Masuk Jenkins regardait son collègue d'un air compatissant, mais qui disait en même temps qu'il ne voudrait pour rien au monde se retrouver à sa place. L'histoire de l'instructeur Maze était presque pitoyable. Une relation interdite au sein de l'Académie de la Meute noire... cela faisait longtemps. Il avait voulu, pour mieux expliquer la situation au Directeur adjoint Sinbad, que Maze lui raconte tout ce qui s'était passé... même les détails croustillants. Elise avait 15 ans et était toute petite, 160 cm, mais avec des formes féminines précoces pour son âge. C'était sa dernière année de formation à l'Académie, et chaque cours de TCR - Taïchi et Combat Rapproché - du jeudi après-midi avait pris une importance qu'elle n'osait avouer à personne. L'Instructeur Maze avait trente ans. Grand, 190 cm. Instructeur depuis sept ans à l'Académie de la Meute Noire, il était celui qui restait après les cours pour aider ceux qui avaient plus de difficulté et s'entraînent pour se ratt
Phoebe resta seule un moment après le départ de Karaba. La porte se referma, le verrou claqua, et le silence revint. La flamme bleue de la cheminée ne crépitait plus que pour elle. Elle posa la plume. Le parchemin scellé était sec. Elle le poussa du doigt, sans le regarder. Elle se dit qu’elle n’avait pas visité ses propriétés depuis fort longtemps. Des propriétés. Des entrepôts. Des caves creusées sous la glace de Yanillern, la capitale de Mafia. Des endroits qui n’apparaissaient sur aucune carte officielle de la meute. Des endroits où elle faisait fructifier ses activités illégales, voire criminelles. Pas les mines. Les mines étaient légales, contrôlées, taxées. Ça, c’était pour la façade. Pour le Haut-Conseil. Pour Wade. Non. Elle pensait aux maisons de fourrure qui ne déclaraient pas leurs gains. Aux comptoirs où l’on échangeait du diamant brut contre des jolies femmes et des armes sans sceau. Aux tunnels de contrebande que seuls ses Deltas connaissaient, tracées sous la
La plume de Phoebe raclait le parchemin. L’encre noire s’étalait, fine, tranchante comme ses décisions. Dehors, l’aurore teintait la glace de vert et d’or. Dedans, la flamme bleue ne chauffait pas, mais elle éclairait chaque veine de diamant incrustée dans la table d’os de ver de givre. Elle écrivait au Haut-Conseil. Pas de supplications. Des chiffres. Des routes. Des conséquences. Un coup discret à la porte. « Entrez. » Un garde de grade moyen poussa la porte. Il n’était ni jeune ni vieux. Juste discret. L’un de ceux qui savent se faire oublier. Il entra sur la pointe des pieds, comme si le sol pouvait le trahir. Son armure de fourrure de phoque craquait à peine. Il s’inclina, le front presque contre le sol. « Reine, » dit-il, la voix basse. « Pardon de vous interrompre. Vous avez un visiteur. » Phoebe ne leva pas les yeux tout de suite. Elle posa la plume, aligna le parchemin, sécha l’encre d’un geste. « Qui ? » demanda-t-elle. « Une certaine Karaba, » dit
La flamme bleue de la cheminée crachait des ombres sur les murs de glace. Phoebe était seule dans la salle d’audience privée. Ping venait de partir pour Stone Town. Le silence était revenu, lourd, tranchant. Elle posa la main sur la table en pierre de quartz. Le froid monta dans ses doigts. Et le froid ramena le froid. Elle se rappela son enfance. Le palais n’était pas encore le sien. Il appartenait à son père, le Roi Lycan Lear. Un loup immense, les épaules comme des rochers, les cheveux argentés, la barbe blanche taillée court, des yeux gris qui ne pliaient jamais. On disait de lui qu’il avait acquis la Mine Blanche à mains nues. On disait vrai. Sa mère s’appelait Yselle. Une princesse Lycane de Ryder, offerte en mariage quand Phoebe n’était qu’un nom dans les contrats. Un mariage d’intérêt. Tout le monde le savait. Surtout eux. Le soir, dans la grande salle, les festins étaient bruyants. Les Deltas riaient, les Lambdas servaient, les Cetas chantaien
Elle chevauchait férocement le guerrier couché en-dessous d'elle, leurs sueurs se mêlant intimement. Elle se tenait au-dessus du guerrier, l’intensité de l’instant suspendant le temps. Leurs respirations se répondaient, lourdes, brûlantes, comme si l’air même entre eux devenait trop dense. Ni l’un ni l’autre ne détournaient le regard. La colère, le défi, le désir brut s’entrechoquaient en silence. Le guerrier, couché, ne bougeait pas, mais chaque muscle de son corps répondait à sa présence. Elle, implacable, ne lui laissait aucun répit, comme si elle voulait le briser autant qu’elle voulait le posséder. Les gémissements de plaisir entre eux étaient plus bruyants que n’importe quelle concert musical. Elle ne cédait rien. Lui ne pliait pas non plus. Leurs regards restaient accrochés, comme deux lames qui cherchent la faille de l’autre. Le guerrier, allongé sous elle, gardait le contrôle de son souffle, noyé dans son plaisir. Chaque inspiration était mesurée, comme s’il comptait
Un climat surnaturel qui sculpte la beauté et la mort. Une faune rude mais généreuse. Des mines qui font de chaque loup un pacha, et des Alphas des rois richissimes. Des igloos luxueux où le feu réchauffe agréablement. Des fourrures qui sont des œuvres d’art. Des fêtes et orgies sexuelles sans fin où personne ne s’ennuie. La meute de Véga était l'une des meutes les plus fortunées de toutes. Mais leur île, Mafia, était un paradoxe vivant. L’île où tout est possible. Où tout est permis. C'etait une vie très confortable. Les loups de Mafia ne connaissent pas la faim, le froid, l’ennui. Ils rient, ils aiment, ils dansent et font l'amour sous les aurores. Mais ce confort avait un prix. La liberté des corps sans respect des corps. La richesse sans justice. Le pouvoir sans loi. Des Alphas qui règnent par la peur, une reine qui règne par le sang, des réseaux mafieux qui tiennent l’île comme une chaîne. Et où, sous la lumière bleue des aurores, les diamants brillent auta







