Se connecterRowan Wexford est née dans la richesse, puis rejetée sans la moindre hésitation. Échangée à la naissance, elle a passé son enfance dans la pauvreté pendant que sa famille biologique élevait une étrangère à sa place. Quand la vérité éclate enfin, personne ne fait la fête : on lui colle une étiquette de prix. La famille pauvre qui l'a élevée, pour éponger une dette, la cède aux Wexford en échange de leur silence, tandis que la fille qui a pris sa place garde le nom, la maison et l'amour qui auraient dû être les siens. Elle se tait. On le lui a demandé. Puis elle découvre que son petit ami partage le lit de sa remplaçante depuis le début. Et lorsque sa propre famille juge que le silence ne suffit pas, elle décide que la « MORT » est plus sûre. Elle aurait dû se noyer cette nuit-là. Mais la mer lui offre une seconde vie : un nouveau nom, la bonté d'un pêcheur, et des jumeaux qu'elle n'attendait pas. Des années plus tard, elle rentre chez elle, icône de la mode que personne ne reconnaît, avec un passé que personne ne connaît et un plan que personne ne voit venir. Mais chez elle, ce n'est plus seulement là où se cachent ses ennemis. C'est aussi là que se trouve Blaise Kane, l'homme le plus puissant, le plus inaccessible et le plus impitoyable de New York, en ce moment même serré dans les bras d'une petite fille inconnue qui l'appelle « Papa » dans le hall d'un hôtel. Il n'était pas censé faire partie du plan. Pas plus que de tomber amoureux de la femme que tout le monde a sous-estimée deux fois.
Voir plus« Cette putain de tempête de merde. » L’homme à la cicatrice sur le front jura en luttant avec la corde de voile.
« Arrête un peu, mec. On doit juste serrer les dents. C’est pas tous les jours qu’on se fait payer pour un boulot aussi stupide… faut juste tenir bon et récupérer le fric. » Un autre homme, la peau tannée par des années passées sur l’eau, attrapa la corde à côté de lui. « Hé. Arrête de piailler. » Un troisième homme sortit de la cabine de pilotage, la barbe rêche fouettée par les embruns. « On est allés assez loin. Finissons-en, récupérons le reste de notre fric, et allons chercher un peu d’action dans le quartier. » Il éclata de rire. « T’as raison, Boss Marchetti. » L’homme à la cicatrice lâcha la corde, laissant son partenaire l’attacher seul. Boss Marchetti se caressa la barbe. « Les riches savent vraiment comment dépenser leur argent pour obtenir ce qu’ils veulent, hein. » Il regarda ses hommes autour de lui. « Bon… où est la fille ? » « Par ici, patron. » L’homme tanné poussa la femme au sol du bout de sa botte. « On dirait qu’on l’a bien assommée. » « Hmm… » Un murmure, faible et à moitié conscient, s’échappa de la femme au sol. Boss Marchetti s’accroupit, traçant un doigt le long de sa mâchoire. « Pas mal du tout. On ne nous a jamais dit qu’on ne pouvait pas y goûter. » « C’est vrai. » L’homme à la cicatrice se lécha les lèvres. « Mrs. Wexford n’a jamais rien dit à ce sujet, patron. » « Wexford… » Le mot quitta ses lèvres, à peine un murmure, ses yeux s’entrouvrant. « Oh. » L’homme tanné sourit. « On dirait qu’elle reprend connaissance, patron. » Avec une légère pause, Boss Marchetti tendit la main et lui saisit le menton. Tournant son visage vers lui. « Eh bien, bonjour, jolie fille ! » Boss Marchetti, un sourire aux lèvres, commença à faire glisser sa main sur ses omoplates. « Comment tu te sens, hein. Maintenant que tu es réveillée… Et si on s’amusait un peu, hein.Je te promets que tu vas aimer ça, hmmm… Allez, viens, hmm. » continua Boss Marchetti, ses yeux ne quittant pas son corps.
