LOGINPoint de vue de Lancelot
Je ne dirais pas que ma nuit fut des plus paisibles, car mes pensées étaient tellement tournées vers Brielle et Rick que le lendemain matin, je me suis précipité vers le réfectoire.
Dans les camps sans tentes, c'était là que l'on prenait le petit-déjeuner et que les amis pouvaient se retrouver.
L'école avait loué un grand chalet e
Point de vue de Lancelot« Es-tu seulement digne de succéder à ton père à la tête de la meute ? »C’est ce que l’Alpha de la Meute du Croissant m’a lancé au visage.Pendant deux heures, cet homme arrogant avait remis en question mes capacités à diriger, proféré des remarques irrespectueuses sur mon âge et m’avait rappelé que la Meute de Silverstone traversait une période difficile.Comme si je ne le savais pas déjà !Pour couronner le tout, il avait tenté de me refiler sa fille aînée, insinuant que l’épouser renforcerait ma position de futur Alpha.J’étais tellement furieux que j’ai failli lui donner un coup de poing.« Fais avec », ai-je marmonné en sortant de la voiture et en regardant autour de moi, m’attendant à voir Rafe m’attendre.Il n’était pas là, mais mon assistant subalterne se tenait près de l’entrée, l’air nerveux.Mon humeur s’est immédiatement dégradée.« Jeune Alpha ! » a-t-il crié en se précipitant vers moi. « Bienvenue, monsieur. J'ai une affaire urgente à vous signa
Point de vue de BrielleNe voulant déranger personne ni demander de l'aide à des camarades qui me détestaient déjà, je me suis discrètement retournée et me suis dirigée droit vers la bibliothèque de l'académie.La bibliothèque était immense, avec de hauts plafonds, de longues rangées d'étagères en bois sombre et de hautes fenêtres laissant filtrer une douce lumière d'après-midi.Un silence complet y régnait, hormis le bruissement occasionnel des feuilles de papier que l'on tournait.Je me suis dirigée vers le fond du bâtiment, jusqu'à mon bureau, situé dans un coin.Arrivée à ma table, je me suis arrêtée net. Au centre, trônait une pile bien ordonnée de manuels et de cahiers.Sur le dessus, une petite feuille de papier blanc pliée. J'ai jeté un coup d'œil prudent et nerveux autour de moi, mais les tables alentour étaient vides.J'ai tendu la main et ramassé la feuille, la dépliant lentement. À l'intérieur, un court message écrit d'une main soignée et précise :« Mets-toi à jour ».Je f
Point de vue de BrielleJe me suis réveillée en sursaut, le cœur battant la chamade.J'avais l'impression que mon corps était en feu.La sueur me collait aux cheveux, et une chaleur terrible me brûlait la peau.En moi, mon loup gémissait doucement.« Âme sœur… » La voix dans ma tête était faible, mais si claire.Mon loup appelait Lancelot, cherchant désespérément son contact pour apaiser la fièvre qui nous consumait.J'ai forcé mes yeux à s'ouvrir et j'ai regardé autour de moi dans la petite chambre d'hôpital faiblement éclairée.Elle était complètement vide.Personne n'était assis sur la chaise près de la porte et personne ne se tenait près du lit.Il n'y avait que le goutte-à-goutte discret de l'eau dans le couloir et une légère odeur de vieux médicaments.La déception m'a envahie tandis que je me laissais retomber sur l'oreiller dur, en expirant faiblement.« Bien sûr qu'il n'y avait personne. » « À quoi m’attendais-je ? » me suis-je dit intérieurement avec un sourire moqueur.Un pr
Point de vue de LancelotLes jours suivants furent un véritable cauchemar.Partout où j'allais, Ria et son père m'attendaient. J'avais l'impression qu'ils me tendaient des pièges à chaque coin de rue.Dès que je m'aventurais dans le couloir, son père était là, prêt à me parler des votes du conseil.Si j'essayais de prendre l'air dans la cour, Ria apparaissait comme par magie, vêtue d'une robe éclatante, me proposant un dîner.Ils organisaient des rendez-vous arrangés sous couvert de réunions professionnelles et se faisaient croiser « par hasard » tous les jours.J'étais à deux doigts de perdre patience et de leur crier dessus. Pour couronner le tout, Rafe m'en voulait toujours.D'habitude, il intervenait, inventait un mensonge et m'éloignait de Ria avant même qu'elle ait pu ouvrir la bouche.Mais là ?Il se contentait de me regarder de loin, les bras croisés, ignorant superbement mes appels à l'aide silencieux. Il voulait me faire souffrir et j'étais trop têtu pour m'excuser. Plus ta
Point de vue de LancelotUn silence de mort s'installa dans le bureau après l'entrée de Rafe. Il ne dit pas un mot tout de suite.Il resta planté là, près de l'entrée, la mâchoire crispée, impassible.Ses yeux étaient sombres, voilés d'un mélange dangereux d'épuisement et de fureur froide que je lui avais rarement vue.Ma poitrine se serra instantanément.Je posai la plume que je tenais, l'observant attentivement traverser la pièce.« Comment va-t-elle ? » demandai-je.La question m'échappa avant même que je puisse m'en empêcher, avec une urgence que je n'aurais pas voulu laisser paraître.Rafe s'arrêta devant mon bureau.Il ne s'assit pas, ne se pencha pas sur le dossier de sa chaise comme à son habitude.Il resta là, me dominant de toute sa hauteur, le regard si froid qu'il me glaça le sang. « Si son état vous tient tant à cœur, commença Rafe d'une voix terriblement calme, pourquoi n'allez-vous pas vérifier par vous-même ? »Je clignai des yeux, déstabilisé par son ton hostile. « R
Point de vue de Brielle« Non », dit-il d'un ton sec. « Absolument pas. » Il me fixa comme si j'avais perdu la raison.« Rafe, s'il te plaît », suppliai-je d'une voix à peine audible. « Je veux juste le voir. »« Tu sais à quel point cette pièce est gardée », dit-il en secouant la tête et en faisant un pas vers moi. « Lancelot a renforcé la sécurité après la dernière tentative. Personne n'entre sans son autorisation expresse, et surtout pas toi. »Je serrai plus fort le chambranle de la porte, essayant de calmer mes jambes tremblantes. « Je ne veux pas causer de problèmes », implorai-je.Rafe laissa échapper un soupir rauque et passa une main dans ses cheveux. « Tu ne peux pas, Brielle. »« Il faut vraiment que je m'excuse auprès de lui », dis-je, les larmes brouillant à nouveau ma vue. « Je dois lui dire en face. Même s'il ne peut pas m'entendre. Je dois lui dire combien je regrette ce qui s'est passé cette nuit-là. Je dois lui faire comprendre que je n'ai jamais voulu de tout ça. »







