로그인31 minutes.Le nombre continuait de clignoter sur l’écran.Marie avait beau essayer de regarder ailleurs, ses yeux revenaient toujours vers le compte à rebours.— Trente et une minutes… murmura Élise.Noah tourna la tête vers elle.— Avant quoi ?Personne ne répondit.Au bout du couloir, la femme avançait lentement. Ses pas résonnaient contre les murs blancs, réguliers, presque tranquilles.Éléonore, elle, n’arrivait toujours pas à bouger.Elle fixait cette femme comme si elle regardait un fantôme.— Tu es morte…La femme s’arrêta.Un sourire triste se dessina sur ses lèvres.— C’est ce qu’ils voulaient que tu croies.Clark se plaça immédiatement devant sa mère.— Éloignez-vous.La femme leva doucement les mains.— Je ne suis pas venue vous faire du mal.— Alors dites-nous qui vous êtes.Elle regarda Marie.Son regard semblait presque amusé, mais une profonde tristesse y restait visible.— Tu connais déjà mon nom.Un frisson parcourut Marie.Une image surgit dans sa mémoire.Une vieil
— Le niveau -5…Les mots d’Éléonore restèrent suspendus dans la pièce.Marie la regarda attentivement.Depuis qu’Éléonore était apparue, chaque réponse semblait entraîner une nouvelle question. Pourtant, cette fois, quelque chose avait changé dans son expression.Ce n’était pas simplement de l’inquiétude.Éléonore avait peur.Et pas d’une petite peur.Une peur profonde, presque incontrôlable.Clark le remarqua lui aussi.— Maman… qu’est-ce qu’il y a au niveau -5 ?Éléonore hésita.Elle regarda son fils quelques secondes avant de répondre.— Ce n’est pas un laboratoire.Marie fronça les sourcils.— Alors qu’est-ce que c’est ?Éléonore baissa légèrement la voix.— Un tombeau.Plus personne ne parla.Même les machines semblaient soudain beaucoup trop silencieuses.— Un tombeau ? répéta Luciana, incrédule.Éléonore acquiesça lentement.— Le premier projet d’Éden n’avait pas pour objectif de créer des héritiers. Il servait à conserver quelque chose.Élise prit la parole :— Quoi ?Éléonore
Clark ne respirait presque plus.Il fixait cette femme sans parvenir à faire un pas vers elle. Il avait peur. Peur qu'en clignant simplement des yeux, elle disparaisse.Éléonore non plus ne bougeait pas.Vingt-cinq ans.Vingt-cinq longues années sans nouvelles.Vingt-cinq ans pendant lesquels Clark avait vécu avec la certitude que sa mère était morte.— Maman…Sa voix se brisa sur le dernier mot.Éléonore porta une main tremblante à sa bouche. Ses yeux se remplirent aussitôt de larmes.— Oui, mon fils.Clark fit un pas.Puis un autre.Et soudain, il ne put plus se retenir.Il courut vers elle et la serra dans ses bras.Éléonore éclata en sanglots.Elle s'accrocha à lui comme si elle craignait qu'on le lui arrache encore.— Pardonne-moi…Clark ne répondit pas.Il enfouit simplement son visage contre son épaule.Pendant quelques secondes, il oublia tout.Aurora.Éden.Elias.Les mensonges.Il ne restait que cette odeur familière qu'il n'avait jamais complètement oubliée.L'odeur de sa m
PREMIER SUJET : CLARK TERRY.Les mots restèrent affichés sur l'écran.Personne ne bougea.Même Aurora semblait s'être figée.Clark fixa l'inscription pendant plusieurs secondes, incapable de détacher son regard de ces trois mots.— Premier sujet…Il les répéta à voix basse, comme s'il essayait de comprendre ce qu'ils signifiaient réellement.Sophie s'approcha de l'écran.— Ce nom n'apparaissait dans aucun des dossiers d'Orion.Julien secoua lentement la tête.— Parce que les dossiers d'Orion ont été falsifiés.Clark tourna brusquement la tête vers lui.— Par qui ?Julien hésita.Son regard glissa vers Gabriel, toujours présent sur l'un des écrans.— Par ton père.Le visage de Clark se ferma immédiatement.— Gabriel ?— Oui.Clark serra les mâchoires.— Alors il m'a menti depuis le début.Une voix résonna derrière eux.— Non.Tout le monde se retourna.Le visage de Gabriel apparut sur l'écran.Il avait l'air épuisé. Ses traits étaient tirés, comme s'il n'avait pas dormi depuis plusieur
— Maman…?Le mot quitta les lèvres de Marie dans un souffle à peine audible.Devant elle, Isabella restait immobile.Les années avaient marqué son visage. Ses traits étaient plus fins, plus fatigués. Pourtant, Marie n’eut aucun doute.Ces yeux…Elle les connaissait.Elle les avait vus dans ses souvenirs d’enfance. Ces mêmes yeux qui l’avaient regardée avec tendresse lorsqu’elle était encore une petite fille.— Isabella…Cette fois, Marie ne réfléchit pas.Elle se précipita vers elle.Elle voulait simplement la prendre dans ses bras, sentir sa présence, vérifier qu'elle était vraiment là.Mais au moment où ses doigts touchèrent son corps, ils le traversèrent.Marie s'arrêta net.Elle regarda sa main avec stupeur.— Ce n'est pas réel…Derrière elle, Gabriel baissa la tête.— C'est une mémoire.Marie se retourna brusquement.— Alors pourquoi est-elle ici ?Gabriel resta silencieux.Ce silence suffit à faire monter l'impatience de Marie.Elle se tourna de nouveau vers Isabella.— Maman, q
09:18. Les chiffres rouges continuaient de défiler sur l’écran. Marie les regardait sans parvenir à détourner les yeux. Chaque seconde qui passait semblait lui comprimer un peu plus la poitrine. À côté d’elle, Clark tenait toujours sa main. Ses doigts étaient chauds. Fermes. Rassurants. — Ne regarde pas le temps, murmura-t-il. Regarde-moi. Marie tourna lentement la tête vers lui. Son regard croisa celui de Clark. — Ils veulent que je panique. — Oui. — Ils veulent que je choisisse entre Julien et Aurora. Clark resserra légèrement ses doigts autour des siens. — Alors ne choisis pas. Marie resta silencieuse. Ces trois mots venaient de réveiller quelque chose en elle. Un souvenir. La porte du libre arbitre. Le choix qu'on lui avait imposé entre Clark et la vérité. Et cette troisième porte qu'elle avait finalement découverte. Une autre possibilité. Une solution à laquelle personne ne s'attendait. Marie inspira profondément. — C'est ça… Clark fronça légèrement les so







