Je pleure pour Nathaniel. Pour l'homme qu'il était, l'homme qui riait avec moi dans les bibliothèques de Cambridge, l'homme qui me serrait contre lui comme si j'allais disparaître, l'homme qui me regardait avec des yeux pleins d'amour et de promesses. Je pleure pour l'homme qu'il est devenu, l'homme froid, l'homme cruel, l'homme impitoyable, l'homme qui me traite comme une chose, comme un objet, comme une moins que rien.Je pleure parce que je suis seule. Parce que je suis piégée. Parce que je n'ai plus rien.Je reste là, recroquevillée sur le lit, pendant ce qui me semble une éternité, les sanglots me secouent, me brisent, me vident, et je ne sais pas combien de temps passe, une heure peut-être, deux heures peut-être, le soleil décline derrière les rideaux, teintant la chambre d'une lumière orangée, une lumière douce qui contraste avec la violence de mes émotions, une lumière qui me rappelle que le temps passe, que le monde continue de tourner, que la vie ne s'arrête pas pour moi.Qu
Última atualização : 2026-09-10 Ler mais