas venue vous faire du mal.— Alors dites-nous qui vous êtes.Elle regarda Marie.Son regard semblait presque amusé, mais une profonde tristesse y restait visible.— Tu connais déjà mon nom.Un frisson parcourut Marie.Une image surgit dans sa mémoire.Une vieil
— Le niveau -5…Les mots d’Éléonore restèrent suspendus dans la pièce.Marie la regarda attentivement.Depuis qu’Éléonore était apparue, chaque réponse semblait entraîner une nouvelle question. Pourtant, cette fois, quelque chose avait changé dans son expression.Ce n’était pas simplement de l’inquiétude.Éléonore avait peur.Et pas d’une petite peur.Une peur profonde, presque incontrôlable.Clark le remarqua lui aussi.— Maman… qu’est-ce qu’il y a au niveau -5 ?Éléonore hésita.Elle regarda son fils quelques secondes avant de répondre.— Ce n’est pas un laboratoire.Marie fronça les sourcils.— Alors qu’est-ce que c’est ?Éléonore baissa légèrement la voix.— Un tombeau.Plus personne ne parla.Même les machines semblaient soudain beaucoup trop silencieuses.— Un tombeau ? répéta Luciana, incrédule.Éléonore acquiesça lentement.— Le premier projet d’Éden n’avait pas pour objectif de créer des héritiers. Il servait à conserver quelque chose.Élise prit la parole :— Quoi ?Éléonore
Clark ne respirait presque plus.Il fixait cette femme sans parvenir à faire un pas vers elle. Il avait peur. Peur qu'en clignant simplement des yeux, elle disparaisse.Éléonore non plus ne bougeait pas.Vingt-cinq ans.Vingt-cinq longues années sans nouvelles.Vingt-cinq ans pendant lesquels Clark avait vécu avec la certitude que sa mère était morte.— Maman…Sa voix se brisa sur le dernier mot.Éléonore porta une main tremblante à sa bouche. Ses yeux se remplirent aussitôt de larmes.— Oui, mon fils.Clark fit un pas.Puis un autre.Et soudain, il ne put plus se retenir.Il courut vers elle et la serra dans ses bras.Éléonore éclata en sanglots.Elle s'accrocha à lui comme si elle craignait qu'on le lui arrache encore.— Pardonne-moi…Clark ne répondit pas.Il enfouit simplement son visage contre son épaule.Pendant quelques secondes, il oublia tout.Aurora.Éden.Elias.Les mensonges.Il ne restait que cette odeur familière qu'il n'avait jamais complètement oubliée.L'odeur de sa m
PREMIER SUJET : CLARK TERRY.Les mots restèrent affichés sur l'écran.Personne ne bougea.Même Aurora semblait s'être figée.Clark fixa l'inscription pendant plusieurs secondes, incapable de détacher son regard de ces trois mots.— Premier sujet…Il les répéta à voix basse, comme s'il essayait de comprendre ce qu'ils signifiaient réellement.Sophie s'approcha de l'écran.— Ce nom n'apparaissait dans aucun des dossiers d'Orion.Julien secoua lentement la tête.— Parce que les dossiers d'Orion ont été falsifiés.Clark tourna brusquement la tête vers lui.— Par qui ?Julien hésita.Son regard glissa vers Gabriel, toujours présent sur l'un des écrans.— Par ton père.Le visage de Clark se ferma immédiatement.— Gabriel ?— Oui.Clark serra les mâchoires.— Alors il m'a menti depuis le début.Une voix résonna derrière eux.— Non.Tout le monde se retourna.Le visage de Gabriel apparut sur l'écran.Il avait l'air épuisé. Ses traits étaient tirés, comme s'il n'avait pas dormi depuis plusieur







