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Chapter 45

Author: EJI-WUMI
last update publish date: 2026-10-31 21:36:41

LE POINT DE VUE DE BETTY

Le rire a résonné dans la cage d’escalier, et je me suis précipitée à sa poursuite avant même de me rappeler que j’avais promis de ne pas le faire.

Draven était au rez-de-chaussée avec un médecin et le capitaine de Torren, en train de discuter des dossiers du personnel d’une voix basse qui signifiait toujours qu’il était à deux doigts de crier. Meshack s’occupait de l’aile est. Je le rattrapai au pied de l’escalier de service, où il scrutait une poubelle comme si elle a
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    DRAVEN’S POINT OF VIEWVale was gone by the time I crossed the room.The wardrobe stood open, with its dresses swaying on their hangers and a single red sticker stuck to the inside of the door. Beyond it, the window above the garden had been pushed wide, and a curtain stirred in the cold. Betty reached it first and leaned out. A ladder had been propped against the wall, and nobody was on it.“She’s quick,” she said.“She had practice.”I turned back to the wardrobe, and the pull I had felt in the kitchen took me by the wrist and walked me there. I did not choose to touch the drawing. My hand was simply on it, flat against the back panel, over the white arch and the gray figure and the words SHE WAITS in a child’s sloping letters. The chalk was warm. It should not have been.That is not mine, Eros said quietly, behind my eyes. He sounded almost afraid.Betty photographed the drawing three times with her phone and tucked the sticker into her pocket. Meshack found us on the landing with

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    POINT DE VUE DE DRAVENElle avait marqué chaque endroit où un autocollant était apparu. Le mur devant la chambre du troisième étage. La portière de la voiture. Le rebord de la cage d’escalier. L’oreiller à l’étage. Chacun avait son petit point, et à côté de chacun elle avait écrit le mot qui avait été laissé avec. Chaud. Chaud. Chaud. Froid. L’hôpital se tenait à une extrémité du sol, et Bloodmoon à l’autre, et une longue ligne de craie tordue errait entre eux. « Ce n’est pas aléatoire », dit-elle. « Elle nous dirige. Les « froids » signifient que nous nous sommes éloignés, et les « chauds » signifient que nous sommes proches. Je les ai planifiés, et regarde. » Elle traça une ligne droite à travers trois des points du bord de sa main. Elle montrait au-delà de l’hôpital, au-delà de Nightshade, au-delà des collines, jusqu’à une marque qu’elle avait laissée au bord du sol et qui portait, dans ses petites lettres émoussées, HOME. « La maison de mon père », dit-elle doucement. « C’est l

  • L’Épouse de l’Alpha Dément   untitled

    POINT DE VUE DE DRAVENJe me suis réveillé seul, et il y avait un autocollant sur son oreiller.C’était un petit cœur rouge, plaqué dans la bosse là où sa tête aurait dû être. En dessous, au crayon, dans une main ronde et précautionneuse qui n’était pas la sienne, un mot.Froid.J’étais déjà sortie du lit avant d’avoir fini de le lire. Je ne me suis pas arrêté pour mon manteau, mes bottes ou le masque, que j’ai dû reprendre à mi-chemin dans le couloir. Je suis monté les escaliers trois par trois et vérifié la salle de bain, le bureau, la salle à manger et la chambre d’amis avec son unique sac de sel sur le rebord. La femme de ménage avec les serviettes m’a vue arriver et s’est plaquée contre le mur.Elle est dans la cave, a dit Eros, derrière mes yeux. Il avait l’air ennuyé, et je ne lui faisais pas confiance une seconde. Vous pouvez ralentir.Comment le sais-tu ?J’entends la chèvre.Je n’ai pas ralenti. J’ai pris les marches de la cave si vite que j’ai failli me coincer sur la derni

  • L’Épouse de l’Alpha Dément   unedited

    54POINT DE VUE DE BETTYIl est parti à neuf heures, et je l’ai regardé partir depuis la fenêtre d’atterrissage comme une femme regardant un navire quitter le port.La voiture descendit l’allée et tourna aux grilles, et la poussière qu’elle souleva resta suspendue sur la route longtemps après que le moteur se soit éteint. Je suis resté là où j’étais, le front contre la vitre. Le masque avait été la dernière chose que j’ai vue, un carré pâle derrière le volant, tourné droit devant.Il n’avait pas dit au revoir. Ça allait. Nous n’étions pas des gens qui disaient au revoir. Nous étions des gens qui disaient Alpha et Princesse, puis nous disputions à propos du toast.J’avais passé toute la nuit à hésiter si je devais lui dire, et le matin je n’avais rien décidé. C’était un très bon plan. Si je lui disais que j’étais Mary, il saurait que je lui ai menti pendant des mois, et il saurait que j’ai écouté chaque mot qu’il a dit sur ce tronc au bord de la rivière, que j’ai tenu son visage dans u

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    54POINT DE VUE DE BETTYIl est parti à neuf heures, et je l’ai regardé partir depuis la fenêtre d’atterrissage comme une femme regardant un navire quitter le port.La voiture descendit l’allée et tourna aux grilles, et la poussière qu’elle souleva resta suspendue sur la route longtemps après que le moteur se soit éteint. Je suis resté là où j’étais, le front contre la vitre. Le masque avait été la dernière chose que j’ai vue, un carré pâle derrière le volant, tourné droit devant.Il n’avait pas dit au revoir. Ça allait. Nous n’étions pas des gens qui disaient au revoir. Nous étions des gens qui disaient Alpha et Princesse, puis nous disputions à propos du toast.J’avais passé toute la nuit à hésiter si je devais lui dire, et le matin je n’avais rien décidé. C’était un très bon plan. Si je lui disais que j’étais Mary, il saurait que je lui ai menti pendant des mois, et il saurait que j’ai écouté chaque mot qu’il a dit sur ce tronc au bord de la rivière, que j’ai tenu son visage dans u

  • L’Épouse de l’Alpha Dément   CHAPTER 56

    LE POINT DE VUE DE DRAVEN J’ai entendu chaque mot, et je ne le lui dirai jamais. Allongé sur le côté, dos à la pièce, les yeux ouverts fixés sur le mur, j’écoutais deux femmes chuchoter au fond du couloir. Je ne parvenais pas à distinguer leurs phrases. Je n’en avais pas besoin. Je reconnaissais la voix de Betty qui essayait de ne pas rire alors qu’elle avait envie de pleurer, et je reconnaissais la voix de quelqu’un qui se montrait doux avec elle, et ce n’était ni l’une ni l’autre. Quand la porte s’est ouverte, elle est restée longtemps sur le seuil. J’ai compté les secondes au rythme de mon pouls. « Qui était à la porte ? » ai-je demandé. « Personne. Je cherchais de l’eau. » C’était un mensonge maladroit, et c’est justement ce qui m’effrayait. Betty savait mentir à merveille quand elle le voulait. Elle m’avait menti à propos des brosses à dents, des pommes de terre et des biscuits d’une infirmière. Celui-ci n’avait rien d’un mensonge raffiné. On aurait dit quelqu’un à qui

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