La femme qu'il a épousé par erreur

La femme qu'il a épousé par erreur

last updateTerakhir Diperbarui : 2026-09-28
Oleh:  Les écritsTamat
Bahasa: French
goodnovel12goodnovel
Belum ada penilaian
162Bab
3.4KDibaca
Baca
Tambahkan

Share:  

Lapor
Ringkasan
Katalog
Pindai kode untuk membaca di Aplikasi

La Femme qu’il a épousée par erreur Le soir de son mariage, Elyna Roche comprend une chose : son mari ne la regardera jamais comme une femme qu’il aime. Raphaël Valmont, magnat redouté de l’industrie financière, ne l’a épousée que pour sauver la réputation de sa famille après un scandale qui a détruit leurs deux vies. Depuis trois ans, ils vivent sous le même toit comme deux étrangers liés par un simple contrat. Mais Elyna cache un secret que personne ne connaît : avant de devenir “Madame Valmont”, elle était une prodige du design technologique ayant abandonné sa carrière par amour pour Raphaël. Quand elle découvre qu’il prépare enfin son retour auprès de son ancienne fiancée, quelque chose se brise définitivement en elle. Alors, sans prévenir, Elyna quitte le manoir Valmont et réapparaît quelques mois plus tard à la tête d’une entreprise innovante qui attire les investisseurs du monde entier. Pour la première fois, Raphaël voit sa femme autrement : brillante, froide, inaccessible… admirée par tous les hommes qu’il considérait autrefois insignifiants. Et plus il tente de la récupérer, plus Elyna s’éloigne. Jusqu’au jour où, devant la presse entière, Raphaël lui avoue enfin : — « J’ai passé des années à aimer la mauvaise personne. » Mais Elyna le regarde sans émotion avant de répondre : — « Non. Tu as simplement réalisé trop tard la valeur de celle que tu avais déjà. »

Lihat lebih banyak

Bab 1

Chapitre 1

Chapitre 1

Elyna

La soie est glacée contre ma peau. Je ne bouge pas. Mes mains sont posées sur mes genoux, sagement croisées, comme ma mère me l'a appris quand j'étais petite. Le voile est encore piqué dans mes cheveux, ces épingles qui tirent sur mon cuir chevelu depuis des heures, et que je n'ai pas osé retirer. La chambre est immense. Trop immense. Le plafond est si haut que les ombres des bougies s'y perdent, dansantes, mouvantes, comme des fantômes qui se moquent de moi en silence.

Le lit est froid. Les draps sont blancs, amidonnés, lisses comme une page qu'on n'a pas encore écrite. Le coussin à côté du mien est intact, gonflé, sans un pli. Personne n'y a posé la tête. Personne n'y a posé la main.

Je respire lentement. Je fixe la porte, cette grande porte en bois sombre aux moulures dorées, et j'attends. Le bruit de la fête s'est éteint depuis longtemps. Les invités sont partis. Les violons se sont tus, les rires se sont évaporés. Il ne reste que ce silence, lourd, épais, un silence qui s'infiltre sous les meubles et qui grimpe le long des murs. Un silence qui n'attendait que moi pour exister.

Je ne sais pas depuis combien de temps je suis assise là. Une heure, deux heures, trois heures peut-être. Le temps a coulé sans que je le sente, comme de l'eau entre des doigts trop serrés. J'ai regardé les bougies raccourcir, la cire couler lentement le long des chandeliers d'argent, formant des stalactites fragiles qui brillent dans la pénombre. J'ai regardé la lune traverser la fenêtre, lente, indifférente, souveraine.

Il n'est pas venu.

L'aube a déchiré les rideaux. Une lumière pâle, grise, presque timide, s'est glissée dans la chambre. Elle a touché le tapis, le bois du lit, mes mains toujours croisées. Elle a effleuré ma joue sans chaleur.

Je me suis levée.

Mes jambes étaient engourdies, mes pieds glacés dans mes escarpins de satin que je n'avais pas retirés. Je me suis approchée du miroir, ce grand miroir encadré de dorures qui couvre tout un pan de mur, et j'ai regardé la femme qui se tenait devant moi.

