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Chapitre 33 — La mère et le détective 2

Autor: Déesse
last update Data de publicação: 2026-05-29 08:05:53

Je raccroche. Je repose le téléphone sur la table. Et ma main tremble. Pour la première fois depuis des années, ma main tremble. Je serre les doigts autour de la tasse de café froid, je la porte à mes lèvres, et l'amertume du liquide se mêle à celle de mes pensées.

Je ne déteste pas Calista Moretti. Je ne la connais pas assez pour la détester. Mais elle représente une menace existentielle pour tout ce que j'ai construit, pour cette famille que j'ai épousée et protégée et
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    CalistaLes jours qui suivent sont un tourbillon. Un ouragan. Un maelström d'appels téléphoniques, de rendez-vous clandestins, de négociations à distance et de transactions secrètes. Je dors à peine, je mange sur le pouce, je passe mes journées au téléphone avec mes contacts et mes nuits penchée sur des catalogues d'art, des listes d'inventaire, des estimations de valeur.Valerio est à mes côtés à chaque instant, mon ombre silencieuse, mon garde du corps, mon assistant, mon mari. Il ne me quitte pas des yeux, il boit mes paroles, il exécute mes instructions sans discuter, sans poser de questions, avec une confiance aveugle qui me touche plus que tous les mots d'amour. Il m'a vue mentir, trahir, manipuler. Il m'a vue déployer mes talents de comédienne pour piéger ses ennemis et les miens. Et aujourd'hui, il me voit déployer mes talents d'antiquaire pour sauver son héritage, et il ne doute pas une seconde de ma loyauté.Nous avons installé notre qu

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    ValerioLe retour à la normale n'existe pas. C'est une illusion que les gens ordinaires entretiennent pour se rassurer, pour se convaincre que la vie est une ligne droite ponctuée d'accidents mineurs, de petites secousses sans conséquence. Mais pour les gens comme nous, pour les Orsini et les Moretti, pour ceux qui portent en eux le poids de secrets trop lourds et de crimes trop anciens, la normalité est un luxe que nous ne pouvons pas nous offrir.Nous sommes rentrés de Monaco il y a trois jours. Trois jours à essayer de retrouver une routine, à faire semblant que rien n'a changé, à jouer la comédie du couple uni qui attend un enfant et qui s'installe dans un appartement plus grand. Mais quelque chose a changé, fondamentalement, irréversiblement. Le baiser dans le couloir de la clinique a fait tomber les barrières que nous avions érigées entre nous, il a dissous la glace qui figeait nos échanges, il a rouvert une brèche dans le mur du silence. Nous ne so

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