เข้าสู่ระบบRovanLa main de Veyne est levée, sa paume ouverte vers moi, et je vois dans ses yeux quelque chose que je ne lui ai jamais vu. Pas la peur. Pas la soumission. Pas le désespoir. Quelque chose d'autre. Quelque chose de plus dangereux. Quelque chose de plus profond. Quelque chose qui ressemble à la vérité. Et c'est cela qui m'arrête. C'est cela qui me glace. C'est cela qui me terrifie.— Écoutez-moi, Prince, dit-il, la voix calme, presque douce. Écoutez-moi, et vous comprendrez. Vous croyez que je suis le monstre. Vous croyez que je suis le tyran. Vous croyez que je suis l'assassin. Mais vous ne savez pas. Vous ne savez pas ce que j'ai fait. Vous ne savez pas pourquoi je l'ai fait. Vous ne savez pas pour qui je l'ai fait. Vous ne savez pas. Et si vous me tuez maintenant, vous ne saurez jamais. Vous vivrez avec le doute. Vous vivrez avec l'incertitude. Vous vivrez avec la culpabilité. Pour toujours. Pour l'éternité. Pour rien.Je le regarde, et je s
Il me regarde, et je vois dans ses yeux une colère, une colère froide, une colère dangereuse. Il n'aime pas que je lui tienne tête. Il n'aime pas que je le défie. Il n'aime pas que je le démasque. Il n'aime pas que je sois plus forte que lui. Il n'aime pas.— Prenez garde, Lady Lyra, dit-il, la voix menaçante. Prenez garde à ce que vous dites. Prenez garde à ce que vous faites. Prenez garde à ce que vous êtes. Vous êtes une rebelle. Une traîtresse. Une ennemie du royaume. Je peux vous faire arrêter. Je peux vous faire juger. Je peux vous faire exécuter. Je peux vous faire mourir dans d'atroces souffrances. Je peux tout faire. Je suis le régent. Je suis le maître. Je suis le roi.— Vous n'êtes rien, dis-je, la voix forte. Vous n'êtes qu'un usurpateur. Qu'un tyran. Qu'un monstre. Vous n'êtes qu'un homme qui a trahi son roi, qui a manipulé son prince, qui a détruit ma famille. Vous n'êtes qu'un homme qui va mourir. Aujourd'hui. Ici. Maintenant.Je fais u
Lyra Le jour de la rencontre est arrivé. Le ciel est gris, bas, menaçant. Le vent souffle, froid, coupant, chargé de neige et de cendres. Je me tiens à l'entrée de la grange isolée, à la frontière des terres d'Astravale, et je regarde l'horizon, et je sens mon cœur qui bat, qui bat trop vite, qui bat trop fort. Je suis nerveuse. Je suis terrifiée. Je suis prête. Rovan est à mes côtés, le visage grave, les mains serrées sur les rênes de son cheval. Il n'a pas dormi. Il n'a pas mangé. Il n'a pas parlé. Il est là, silencieux, sombre, déterminé. Il est venu. Malgré le danger. Malgré la peur. Malgré tout. Il est venu. Pour moi. Pour mon père. Pour Astravale. Pour l'amour. Les chefs de la résistance sont là aussi, méfiants, prudents, armés. Ils sont venus en petit nombre, comme convenu. Cinq hommes, peut-être six. Des hommes aguerris, des hommes fidèles, des hommes prêts à mourir. Ils me regardent, et je vois dans leurs yeux une
Il s'approche de moi, il me prend par les épaules, il me secoue doucement, il me regarde, et je vois dans ses yeux une détresse, une détresse infinie, une détresse qui me brise le cœur. Il a peur. Il a peur pour moi. Il a peur de me perdre. Il a peur de vivre sans moi. Il a peur de mourir sans moi. Il a peur de tout. Il a peur de rien. Il a peur de moi.— Lyra, dit-il, la voix suppliante. Je vous en supplie. Ne faites pas cela. Ne vous sacrifiez pas. Ne me quittez pas. Je... je ne peux pas. Je ne peux pas vivre sans vous. Je ne peux pas respirer sans vous. Je ne peux pas être sans vous. Je vous aime. Je vous aime, Lyra. Je vous aime plus que tout. Plus que ma vie. Plus que mon royaume. Plus que mon honneur. Je vous aime.Je le regarde, et je sens mon cœur qui se serre, qui se brise, qui se déchire. Je le regarde, et je sens les larmes qui montent, que je ne retiens pas, que je laisse couler, que je laisse tomber. Je le regarde, et je sens cette chose qui
Je le regarde, et je sens la rage qui monte, qui bout, qui explose. Une rage contre lui, contre Veyne, contre le monde entier. Une rage qui me submerge, qui m'envahit, qui me consume. Une rage qui me donne envie de le frapper, de le gifler, de le détruire. Mais je sais qu'il a raison. Je sais qu'il a raison, et c'est cela qui me rend folle. C'est cela qui me tue. C'est cela qui me brise.— Alors il faut le vaincre ici, dis-je, la voix froide. À la cour. Pas dans les campagnes. C'est ce que vous dites, n'est-ce pas ? C'est ce que vous voulez ? C'est ce que vous conseillez ?— Oui. C'est la seule solution. La seule stratégie viable. Veyne est ici, au palais. Veyne est à notre portée. Veyne est vulnérable. Si nous le détruisons ici, tout s'effondrera. Son armée, sa milice, ses alliés. Tout. Nous n'avons pas besoin de nous battre dans les campagnes. Nous n'avons pas besoin de mourir dans les villages. Nous avons besoin de gagner ici. Dans l'ombre. Dans le sec
Je le regarde, et je sens mon cœur qui se serre, qui se brise, qui se déchire. Je le regarde, et je sens ma haine qui vacille, qui s'effrite, qui s'effondre. Je le regarde, et je sens cette chose qui grandit en moi, cette chose que je refuse de nommer, cette chose qui me fait mal et qui me fait vivre, cette chose qui s'appelle peut-être l'amour, et qui est peut-être la plus grande trahison de toutes.— Je ne sais pas ce que je ressens pour vous, dis-je, la voix tremblante. Je ne sais pas si je peux vous faire confiance. Je ne sais pas si je peux vous pardonner. Je ne sais pas si je peux... si je peux vous aimer. Mais je sais une chose. Je sais que sans vous, je n'aurais pas pu sauver mon père. Je sais que sans vous, je serais morte. Je sais que sans vous, je ne serais plus là. Et pour cela, je vous remercie. Pour cela, je vous suis reconnaissante. Pour cela, je... je ne vous hais pas. Je ne peux pas vous haïr. Même si je le voudrais. Même si je le devrais. Je ne peux p







