Se connecterTAHITIANNA
30 ans plus tard…
Salut à tous !
Moi, c’est Tahitianna, j’ai 30 ans et je vais vous raconter la petite histoire de ma vie afin que vous compreniez mieux le récit qui va suivre. Commençons par le début…
Je suis la petite dernière d’une famille de trois enfants ; j’ai deux frères aînés qui se prénomment Mickaël et Christopher et sont âgés de quatre et deux ans de plus que moi.
Depuis mon enfance, j’habite dans un petit village de la montagne ardéchoise appelé Le Lac-d’Issarlès. Avec mes parents et mes frères, nous vivions une vie fantastique… On s’aimait plus que tout, on s’amusait énormément, on prenait plaisir à organiser toutes sortes d’activités en famille, comme des randonnées, de la peinture, des jeux… on adorait rire ensemble, on représentait une famille très soudée. Jusqu’au drame…
Un jour, alors que j’avais quatre ans et que nous passions l’après-midi près du lac, mes frères et moi avions décidé de jouer à chat. (Vous connaissez ? Mais si, rappelez-vous, c’est quand un joueur vous touche et crie : « C’EST TOI LE CHAT ! » et que vous devez à votre tour courir après les autres joueurs jusqu’à ce que vous en touchiez un… et ainsi de suite… Ça y est, ça vous revient ?)
Donc, je disais, nous jouions à chat et c’était Mickaël le chat. Il m’a touchée en criant :
— CHAT, Tahini’, c’est toi le chat ! Ahahahaha !
C’est alors que tout à coup, de drôles de personnes sont sorties des buissons et ont essayé de nous capturer… Elles avaient des têtes plutôt bizarres, certaines avec des oreilles pointues, d’autres avec de longs bras et des griffes à la place des doigts… un museau en guise de bouche… Ces bêtes ressemblaient à des loups… Bref, c’étaient des monstres… un vrai cauchemar ! Ils ont réussi à attraper Mickaël… qui, tout en se débattant, nous a crié :
— COUREZ ! COUREZ VITE !
Je le vois donner des coups de pied à ses agresseurs, se tortiller dans tous les sens, résister… Alors, je hurle :
— MICKAËL !
— ALLEZ CHERCHER LES PARENTS ! s’exclame-t-il.
Christopher et moi, nous ne voulions pas partir, mais quand les affreux se sont retournés et ont essayé de nous chopper nous aussi, nous nous sommes enfuis en quatrième vitesse pour nous éloigner d’eux. Malheureusement pour Mickaël, c’était trop tard… Les kidnappeurs l’avaient déjà embarqué dans leur voiture et, sous nos yeux humides de larmes, ils avaient démarré sur les chapeaux de roue. Nous sommes rentrés en courant à la maison, en pleurs. Mes parents nous ont consolés tout en nous demandant pourquoi Mickaël était absent. Après leur avoir raconté l’enlèvement, mon père est parti à une vitesse incroyable pour essayer de récupérer son fils. Malheureusement, il n’a pu retrouver aucune trace de son enfant !
Des années plus tard, une nuit alors que j’avais une dizaine d’années, j’ai fait un horrible cauchemar… Je voyais Mickaël dans une grotte, attaché, entouré de feu et torturé par les monstres qui l’avaient enlevé. Certains le frappaient, d’autres se… comment dire… se frottaient contre lui (bruuu, j’en tremble rien que d’y penser !). Pour moi, mon frère était vivant, mais… en enfer.
Je me suis réveillée en hurlant et suis partie me réfugier dans le lit de Christopher. Mon frère adoré m’a prise dans ses bras et s’est mis à se balancer pour me consoler, tout en chantonnant une petite berceuse.
J’ai collé alors mon nez dans son cou, j’ai inspiré profondément pour me rassurer et lui ai murmuré :
— J’ai fait un cauchemar… Tu sais, je crois que Mickaël est toujours vivant !
— Chutttt ! Ne pense pas à ça, Tinette !
— Je peux dormir avec toi ?
— Bien sûr, mon cœur… Viens, allonge-toi et imagine Mickaël vivant et avec nous, si ça peut t’aider !
— Tu sais, Christopher… je ne l’imagine pas… je sais !
