Beranda / Romance / MARIÉE À MON EX,LE MAGNAT DE LONDRE / CHAPITRE 108 — LE FILS DE PERSONNE

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CHAPITRE 108 — LE FILS DE PERSONNE

Penulis: Dledition
last update Tanggal publikasi: 2026-11-03 23:29:21

— Nathaniel

Elle m'attend dans le bureau, debout devant la cheminée, et je vois dans son regard qu'elle a préparé ses mots. Moi aussi, j'ai préparé les miens, mais ils se sont envolés quelque part entre le premier étage et le rez-de-chaussée. Ses cheveux sont tirés en arrière, sans une mèche qui dépasse, et cette coiffure sévère lui donne un air de deuil.

— Assieds-toi.

— Je préfère rester debout.

— Comme tu veux.

Je ferme la porte derrière moi, je m'adosse au bois, et je la regarde. Elle est p
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    — NathanielJe le vois. Enfin. Pour de vrai. Pas en le croisant dans un hall, pas en lui serrant la main comme à un étranger. Là, dans cette chambre, avec le soleil de l'après-midi qui traverse les petits carreaux, je vois mon fils.Et mon fils me voit.Il est derrière Arabella, sa tête dépasse à peine de son épaule, et il me regarde avec des yeux immenses. Des yeux bruns, dorés au centre, avec des cils longs. Mes yeux. J'ai vu ces yeux dans un miroir, toute ma vie, et je les vois maintenant dans le visage d'un enfant de treize ans.— Bonjour, William.Ma voix est bizarre. Elle tremble. Je ne me souviens pas de la dernière fois où ma voix a tremblé.Il ne répond pas. Il regarde Arabella, il lui parle à l'oreille, et Arabella hoche la tête, elle lui dit quelque chose, et il la regarde de nouveau, et il regarde moi.— Bonjour.Sa voix est petite. Une voix de garçon qui n'a pas encore mué. Une voix qui pourrait être celle de n'importe quel enfa

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    — Arabella Il me réveille à six heures du matin. Les rideaux sont encore tirés, la chambre est grise, et il est assis au bord du lit, habillé, sa valise à ses pieds. Je ne l'ai pas entendu entrer. Je ne l'ai pas entendu dormir. Je ne sais pas s'il a dormi. — On part aujourd'hui. Je me redresse, les draps collés à ma peau, la bouche pâteuse. — Quoi ? — William. Il est à Édimbourg, chez la nourrice. Tu m'as dit qu'elle s'appelait Mrs. MacLeod. Tu m'as dit qu'elle habitait une maison sur une colline, derrière l'église. On part aujourd'hui. — Nathaniel, écoute-moi… — Non. C'est toi qui vas m'écouter. Une fois. Une seule fois. J'ai attendu. J'ai attendu hier soir, j'ai attendu toute la nuit, j'ai attendu en regardant le plafond et en me répétant que tu avais tes raisons. Mais ce matin, je me suis levé, et j'ai compris que je ne pouvais pas attendre une heure de plus. Pas une heure. Je veux voir mon fils

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    — NathanielElle est par terre. Par terre, dans son couloir, avec sa robe remontée et ses mains ouvertes, et je devrais m'agenouiller, la relever, la prendre dans mes bras, mais je n'y arrive pas. Mes jambes ne veulent pas. Mes mains ne veulent pas. Tout mon corps est une seule chose dure, une seule chose qui crie sans bruit.William est mon fils.Les mots tournent dans ma tête comme des chevaux dans un manège. William est mon fils. Le gamin aux cheveux bruns, le gamin qui m'a regardé avec ses yeux méfiants, le gamin qui m'a dit « merci pour le thé, monsieur » avec une voix polie et fêlée, c'est mon fils.— Quand ?Ma voix ne ressemble plus à ma voix. Elle vient de loin, d'un endroit que je ne connaissais pas.— Quand est-ce arrivé ?Elle lève les yeux. Ses yeux sont rouges, ses cils collés, mais elle me répond, et c'est déjà un miracle.— Il y a quatorze ans. L'été où je donnais des leçons à la fille des Ashby. Brighton. Il y avait une fête

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