« Je veux dire, elle va mourir de toute façon. Amusons-nous un peu et ensuite on la jette dans l’océan pour qu’elle crève. » dit l’homme à la cicatrice, portant les mains vers les boutons de sa chemise. « N-non, non… Je vous en supplie. » Reprenant ses esprits, la femme regarda les hommes avec des yeux larmoyants et suppliants. « Je ferai n’importe quoi. D-de l’argent. Oui, j’ai de l’argent, je peux vous donner de l’argent. » continua-t-elle. « S’il vous… S’il vous plaît, laissez-moi partir, je pro- » PAF !! « Ferme-la, salope. » D’une gifle en plein visage, Boss Marchetti lui tint le visage, cette fois plus violemment. « Qu’est-ce qu’une moins que rien dans la famille Wexford peut bien faire, hein ? » « Je vous en prie » toujours suppliante. La femme se débattait désespérément pour se libérer des cordes qui la retenaient. Elle écouta les hommes rire de ses efforts désespérés, jusqu’à ce que l’homme à la barbe rêche lui agrippe de nouveau les bras avec force, et c’est à ce moment-là qu’elle remarqua la blessure sur son bras. Alors que le sang de la grande plaie coulait, glissant le long de son bras, elle sentait sa tête l’élancer de douleur. Ses cheveux châtains étaient en désordre, éparpillés sur tout son visage. On aurait dit qu’elle venait de survivre à un tabassage en règle. « Qu’est-ce que j’ai fait… Vous… S’il vous plaît, dites-moi ce que j’ai fait de mal, d’accord. Je- je vais changer. S’il vous plaît, laissez-moi partir. S’IL VOUS PLAÎT !! » Des sanglots se laissaient entendre, perçant le bruit du vent de tempête. Ses larmes coulaient tandis qu’elle suppliait pour un peu de pitié. De l’espoir, qui ne fut suivi que d’une série de rires bruyants. « Hahaha… Ma belle, ma belle… Personne ne viendra t’aider ou te sauver, et personne ici ne se soucie de tes pleurs. Ç- ça ne t’aidera à rien, alors arrête, et peut-être que je pourrai rendre ce moment agréable avant ta fin, hmm. » traçant ses mains sur ses jambes là où sa peau était exposée à travers sa robe déchirée, Boss Marchetti affichait un air d’excitation tandis que des pensées commençaient à germer. « Mrs. Wexford nous a dit de la jeter dans l’océan, mais qui aurait cru qu’elle reprendrait connaissance. Amusons-nous un peu, patron, et ensuite on la jette, hmm ? » dit l’homme à la cicatrice, plaçant ses mains entre ses jambes tandis qu’il se frottait l’érection à travers ses vêtements. « W- Wexford ? Qu’est-ce que vous voulez dire par Mrs. Wexford ? » se forçant à bouger, la femme essayait de comprendre pourquoi ce nom avait déjà été prononcé deux fois. « Eh… elle t’a vraiment bien arrangée, hein, dommage qu’elle t’ait voulue morte. T’aurais pu rapporter un bon prix au marché noir. » répondit l’homme à la peau tannée en souriant. « Qui ? » demanda-t-elle de nouveau, la femme leva les yeux, croisant le regard de l’homme devant elle, juste pour être sûre. Elle ne savait pas pourquoi, mais la peur de ce qu’ils pourraient dire… « Eh… c’est quoi déjà ce nom ? Je crois que je l’ai entendu à la télé » l’homme tanné se gratta la tête, essayant de se souvenir. « Briar Wexford et Mrs. Wexford » répondit Boss Marchetti en arrêtant son geste. Il se leva, mit les mains dans ses poches et lui sourit en la regardant de haut. Le bateau commença à tanguer d’un côté à l’autre à cause de la tempête. « Les gars, jetez-la par-dessus bord. La tempête reprend de plus belle. On veut pas se faire surprendre dedans. » Il s’assit sur une caisse non loin de l’endroit où il se tenait. « Bien reçu, Boss M » « Compris. » « Eh… ma belle, c’est dommage qu’on puisse pas s’amuser un peu mais… » continua l’homme à la cicatrice en tendant la main vers ses jambes. « Ferme-la et tiens-la, » lui lança sèchement Boss Marchetti. ‘Je ne peux pas- je ne peux pas. Alors c’est ça que je récolte, hein.’ pensa la femme tandis que son corps heurtait l’eau dans un grand bruit sourd, s’enfonçant dans son étreinte. Tous ses souvenirs d’avant qu’elle ne mette les pieds dans la maison des Wexford et d’après affluèrent dans sa tête. Les deux hommes la soulevèrent du sol métallique et la jetèrent par-dessus bord. Boss Marchetti se leva, sortant les mains de ses poches, et tapota l’épaule de l’un des hommes. « On bouge, les gars. » Elle ne put arrêter le flot de pensées qui accompagnait son corps immobile. Comme si elle avait déjà abandonné la vie. ‘Briar Wexford. Margaret Wexford.’ ‘Je viendrai vous chercher, même une fois devenue fantôme.’ Elle ferma les yeux. Acceptant son destin. « Je ne veux pas mourir »Edmund ne répondit pas.Il resta simplement planté là, le pouce suspendu au-dessus de l'écran, la sonnerie emplissant le silence entre eux. La ride au coin de son œil tressaillait ; le troisième homme le plus riche de tout New York avait un visage comme s'il était sur le point de perdre son sang-froid.‘Franchement, à quel point la situation doit-elle être grave pour qu'un homme aussi âgé et digne que lui puisse devenir aussi en colère ? Il a littéralement gardé un visage stoïque depuis qu'elle a ouvert les yeux, et maintenant ça. J'suis pas préparée pour cette merde. Je veux juste rentrer chez moi et peut-être piquer un petit somme avant de retourner au boulot….. Attends, le boulot ! Merde… vu l'heure qu'il est déjà, je parie que je vais me faire virer. Hah… quelle semaine de merde.'Les pensées de Rowan continuaient de défiler alors qu'elle était convaincue d'avoir perdu un autre emploi cette semaine, et ce même après ce qu'elle avait vu la veille.« ...Je vous l'ai déjà dit. Je ref
« Euh… monsieur… le test, je veux dire les résultats montrent que... D'après les résultats, c'est une correspondance. Une probabilité de 99,9 % d'une relation grand-parent-petit-enfant. »Toute la pièce devint froide, silencieuse.« Qu'entendez-vous par résultats ? » demanda calmement le président Wexford en posant sa canne contre le fauteuil où il était assis, confus, regardant le médecin comme s'il lui disait des yeux « vous feriez mieux de choisir vos prochains mots avec soin ».« Euh… Eh bien monsieur… » s'éclaircissant la voix comme s'il s'apprêtait à révéler un secret qui pourrait mettre fin à sa carrière telle qu'il la connaissait. « Vu le traumatisme et la perte de sang, nous avons effectué un bilan complet… numération globulaire, groupage sanguin… »« Vous n'êtes pas en train de vous moquer de moi, Kyle ? Ce n'est pas ce que je vous ai demandé. Épargnez-moi votre jargon médical et dites-le-moi clairement. » Coupant la parole au médecin, le président Wexford saisit sa canne et
‘Je n’arrive pas à croire qu’ils aient vraiment voulu me faire tuer. Ces putains de…’« Yo… Rowan ! »Les pensées de Rowan furent interrompues quand elle entendit Quinn crier son nom.« J’arrive ! » Elle se releva de sa position accroupie après avoir déposé la dernière botte de foin au sol pour que les chevaux mangent. Elle en tapota un sur la tête et courut vers la porte pour rejoindre le petit cottage.« Hé, t’étais où ? » demanda Quinn, qu’elle croisa en chemin, et elles se passèrent un bras autour des épaules, marchant côte à côte.« Ho… J’étais juste en train de nourrir les chevaux. Grand-père nous cherche ? » demanda-t-elle en tenant la main de Quinn.Cela faisait sept mois qu’elle avait été sauvée et recueillie ici. Elle avait commencé l’université quelque temps auparavant, à son troisième mois sur place, à la Parsons School of Design de New York, grâce à une bourse offerte par l’un des vieux habitants de la ville, qui avait des contacts là-bas. Vous voyez le genre… l’ami d’un
« Bon. Commençons par quelque chose de simple. C’est quoi ton nom ? »« Rowan. Rowan Wexford » La femme répondit enfin, la voix enrouée.« Ah, donc tu te souviens de ton nom, hein… C’est déjà ça. Au moins elle fait pas comme dans toutes ces séries que je regarde. Tu sais… euh… ces gens qui ont un accident et qui oublient qui ils sont et tout ça. »Quinn continua, se mettant à raconter une situation qu’elle avait vue dans une série. « Comment ça s’appelle déjà, chez les médecins ?… J’ai le mot sur le bout de la langue. »« Espèce d’idiote. Pourquoi tu parles autant ? Tu déranges cette pauvre enfant. Mon Dieu ! ! » dit le vieux Pat en assénant une grosse tape à l’arrière de l’épaule droite de Quinn.« Aïe ! ! Pourquoi tu me frappes ? Bon sang, tu sais pas que ça fait mal ? Merde ! ! » Quinn se tint le bras, feignant la douleur, et s’éloigna du vieil homme pour aller dans l’autre coin de la pièce.« Merde ! » jura Quinn en se frottant l’épaule.« Ferme-la. Surveille ton langage, sale gam






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