J'ai vingt-trois ans. Mes cheveux sont bruns, longs et ondulés, et ils retombent en cascade sur mes épaules depuis que les épingles commencent à céder. La coiffeuse a passé une heure à les discipliner ce matin, à les tirer, à les tresser, à les fixer. Maintenant, des mèches folles s'échappent et bouclent sur mes tempes. Mes yeux sont noisette, traversés de reflets dorés quand la lumière les frappe, mais ce matin ils sont éteints, cernés d'une nuit sans sommeil. Ma peau est claire, presque translucide aux tempes, et je rougis facilement, ce que j'ai toujours détesté. Mes pommettes sont hautes, ma bouche bien dessinée, mes sourcils épais et mobiles qui trahissent toutes mes émotions. Je suis mince sans être fragile, avec des mains fines aux doigts longs, des mains de créatrice qui sont aujourd'hui étrangement vides.

La robe est magnifique. Le corsage scintille de minuscules perles cousues une à une, formant des motifs de fleurs qui grimpent le long du bustier. La taille est serrée, marquée par un ruban de satin ivoire. La jupe s'évase en cascades de tulle et de soie, trop longue, trop lourde, un nuage qui m'emprisonne les jambes. Le voile retombe en cascade sur mes cheveux, ce voile que j'ai choisi avec tant d'espoir il y a trois mois dans la boutique de la rue Saint-Honoré.

Je ne me reconnais pas.

La femme dans le miroir est belle. Vraiment belle. Ses yeux brillent, sa bouche est rose, ses épaules sont gracieuses. Mais derrière cette beauté, il y a quelque chose de brisé. Quelque chose qui s'est fissuré pendant la nuit, sans bruit, et qui ne se réparera peut-être jamais.

J'ai levé mes mains tremblantes vers mon visage. J'ai saisi le bord du voile. Je l'ai retiré lentement, sentant chaque épingle glisser, se défaire, libérant des mèches qui sont retombées sur mes tempes. Le voile a glissé, soyeux, et s'est affaissé sur le sol à mes pieds dans un bruissement imperceptible.

Je suis restée là, debout, les bras le long du corps. Le silence est revenu, plus profond encore. Le miroir n'a rien dit. La femme dans le miroir me regardait avec des yeux trop grands, trop clairs, des yeux qui comprenaient.

C'est à cet instant précis que j'ai su. Ce mariage ne serait jamais autre chose qu'un long couloir désert. Un couloir froid, dallé de marbre, bordé de portes fermées. Et moi, j'y marcherais seule, sans jamais toucher les murs, sans jamais m'arrêter, sans jamais arriver nulle part.

Je me suis rassise au bord du lit. J'ai attendu que le jour se lève tout à fait. J'ai attendu que le monde reprenne, dehors, au-delà de ces fenêtres, au-delà de ce manoir. J'ai attendu sans savoir ce que j'attendais encore.

La poignée de la porte n'a pas tourné. Les pas dans le couloir ne sont pas venus.

Rien n'est venu.

Tampilkan Lebih Banyak
Bab Selanjutnya
Unduh

Bab terbaru

Bab Lainnya

To Readers

Bienvenue dans Goodnovel monde de fiction. Si vous aimez ce roman, ou si vous êtes un idéaliste espérant explorer un monde parfait, et que vous souhaitez également devenir un auteur de roman original en ligne pour augmenter vos revenus, vous pouvez rejoindre notre famille pour lire ou créer différents types de livres, tels que le roman d'amour, la lecture épique, le roman de loup-garou, le roman fantastique, le roman historique et ainsi de suite. Si vous êtes un lecteur, vous pouvez choisir des romans de haute qualité ici. Si vous êtes un auteur, vous pouvez obtenir plus d'inspiration des autres pour créer des œuvres plus brillantes. De plus, vos œuvres sur notre plateforme attireront plus d'attention et gagneront plus d'adimiration des lecteurs.


Tidak ada komentar
162 Bab
Jelajahi dan baca novel bagus secara gratis
Akses gratis ke berbagai novel bagus di aplikasi GoodNovel. Unduh buku yang kamu suka dan baca di mana saja & kapan saja.
Baca buku gratis di Aplikasi
Pindai kode untuk membaca di Aplikasi
DMCA.com Protection Status