TAHITIANNAJe ne sais pas quoi faire…J’ai un boulot que j’adore (écrire des livres avec des beaux mecs, c’est le rêve pour moi), des enfants magnifiques, un don que je mets au service des autres et un ami génial. Mais, malgré tout ça, je me sens seule. Pas d’amoureux qui m’attend le soir ou m’offre des fleurs, ou tout simplement m’embrasse à en perdre haleine.Bon, faut arrêter les jérémiades ! Je crois que si je suis si triste, c’est parce que Gabriel me manque terriblement et que je ne sais pas quand il rentrera de sa mission humanitaire en Ouganda. C’est vrai ça, je connais la date de son départ, mais jamais celle de son retour.Allez, haut les cœurs ! Il est onze heures et demie et il faut aller nourrir tout mon petit monde (enfants et bestioles). Après, je rejoindrai mon dojo (une pièce aménagée avec des tatamis) pour quelques mouvements de karaté : j’ai besoin de taper un peu sur mes paos (vaut mieux les sacs de frappe que les enfants ou les voisins… non ?).Voilà… c’est fait…
Ah oui, aussi, je ne me suis pas décrite… Alors je vais vous dessiner mon portrait si vous êtes d’accord… Donc, je suis petite (1 m 54), brune aux yeux verts (jusque-là, vous allez dire : « Oui, normal ! »), les cheveux mi-longs avec une belle mèche rouge et noire, des ongles décorés de dessins que je change tous les mois (mes ongles et mes cheveux ont droit à un peu de fantaisie), et attention… surprise pour la première petite anomalie (oui, j’en ai quelques-unes, mais c’est ce qui fait mon charme !) : je suis une fille… heu… comment dire… pulpeuse, c’est ça, pulpeuse. Eh oui, j’ai de belles formes généreuses, mais je m’y suis habituée… et être ronde à ses avantages… Vous voulez savoir lesquels ? Déjà, j’ai des seins à damner un saint (ahaha, le jeu de mot pourri !) et ensuite… heu… je ne sais pas, là, tout de suite… Je ne trouve pas autre chose… mais ne vous inquiétez pas, ça ne gênera pas du tout l’histoire !Autre petite particularité, je possède un don, comme dirait ma grand-mère
Eh oui ! Nous apprenons que mon frère et ma belle-sœur nous avaient nommés tuteurs des triplés, et que la procédure d’adoption est en cours.Nous comprenons alors que nous allons nous retrouver parents à vingt ans… parents d’Ornella, de Maxens et de Mathéo.Mes parents, eux, nous ont légué leur maison en rondins (le rêve de mon père !) ainsi que les terrains, les écuries et les animaux… Tout est payé, nous n’avons aucune dette, tout est réglé.Je sais, vous allez me dire : pourquoi mes parents ont décidé de nous nommer, Gabriel et moi, propriétaires de leurs terres, et non pas Christopher et moi, puisque nous étions leurs enfants ? Eh bien… c’est parce que… heu… Christopher… peu de temps après le kidnapping de Mickaël, c’est-à-dire vers ses six ans… lors d’un cauchemar… a vu sa mort arriver.II était tellement jeune et apeuré à cause de la disparition de Mickaël qu’il a pris cette… comment dire… vision… comme un simple cauchemar, donc il n’en a pas tenu compte. Les années ont passé et
Et je me suis endormie, un peu triste parce que personne ne voulait me croire.Pendant seize ans, nous avons tout fait pour le retrouver… mais notre espoir s’est envolé au fil des années et depuis ce jour maudit, la joie a quitté notre cœur.Nous nous aimions toujours autant, mais nous sentions qu’il nous manquait quelque chose pour être entiers.Quand il fut âgé de dix-neuf ans, Christopher a rencontré Manissa, une jolie étudiante à l’université de Nîmes. Ils étaient trop mignons tous les deux, constamment en phase, sur la même longueur d’onde, jamais en désaccord. Il disait qu’elle était son âme sœur… Un jour, alors qu’ils rentraient tous les deux de l’université, Manissa est arrivée accompagnée de son frère Gabriel, âgé de dix-sept ans, mignon et gentil comme tout, et depuis treize ans, lui et moi, nous sommes des BFF (Best Friends Forever… meilleurs amis pour la vie, si vous préférez… hein, c’est dur l’anglais… non ?). Nous avons décidé de suivre des études ensemble à Nîmes, lui p
TAHITIANNA30 ans plus tard… Salut à tous !Moi, c’est Tahitianna, j’ai 30 ans et je vais vous raconter la petite histoire de ma vie afin que vous compreniez mieux le récit qui va suivre. Commençons par le début…Je suis la petite dernière d’une famille de trois enfants ; j’ai deux frères aînés qui se prénomment Mickaël et Christopher et sont âgés de quatre et deux ans de plus que moi.Depuis mon enfance, j’habite dans un petit village de la montagne ardéchoise appelé Le Lac-d’Issarlès. Avec mes parents et mes frères, nous vivions une vie fantastique… On s’aimait plus que tout, on s’amusait énormément, on prenait plaisir à organiser toutes sortes d’activités en famille, comme des randonnées, de la peinture, des jeux… on adorait rire ensemble, on représentait une famille très soudée. Jusqu’au drame…Un jour, alors que j’avais quatre ans et que nous passions l’après-midi près du lac, mes frères et moi avions décidé de jouer à chat. (Vous connaissez ? Mais si, rappelez-vous, c’est quand
LAURELINE— Cachez-vous, Vos Altesses, je vais essayer de le retenir !— Merci, Melchior, nous ne savons pas ce que nous aurions fait sans vous !— De rien, Madame, j’accomplis mon travail, rien de plus… mais, s’il vous plait, allez-vous cacher et emmenez la princesse avec vous !Melchior, notre garde du corps, nous donne notre fille et, sans plus attendre, nous détalons en direction d’une petite chaumière située au cœur du village.— Aeglon, comment allons-nous faire ? Et comment protéger Tahitianna ?— Ne t’inquiète pas, mon amour, nous allons trouver une solution, tout se passera bien. Elena prendra soin d’elle, tu sais qu’elle la considère comme sa fille.— Oui, je le sais, mais…— Aie confiance en moi… Je vais lui jeter un petit sort qui devrait la protéger jusqu’à ce qu’elle devienne une femme à part entière et une mère. En plus, il stoppera l’apparition de ses pouvoirs… Argawaen ne la retrouvera jamais, je te le promets, mon amour.Aeglon me prend dans ses bras, pose sa main su







